Woodside: "La défense nous fait gagner"

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Woodside: "La défense nous fait gagner"
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Meilleure défense du championnat et en embuscade au pied du podium, Gravelines reçoit une équipe mancelle à la peine samedi soir lors de la 13e journée de Pro A. L'occasion pour le troisième meilleur marqueur du championnat Ben Woodside et ses coéquipiers de confirmer leur victoire à Paris et de se rapprocher de la tête du classement. Un meneur américain qui "pense toujours" à la NBA, après deux Summer Leagues consécutives.

Meilleure défense du championnat et en embuscade au pied du podium, Gravelines reçoit une équipe mancelle à la peine samedi soir lors de la 13e journée de Pro A. L'occasion pour le troisième meilleur marqueur du championnat Ben Woodside et ses coéquipiers de confirmer leur victoire à Paris et de se rapprocher de la tête du classement. Un meneur américain qui "pense toujours" à la NBA, après deux Summer Leagues consécutives. Ben, quel bilan tirez-vous de cette première moitié de saison où, après 12 journées de Pro A, Gravelines continue à jouer les premiers rôles ? Nous nous débrouillons vraiment bien et on s'est trouvé en tant qu'équipe, même s'il reste bien évidemment encore beaucoup de choses à améliorer. Après, bien sûr, on va se battre dur et jusqu'au bout pour essayer de décrocher le titre de champion, mais c'est également l'objectif de beaucoup d'équipes. On va faire du mieux possible et on verra bien ce qui arrive. Avant de l'emporter 77-65 à Paris dimanche, vous restiez sur deux revers consécutifs, à Chalon-sur-Saône (80-70) et face à Roanne (74-80). Comment expliquez-vous notamment ces largesses défensives, alors que vous êtes l'équipe du championnat de France qui encaisse le moins de points ? A Paris, on a fait la différence dans le quatrième quart-temps grâce à notre défense. On a alors réussi à couper les lignes de passes et à faire des interceptions qui nous ont permis de mettre beaucoup de points en contre-attaque et de prendre le large. A Chalon-sur-Saône, notre défense a été terrible en première mi-temps, ce qui nous a fait beaucoup de mal, comme contre Roanne. On est une équipe défensive et on ne peut pas encaisser 80 points comme on a pu le faire lors de ces deux matches. C'est clairement la défense qui nous fait gagner et on doit continuer dans cette voie-là, comme on a pu le faire contre Paris. Vous recevez samedi soir une équipe du Mans qui n'a remporté que deux de ses neuf derniers matches et qui pointe actuellement au 14e rang. A quoi vous attendez-vous ? Ça reste une grande équipe, avec un grand coach. Ils ont beaucoup d'options qui peuvent leur permettre de l'emporter. Il ne faut pas oublier qu'ils ont atteint la dernière finale de Pro A. On ne peut de toute façon pas trop se fier au bilan d'une équipe avant de l'affronter, et ce quel que soit leur rang. Ils savent comment faire pour gagner des matches. On va donc devoir répondre présent et être agressif. Et j'espère que ce sera un gros match. Vous avez peut-être le secteur intérieur le plus impressionnant du championnat puisque Dounia Issa et plus récemment Saer Sene ont rejoints Cyril Akpomedah dans votre raquette. Que pouvez-nous dire sur eux ? Saer et Dounia ont terminé la saison dernière à la première et à la deuxième place du classement des meilleurs rebondeurs de Pro A, et ils apportent clairement une vraie présence dans la raquette. Dounia est vraiment un joueur incroyable, il est très important sur et en dehors du terrain. Saer, c'est pareil. Il est arrivé récemment mais sa présence se fait déjà ressentir. Il est doté d'un physique impressionnant, c'est un grand rebondeur, un grand contreur et il connaît très bien le basket. Avec Saer, Dounia et Cyril, on a donc trois gros travailleurs en dessous qui nous apportent beaucoup. On est heureux de pouvoir compter sur ces gars-là. "Une bonne expérience de jouer en Summer League avec les Warriors" Personnellement vous êtes en progression constante au niveau de vos statistiques puisque vous êtres aujourd'hui troisième meilleur marqueur (17,25 points de moyenne) et cinquième meilleur passeur (5,67 passes) de Pro A... L'an dernier, c'était ma première saison donc tout était nouveau pour moi. Je suis maintenant dans ma deuxième année, j'ai pu analyser la manière de jouer, assimiler le style européen et acquérir de l'expérience, ce qui me permet aujourd'hui d'être plus à l'aise. J'ai personnellement un style de jeu résolument agressif et en ce moment ça tourne en ma faveur. Mais en ce qui concerne mes statistiques personnelles, je ne m'en préoccupe pas vraiment. Tout ce que je veux c'est faire gagner l'équipe, en espérant qu'elle soit la plus performante possible. Vous avez tenté votre chance en Summer League lors de deux derniers étés, avant de vous engager à nouveau pour une saison avec Gravelines. La NBA constitue-t-elle toujours un objectif particulier pour vous ? Je suis satisfait de ma situation. J'ai un boulot, je joue en France et tout se passe bien, que ce soit avec mes coéquipiers ou dans la vie de tous les jours, et en plus on a vraiment des fans chaleureux devant qui on prend du plaisir à jouer. Après, quand on grandit aux USA et qu'on joue au basket, le but ultime est forcément d'évoluer un jour en NBA. Ça a d'ailleurs été une bonne expérience de jouer en Summer League avec les Warriors, j'ai eu plus de temps de jeu et en puis j'ai bien joué quand on m'en a donné l'opportunité. Maintenant on va voir ce que le futur nous réserve, mais j'y pense toujours... Vous évoquiez les chaleureux supporters gravelinois, parvenez-vous à échanger avec eux en français, voire en ch'ti ? Non, pas toujours (Rires) ! J'essaye d'apprendre le français et, même si c'est dur, j'arrive à m'exprimer un peu en employant quelques phrases et expressions. Sinon je corresponds beaucoup avec les fans, notamment via mon blog (http://benwoodside.blogspot.com/), où je donne des nouvelles et évoque notamment l'évolution de notre équipe. Au départ, je le faisais pour les gens qui me connaissent aux Etats-Unis mais de plus en plus de Français y vont. Donc voilà, je leur, et vous, souhaite à tous "une bonne année" (en français dans le texte, ndlr) !