Y a un Brême ?

  • A
  • A
Y a un Brême ?
Partagez sur :

Relégué dans la seconde partie de tableau, le Werder Brême peine à se faire une place cette saison en Bundesliga. A l'heure de se rendre sur la pelouse du Borussia Dortmund, ce week-end, dans le cadre de la 16e levée, les hommes de Thomas Schaaf affichent néanmoins un regain de forme sensible, illustré par une victoire probante sur l'Inter Milan mardi en Ligue des champions. A confirmer.

Relégué dans la seconde partie de tableau, le Werder Brême peine à se faire une place cette saison en Bundesliga. A l'heure de se rendre sur la pelouse du Borussia Dortmund, ce week-end, dans le cadre de la 16e levée, les hommes de Thomas Schaaf affichent néanmoins un regain de forme sensible, illustré par une victoire probante sur l'Inter Milan mardi en Ligue des champions. A confirmer. C'est bien simple, depuis l'arrivée du tandem Klaus Allofs-Thomas Schaaf aux commandes du club en 1999, jamais le Werder Brême n'avait traversé si mauvaise passe. Même en 2008-2009, lors de la saison cauchemar qui avait vu les champions d'Allemagne 2004 terminer au 10e rang. Dixièmes après 15 journées, les pensionnaires du Weserstadion n'ont guère signé que cinq victoires en championnat, littéralement balayés par des formations comme Hoffenheim (4-1), Hanovre (4-1), Stuttgart (6-0) ou encore Schalke 04 (4-0). Une dernière raclée qui, conjuguée à une rouste européenne essuyée devant Tottenham (3-0), a néanmoins eu le mérite de réveiller les Claudio Pizarro et consorts. Depuis lors en effet, les Brémois n'ont plus encaissé le moindre but. Que ce soit face à Sankt Pauli (3-0) ou Wolfsburg (0-0) en championnat et contre l'Inter, cette semaine, en Ligue des champions. A cette occasion, le Werder, déjà écarté de la scène continentale, a sans doute réalisé sa prestation la plus aboutie de la saison, vainqueur 3-0 de Nerazzurri en plein doute. "Nous avons regagné beaucoup de confiance aujourd'hui. A nous maintenant de reproduire ce genre de prestations", dixit l'Autrichien Marko Arnautovic à l'issue de la rencontre. Une analyse à chaud partagée par Thomas Schaaf: "On voulait montrer du beau jeu et afficher de la confiance, il y a eu de bons signes ce soir. C'était important que les joueurs sentent que les choses avancent. On veut continuer à jouer comme on l'a fait ce soir." Un manque à gagner qui pèse Plus facile à dire qu'à faire, bien évidemment, quand la prochaine échéance est incarnée par le leader actuel de la Bundesliga. Un Borussia Dortmund intouchable du haut de ses 14 matches sans revers, pour 13 succès dont six consécutifs - série en cours. "Il nous reste encore deux matches cette année pour faire nos preuves, poursuit l'entraîneur brémois. C'est bien qu'on aille chez le leader en confiance. Dortmund nous demandera bien plus d'efforts que l'Inter ce soir." Et Marko Arnautovic de conclure dans la perspective du choc: "Nous devons prouver nos qualités en Bundesliga !" Bien décidés à profiter des deux actes à venir pour recoller autant que faire se peut aux places d'honneur avant la trêve hivernale, les partenaires de Tim Wiese, repoussés à 10 unités déjà du podium et surclassés par des Borussen distants de 21 longueurs, se doivent surtout de redresser la barre pour limiter la casse. L'élimination prématurée de la coupe d'Europe a considérablement impacté les caisses d'un Werder qui doit par ailleurs s'acquitter d'une facture de 76 millions d'euros pour la rénovation de son Weserstadion. "Nous étions reconnus comme une bonne équipe mais cette année, on n'a pas été au niveau", déplore le directeur sportif Klaus Allofs, tout en précisant que son club ne fera pas de folie durant le mercato. "On va travailler sur un ou deux dossiers, mais nous serons raisonnables. On regarde plutôt du côté des joueurs libres." Pour sûr, Brême ne peut se contenter de sa position actuelle et va sans doute devoir réagir à la table des négociations. D'autant que le départ de Mesut Özil n'a jamais été pallié et que la blessure de Naldo handicape grandement le collectif de Thomas Schaaf.