Zarco: "Continuer à y croire"

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Zarco: "Continuer à y croire"
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Vainqueur au Japon il y a deux semaines, Johann Zarco n'a pas encore abdiqué dans la course au titre de champion du monde 125cc. Relégué à 31 longueurs du leader Nicolas Terol, l'Avignonnais a toujours son mot à dire à trois courses de la fin de la saison, même s'il refuse de calculer à la veille du Grand Prix d'Australie. "Il faut aller de l'avant", martèle celui dont l'avenir s'inscrit déjà dans la catégorie supérieure.

Vainqueur au Japon il y a deux semaines, Johann Zarco n'a pas encore abdiqué dans la course au titre de champion du monde 125cc. Relégué à 31 longueurs du leader Nicolas Terol, l'Avignonnais a toujours son mot à dire à trois courses de la fin de la saison, même s'il refuse de calculer à la veille du Grand Prix d'Australie. "Il faut aller de l'avant", martèle celui dont l'avenir s'inscrit déjà dans la catégorie supérieure. Johann, vous avez obtenu au Japon la victoire après laquelle vous couriez depuis le début de saison. Cela change-t-il quelque chose pour vous ? A vrai dire, je n'ai pas ressenti de grand changement. Mon objectif reste le même. Je suis en Australie pour gagner. J'y travaille avec Laurent (Fellon, son manager, ndlr) et toute l'équipe. Le but est de trouver comment aller le plus vite possible, c'est la meilleure façon de préparer un Grand Prix. Après, si cette victoire peut m'apporter plus de confiance, c'est bien. Je ne m'attends pas à piloter différemment parce que j'ai remporté cette course au Japon. Vous êtes donc de ceux qui font abstraction du contexte et des enjeux avant de courir un Grand Prix... Oui, complètement. Ça permet d'être concentré et fort dès le début, sur chacune des séances. C'est aussi un moyen de mettre la pression sur les adversaires et de garder un état d'esprit conquérant. Il est possible que Nicolas Terol doute mais je dois rester concentré sur moi-même et sur ma propre course. Tout en continuant à viser le titre mondial ? Oui, il faut continuer à y croire jusqu'au bout. Sans faire de calculs mais en le gardant à l'esprit. Je pense que ça peut jouer en ma faveur. Mon objectif, c'est d'être compétitif sur chaque course pour garder mes chances de titre. On verra bien à l'arrivée. "La Catalogne ? Ça ne me hante pas" L'Australie, la Malaisie et enfin Valence. Est-ce un programme qui vous convient ? Ce sont des rendez-vous toujours très intenses. En Australie, on peut faire quelque chose de bien. En Malaisie, moi j'y crois mais Laurent pense que ça va être difficile. Il faudra voir les conditions, toujours éprouvantes là-bas. Et à Valence, les Espagnols seront très motivés, la concurrence sera rude. Pensez-vous encore à ces Grands Prix de Catalogne et de Saint-Marin qui vous ont coûté cher cette saison ? Non, ça ne me hante pas. Ce sont plutôt les autres qui me le rappellent. J'ai peut-être perdu des points sur ces Grands Prix mais pour moi, c'est du passé. Il faut aller de l'avant ! Vous êtes déjà fixé sur votre avenir. C'est aussi un poids en moins pour bien finir le championnat... C'est vrai. Laurent s'est occupé de tout ça et aujourd'hui je peux courir l'esprit libéré. On a souhaité s'y prendre à l'avance pour montrer tout notre investissement et notre sérieux. C'est aussi une garantie pour tous ceux qui nous aident. Ça prouve qu'on n'attend pas le dernier moment pour faire les choses. "En Moto3, on partait dans l'inconnu" Pourquoi avoir opté pour le Moto2 ? Parce qu'on ne sait pas ce que va donner le Moto3... Et c'est la suite logique de notre travail. On sait qu'on peut être performant dans cette catégorie car la 125cc est une bonne école en termes d'agressivité et de finesse dans le pilotage. En Moto3, on partait dans l'inconnu et il y avait trop de risques liés à la machine. On aurait pu se retrouver dans une équipe en difficultés et j'aurais perdu tout mon crédit. Vous étiez en contacts avancés avec Tech3. Pourquoi avoir privilégié le team JiR ? Les Italiens de JiR ont été très carrés. Ils nous ont toujours envoyé les propositions en temps et en heure et se sont montrés réguliers et cohérents dans leur démarche. Avec Tech3, il y a eu des contacts effectivement mais pas de manière continue. D'autres ont pris le relais et se sont montrés convaincants. Avec Tech3, vous aviez le MotoGP en perspective. Votre objectif à terme, non ? Oui, comme tout pilote. Si je peux faire aussi bien en Moto2 que cette saison, en me battant régulièrement pour la victoire, ce sera la prochaine étape. Je dois d'abord faire mes preuves dans cette catégorie intermédiaire. Mais c'est sûr que je compte progresser au plus vite. C'est notre stratégie, ne jamais s'éterniser...