Y a-t-il un "Galthié" dans la salle ?

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Y a-t-il un "Galthié" dans la salle ?
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Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. A l'amorce des matches couperet, la question du leadereship au sein du groupe se pose : existe-t-il, au-delà du capitaine, un taulier capable de prendre les choses en mains dans cette équipe de France ? Papé attend le haka des Tonga et Parra affiche le meilleur pourcentage de réussite au pied de la compétition. Enfin, Lièvremont donne des nouvelles de Trinh-Duc...

Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. A l'amorce des matches couperet, la question du leadereship au sein du groupe se pose : existe-t-il, au-delà du capitaine, un taulier capable de prendre les choses en mains dans cette équipe de France ? Papé attend le haka des Tonga et Parra affiche le meilleur pourcentage de réussite au pied de la compétition. Enfin, Lièvremont donne des nouvelles de Trinh-Duc... Cela fait partie de la grande histoire du XV de France en Coupe du monde. 1999 : les Bleus pataugent au cours d'un premier tour sans éclat, ni confiance et abordent les phases finales la peur au ventre, sans grande conviction, peinant à adhérer au discours des coachs, Jean-Claude Skrela et Pierre Villepreux, qui prônent un jeu ambitieux et complet. Cela vous rappelle quelque chose... A l'époque, l'irruption en cours d'un compétition d'un Fabien Galthié, plus charismatique que jamais, au sein du groupe tricolore, avait permis de fédérer tout un groupe qui, enfin capable de se libérer dans le sillage du demi de mêlée, atteindra la finale, perdue face à l'Australie. Le parallèle paraît, jusqu'à un certain point, évident aujourd'hui entre cette épopée si singulière des Bleus de l'époque et celle d'une équipe de France qui se retrouve aujourd'hui en Nouvelle-Zélande, à la croisée des chemins. Même impression d'un groupe sans âme, même défiance à l'égard d'un staff et surtout d'un sélectionneur, placé en première ligne, et mêmes difficultés à assumer ses hautes ambitions dans la compétition. A l'approche de ce premier match couperet face aux Tonga, tous les joueurs l'admettent: les voilà placés face à leurs responsabilités. De là à imaginer une prise de pouvoir des joueurs ? Il y a un pas que beaucoup se garde bien de franchir, à l'image d'un Luc Ducalcon, qui manque encore évidemment de légitimité dans ce groupe: "Ce n'est pas dans notre mentalité, avoue le pilier castrais. On suit les coachs, on applique ce qu'il nous demande. C'est notre métier, mais tout n'est pas figé, c'est à nous aussi de prendre nos responsabilités sur le terrain et de faire les choix tactiques, ou pas. Mais dans un premier temps, il y a toujours la ligne fixée par les coachs, sinon, ça ne sert plus à rien." Papé: "C'est une Coupe du monde, elle nous appartient " Mais quels sont les vrais leaders de cette équipe de France que l'on dit souvent manquer de caractère et qui, selon l'expression consacrée, "vit bien ensemble..." Un peu trop bien peut-être... Fabien Barcella désigne les tauliers attendus: "Titi, c'est le capitaine, c'est lui le leader du groupe, avec Aurélien, tous les deux se dégagent depuis le début de la compétition de par leur position de capitaine (Rougerie a porté le brassard face au Canada, ndlr) [...] ils ont permis de tirer le groupe vers le haut. Après, il y a des leaders de jeu, la charnière surtout, Dimitri (Yachvili), Morgan (Parra), François (Trinh-Duc) et même Jean-Marc (Doussain), qui vient d'arriver et qui s'engage beaucoup dans le jeu. Mais les véritables leaders en dehors du terrain, ce sont clairement Titi et Aurélien. Ce sont eux qui prennent le plus la parole, qui échangent le plus avec les coachs." Ont-ils l'aura nécessaire pour bousculer à la fois leurs coéquipiers et