Worley, l'ambition en plus

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Worley, l'ambition en plus
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Au lendemain d'un titre dans l'épreuve par équipes des championnats du monde de Garmisch-Partenkirchen, Tessa Worley s'attaque au slalom géant, son épreuve fétiche. Lauréate de 3 Géants cette saison et en tête de la Coupe du monde de la spécialité, la skieuse du Grand-Bornand débarque avec un statut de favorite pour le titre de championne du monde. Une pression qui ne semble guère l'émouvoir...

Au lendemain d'un titre dans l'épreuve par équipes des championnats du monde de Garmisch-Partenkirchen, Tessa Worley s'attaque au slalom géant, son épreuve fétiche. Lauréate de 3 Géants cette saison et en tête de la Coupe du monde de la spécialité, la skieuse du Grand-Bornand débarque avec un statut de favorite pour le titre de championne du monde. Une pression qui ne semble guère l'émouvoir... La « Puce » a tout à gagner à Garmisch ! Avec déjà l'or de l'épreuve par équipes autour du coup, Tessa Worley a pu emmagasiner de précieuses informations sur la neige de la Kandahar, ce qui représente une donnée non négligeable avant d'aborder son réel objectif des championnats du monde avec une envie débordante. Il faut dire que le début de saison canon a de quoi la conforter dans des certitudes dont elle aurait rêvé avant le début de la saison. Worley, qui promettait de la régularité, a franchi plusieurs paliers à la fois pour devenir la référence en géant grâce à des succès à Aspen, Saint-Moritz puis Semmering. Rien que ça. Forcément, le regard de la concurrence a changé. Et le sien aussi. "J'ai gagné trois fois cette saison, c'est vrai, mais je reste sur une mauvaise dixième place que j'ai prise comme une piqûre de rappel. Sur une course d'un jour comme aux championnats du monde, il n'y a plus de dossard rouge, on part toutes à égalité. C'est vrai, j'ai l'avantage d'avoir montré cette année que je pouvais skier très vite, mais aujourd'hui on rebat les cartes, à moi de jouer les bonnes", analyse-t-elle dans les colonnes de La Croix. Sans pression à Garmisch Un propos logique que l'on pourrait compléter car si elle a effectivement terminé à la 10e place à Arber-Zwiesel début février, elle n'a en fait manqué qu'une manche puisqu'elle avait bouclé le premier tracé à la 2e place. A la limite, tant qu'à en manquer une, il valait mieux que ce soit celle-là... Voilà pour la petite touche d'attention sans vraie conséquence qui va lui permettre d'aborder cette course avec l'envie, la concentration et surtout la confiance nécessaire à toute grosse performance. Et pour ce qui est de la pression, Worley l'évacue d'un revers de main : "Pas question de me mettre la pression comme aux Jeux de Vancouver où j'étais tétanisée par l'enjeu dans la deuxième manche." Avec le dossard 3 sur les épaules, elle sera rapidement fixée sur son sort et devrait pouvoir servir de référence à toute l'équipe de France : Anémone Marmottan, Taïna Barioz ou encore Anne-Sophie Barthet. Car cette saison, Worley n'est pas seule. Marmottan, également titrée en team event mercredi, tourne autour du podium avec notamment une 4e place à Arber-Zwiesel. Voilà de quoi offrir une émulation positive pour un groupe technique tricolore qui vit très bien ensemble et qui, malgré la très grosse concurrence, devrait avoir son mot à dire.