Woods entre ombre et lumière

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Woods entre ombre et lumière
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Pour la première fois depuis bien longtemps Tiger Woods a donné l'impression à Augusta de pouvoir gagner. Mais, après s'être hissé en tête à mi-journée, l'ancien n°1 mondial a finalement échoué au quatrième rang du Masters, comme l'année dernière... Le compteur de l'Américain reste désespérément bloqué à 14 Majeurs. Mais le prochain est peut-être pour bientôt.

Pour la première fois depuis bien longtemps Tiger Woods a donné l'impression à Augusta de pouvoir gagner. Mais, après s'être hissé en tête à mi-journée, l'ancien n°1 mondial a finalement échoué au quatrième rang du Masters, comme l'année dernière... Le compteur de l'Américain reste désespérément bloqué à 14 Majeurs. Mais le prochain est peut-être pour bientôt. Ian Poulter n'a donc pas toujours raison, comme s'en amusait Tiger Woods à la veille du tournoi. Contrairement à ce qu'avait prédit l'Anglais, ce dernier a terminé dans le Top 5 du Masters, à la quatrième place pour être exact, à quatre coups du vainqueur, le Sud-Africain Charl Schwartzel. Mieux, l'ancien n°1 mondial a donné l'impression dimanche de pouvoir gagner. Beaucoup en doutaient encore samedi soir. Des sceptiques que l'intéressé, relégué à sept coups du Nord-Irlandais Rory McIlroy au soir du troisième tour, a retournés à la faveur d'une charge dont il avait perdu l'habitude sur les neuf premiers trous du dernier tour. Soudain, le temps de quelques minutes, Woods est réapparu là, dans son jardin d'Augusta, en tête d'un Majeur. Tout aussi solide dans son jeu long que sur les greens, Tiger était redevenu le Tigre, ce golfeur capable d'enquiller les birdies, de faire chavirer les foules et de faire trembler ses concurrents, à l'image du « petit » McIlroy, liquéfié par la pression. Une image qui ne sera resté qu'un cliché. De petits ratés en occasions gâchées, notamment sur les greens 12 et 15, l'Américain n'a pas tenu ce rythme d'enfer. "J'aurais dû ramener un -3 ou un -4 facile au retour mais je n'ai joué que dans le par", regrettait-il. 17 mois sans victoire Sa carte de 67 (-5) ne tiendra pas devant le 66 (-6) de Schwartzel, auteur de quatre birdies sur les quatre derniers trous, comme une nouvelle preuve, s'il en fallait une, que Woods ne fait plus peur. Pire, le n°4 mondial semble avoir perdu cet instinct de tueur, lui qui au faîte de sa domination n'aurait pas raté ces deux ou trois petits putts qui auraient pu faire la différence. Las, s'il a donné l'impression de pouvoir gagner une cinquième veste, il est resté trop court, comme à chaque fois qu'il a attaqué un dernier tour de Majeur dans la position du chasseur. Toujours à la recherche d'une victoire depuis 17 mois désormais, Woods enchaîne là un 11e tournoi du Grand Chelem sans succès, son compteur restant désespérément bloqué à 14 Majeurs, à quatre unités du record de Jack Nicklaus qui reste son objectif. "Tout ce qui compte aujourd'hui, c'est que je suis de retour. Nous verrons ce qui se passera", a simplement balayé l'Américain. "J'ai vraiment bien tapé toute la semaine. Je pense que c'est évident que j'ai fait des progrès. Je me sens suffisamment bien pour fixer une cible et l'atteindre. Et j'ai bien putté par moments", a-t-il ajouté pour défendre son bilan. Un bilan contrasté, comme son attitude sur et en dehors des fairways, l'intéressé montrant régulièrement des signes d'agacement, irritation qu'il a eu du mal à cacher devant la presse. A choisir, celui qui avait fait l'année dernière, à la veille de son retour à Augusta, le voeu pieux de devenir un meilleur homme a peut-être progressé plus vite en tant que golfeur depuis un an. Si ce n'est pas encore validé par une victoire, Woods semble bel et bien sur le chemin du retour. Pour le meilleur et pour le pire.