éventuellement le staff, si celui venait à faire fausse route ? On cherche les éventuels autres candidats à ce rôle de détonateur... Encensés par leur coach, Julien Bonnaire et Pascal Papé prennent clairement une autre épaisseur au cours de ce Mondial. "C'est à nous de nous adapter, on peut nous donner plein de choses, c'est à nous de les appliquer", souligne Bonnaire, plus déterminé que jamais à prendre ses responsabilités. "Ce sont les joueurs qui sont sur le terrain, embraye Papé. C'est une Coupe du monde, elle nous appartient et on commence à rentrer vraiment dans une période charnière ; inconsciemment, chacun prend plus de responsabilités sur soi et par rapport au groupe pour prendre les choses en mains. On sait ce qui nous attend, on sait où on veut aller, il n'y a pas besoin de nous le dire. [...] On sent que le groupe se resserre vraiment sur lui-même." Et le Parisien de lâcher comme une prise de témoins, sinon programmée, du moins désirée, entre le groupe et son staff: "Marc (Lièvremont) a été beaucoup en première ligne, mais c'est parce que vous l'avez bien voulu. C'est peut-être aussi pour nous protéger à un certain moment." Aux Bleus maintenant de montrer leur vraie nature... Mais aussi: Papé : un haka version grand huit On se souvient que plutôt échaudé la semaine dernière par les critiques de la presse néo-zélandaise au sujet de l'équipe de France B alignée face aux All Blacks, Pascal Papé avait qualifié le haka néo-zélandais d'"opération de com'". Cette semaine, à nouveau titulaire pour affronter les Tonga, le deuxième ligne parisien avoue attendre avec plus d'impatience le haka des joueurs de l'île du Pacifique: "C'est la première fois que je joue les Tonga, avoue Papé. Leur haka est différent et je vais l'aborder avec beaucoup de respect. Je vais prendre quelques photos (rires). Mais je ne veux surtout pas sortir de ma concentration. C'est sûr que depuis une tribune, c'est impressionnant, mais on est tellement obnubilés par notre performance... Le premier, c'est sensationnel, c'est comme quand tu fais le grand huit pour la première fois, la deuxième fois, ça n'est pas pareil." Parra, fine gâchette Tandis que les buteurs des autres nations peinent à régler la mire et se plaignent de la qualité du ballon utilisé dans cette Coupe du monde, l'exercice du but est au moins un secteur où les Bleus sont performants. Forts du très bon travail accompli au côté de Gonzalo Quesada, Dimitri Yachvili, comme Morgan Parra, affichent d'excellentes statistiques depuis le coup d'envoi de la compétition, à l'image du Clermontois, qui peut sa targuer d'être le buteur le plus efficace de ce Mondial avec un taux de 90 % de réussite, qui lui permet de devancer le Sud-Africain Morne Steyn (85 %), suivi du All Black Dan Carter et du Roumain Iomote Dmofte (67%). Un statut que Parra pourrait conserver, lui qui délaisse désormais en tant qu'ouvreur la charge de buteur à Yachvili. Quoi de neuf, Doc' ? Dispensé mardi, mais de retour jeudi à l'entraînement, François Trinh-Duc tiendra sa place sur le banc de l'équipe de France samedi, au Westpac Stadium de Wellington, face aux Tonga. Toute la semaine, l'état de santé de l'ouvreur tricolore, victime d'une violente manchette à la tête de la part de Sonny Bill Williams lors de son essai inscrit face aux All Blacks, aura posé question, presqu'autant que sa nouvelle mise à l'écart au profit de Morgan Parra. Vendredi, Marc Lièvremont a donné des nouvelles fraîches du Montpelliérain, totalement rassuré: "Il avait bien récupéré, mais on a souhaité lui faire passer des examens, explique le sélectionneur, il a consulté l'un des neurologues les plus réputés d'Auckland, il a passé une IRM et ces examens cliniques et radiologiques ont été tout à fait satisfaisants. Donc il a repris l'entraînement de manière tout à fait normale." JEUDI: Ils ont sali Bonnaire