Woods veut finir en beauté

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Woods veut finir en beauté
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Vainqueur récemment du Buick Open et du Bridgestone Invitational, Tiger Woods se présente comme le grand favori de l'USPGA, le dernier Grand Chelem de l'année. Reste à savoir si le n°1 mondial a digéré sa déconvenue du British Open...

Vainqueur récemment du Buick Open et du Bridgestone Invitational, Tiger Woods se présente comme le grand favori de l'USPGA, le dernier Grand Chelem de l'année. Reste à savoir si le n°1 mondial a digéré sa déconvenue du British Open...Gagner est-elle la meilleure préparation pour remporter un tournoi du Grand Chelem ? Tiger Woods commence à se poser la question. Lui qui s'était imposé à Bay Hill avant de prendre la sixième place du Masters d'Augusta, puis avait ajouté le Memorial Tournament à sa collection de trophées avant d'échouer au sixième rang de l'US Open et avait enfin raté le cut du British Open alors qu'il sortait d'une nouvelle victoire dans le Maryland, se présente aujourd'hui au départ de l'USPGA avec deux titres de plus à son palmarès : le Buick Open et le Bridgestone Invitational conquis à une semaine d'intervalle. Fort de ses 69e et 70e succès sur le circuit américain, à trois titres désormais de Jack Nicklaus et à douze longueurs de Sam Snead, le n°1 mondial est le grand favori de cette quatrième levée du Grand Chelem. Reste à savoir si le Tigre aura digéré ses deux titres, victoires qui pompent autant d'énergie qu'elles offrent en confiance, pour décrocher enfin un Majeur cette année et ne pas vivre une saison vierge comme en 2003 et 2004, période de sa carrière où il refaçonnait son swing. Comme s'il voulait prouver que cet enchaînement ne lui fait pas peur, l'Américain était sur le practice à 6 heures du matin lundi pour taper ses premières balles dans le Minnesota, soit moins de treize heures après avoir gagné le Bridgestone Invitational disputé à... 1300 kilomètres de là ! Un duel avec Harrington ?Sur un parcours qu'il apprécie pour avoir terminé deuxième ici-même de l'USPGA en 2002 à un coup de Rich Beem, Woods connaît la musique : s'égarer le moins possible des fairways et trouver la bonne vitesse au putting. Deux ingrédients qu'il n'a jamais réussi à réunir sur quatre jours lors des précédentes levées du Grand Chelem, son compteur restant bloqué à 14 Majeurs. Jusqu'en 2010 ?Aussi impressionnante soit-elle statistiquement, sa dernière victoire n'a pas entièrement convaincu, le Tigre s'abandonnant encore à des sautes d'humeur et de concentration. Padraig Harrington, tenant du titre et témoin privilégié du dernier tour de l'Américain dans l'Ohio, a longtemps cru pouvoir en profiter. Et s'il a craqué le premier dimanche dernier, l'Irlandais, qui partagera la partie de l'Américain lors des deux premiers tours, compte bien pousser le Tigre dans ses retranchements. Stewart Cink, lauréat du British Open, Steve Stricker, dauphin de Woods sur le circuit américain, Lee Westwood, toujours placé jamais gagnant cette année, Phil Mickelson, de retour après avoir quitté le chevet de sa femme malade, espèrent en faire autant.