Wozniacki a bluffé son monde

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Wozniacki a bluffé son monde
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Quelques jours après l'accident abracadabrantesque de Julien Benneteau, Caroline Wozniacki a enrichi la rubrique des blessures improbables en expliquant dimanche la genèse de son écorchure à la jambe. Une version avec un kangourou (!) inventée de toutes pièces pour animer une conférence de presse trop convenue. Et les journalistes ont tous mordu à l'hameçon...

Quelques jours après l'accident abracadabrantesque de Julien Benneteau, Caroline Wozniacki a enrichi la rubrique des blessures improbables en expliquant dimanche la genèse de son écorchure à la jambe. Une version avec un kangourou (!) inventée de toutes pièces pour animer une conférence de presse trop convenue. Et les journalistes ont tous mordu à l'hameçon... Elle ne nous avait pas vraiment habitué aux blagues les plus potaches. Numéro un mondiale depuis la fin de saison dernière, Caroline Wozniacki est, depuis cet avènement, la cible des journalistes qui lui reprochent de ne pas avoir gagné un seul Grand Chelem dans sa courte carrière. D'autant que les observateurs trouvent les conférences de presse de la Danoise toutes aussi vides que son palmarès dans les tournois majeurs. Un tort que la jolie blonde a tenté de conjurer à Melbourne en inventant une histoire improbable pour expliquer la présence de points de suture sur sa jambe. Sitôt sa victoire expéditive contre la Letonne Anastasija Sevastova, en huitièmes de finale, Wozniacki a tenu à faire les questions et les réponses sur les mystères de sa personnalité. Accrochez-vous ! "Il y a plein de choses excitantes qui me sont arrivées, mais je ne peux pas toutes les dévoiler sans quoi je ne ferais pas bonne figure", expliqua-t-elle en salle de presse. L'autre jour, je suis allée au parc et j'ai vu un kangourou. Je pensais qu'il n'était pas bien et lorsque j'ai voulu l'aider, il m'a griffée. C'est pour cela que je porte un bandage à mon tibia. J'ai beau avoir fait de la boxe, je me suis enfuie comme une lâche ! On ne m'y reprendra plus"... Une histoire à dormir debout qui a néanmoins eu son petit effet sur les journalistes présents en Australie puisque ces derniers se sont précipités sur leurs ordinateurs pour relater l'information. Même les plus grands noms, comme les agences AP et Reuters, prirent au premier degré l'anecdote amusante de la Danoise. Embarrassée par tout ce ramdam, la numéro un mondial dut alors faire demi-tour pour revenir sur ses propos : "Je suis désolée si j'ai causé des désagréments à certaines personnes. J'ai raconté cette histoire parce que je trouvais que cela passait mieux. En fait, j'ai trébuché sur un tapis de course. Vous savez, je suis une blonde..." Au moins autant que les journalistes présents sur place...