Wilkinson, le frère ennemi

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Wilkinson, le frère ennemi
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RUGBY - Toulon compte sur Jonny Wilkinson pour faire la différence face aux Saracens, dans le cadre du Challenge Européen.

Auteur d'un bon début de saison, le Rugby Club Toulonnais affronte les Saracens jeudi dans le cadre du challenge Européen. Face aux Anglais, les Varois comptent sur leur star britannique Jonny Wilkinson pour faire la différence.Dans sa traditionnelle tribune du Times, à laquelle il reste fidèle malgré son exil français, Jonny Wilkinson dressait la semaine dernière un premier bilan après un premier tiers de Top 14, cette "expérience fascinante", comme il n'hésite pas à le dire, et se félicitait d'être enfin épargné par les blessures sous les couleurs d'un RCT, où il avoue vivre "sa meilleure série de matches" depuis la Coupe du monde 2003. "Cela faisait des années que je n'avais pas joué au rugby dans la continuité. Mais depuis le début de la saison avec Toulon, j'ai enfin pu aligner une série de matches", s'enthousiasme l'ouvreur anglais. "Sur neuf matches de championnat, j'en ai disputé sept, j'ai été laissé au repos une fois et suis rentré en jeu en cours de match une autre. Si vous ajoutez les deux matches d'avant-saison et la rencontre de Challenge européen (vendredi) contre Castres, cela me fait passer la barre des dix". Le XV de la Rose en ligne de mireEmporté par cette joie de pouvoir redevenir un joueur à part entière, "Wilko" ne savait sans doute pas encore à l'heure de rédiger ces lignes que Philippe Saint-André choisirait de le laisser au repos pour les retrouvailles avec le CO sur le front de l'Europe, lors de la première journée du Challenge européen. Une absence qui n'empêcha pas, une semaine après une courte défaite (21-19) en championnat dans le Tarn, le RC Toulon de prendre sa revanche sur la pelouse de Pierre-Antoine, face au Castres Olympique, dominé (33-17) devant son public. Des Varois qui, dans une configuration remaniée à 95%, ont su surmonter une entame difficile, marquée par deux essais concédés à Tekori et McIntyre et un retard de 11 points (14-3), grâce à la botte de Sébastien Fauqué, auteur de 12 points, et au doublé de Luke Rooney. Preuve qu'il y a aussi une vie à Toulon sans "Wilko". Il en faudra toutefois plus pour calmer l'ardeur du champion du monde. "Depuis la Coupe du monde 2003, je crois que ma meilleure série, cela a été six en 2004", évoquant ainsi en filigrane son épouvantable série de pépins physiques, qui aujourd'hui lui fait aborder chaque entraînement "comme si c'était le dernier.". "On me demande pourquoi je reste en forme, alors que ce n'était pas le cas auparavant. Personne n'a de réponse certaine. Mais la chance joue une grosse part. Cela aide d'être dans une équipe qui fonctionne bien." De quoi aborder plein d'ambition un match face à des Saracens, leaders de la Premiership outre Manche, face auxquels Wilkinson se verrait sans doute bien, à la veille des test-matches de l'automne, sortir un de ses gros matches dont il a le secret.