Welbeck, l'ombre de Rooney

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Welbeck, l'ombre de Rooney
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Souvent remplaçant de Wayne Rooney à Manchester United, Danny Welbeck rêve de le suppléer également en équipe d'Angleterre, avec qui Rooney est suspendu pour les trois premiers matches de l'Euro. Une aubaine à saisir pour le jeune Welbeck, dont Alex Ferguson ne cesse de vanter les mérites et qui pourrait bien débuter samedi en amical face à l'Espagne.

Souvent remplaçant de Wayne Rooney à Manchester United, Danny Welbeck rêve de le suppléer également en équipe d'Angleterre, avec qui Rooney est suspendu pour les trois premiers matches de l'Euro. Une aubaine à saisir pour le jeune Welbeck, dont Alex Ferguson ne cesse de vanter les mérites et qui pourrait bien débuter samedi en amical face à l'Espagne. "J'ai un rêve", écrivait Michel Houellebecq au début du siècle. Son homophone d'outre-Manche, Danny Welbeck, accomplit lui le sien depuis le début de saison, notamment depuis qu'il a ouvert son compteur-buts sous le maillot de son club formateur, face à Tottenham à la fin du mois d'août (3-0). "Il n'y a pas de sentiment plus agréable pour un « kid » de Manchester que de marquer un but pour United", se réjouissait-il ainsi, sourire jusqu'aux oreilles, après avoir inscrit le premier de ses cinq buts dans ce nouvel exercice. Un exercice qui l'a vu revenir dans sa ville natale après un court exil du côté de Sunderland qu'il ne risque pas d'oublier de sitôt. "J'étais encore un enfant quand je suis arrivé à Sunderland et j'en suis reparti en homme, a-t-il récemment confié au Sun. J'avais alors 19 ans, j'en suis revenu à 20, plus mûr physiquement et mentalement." Une évolution qui a poussé Alex Ferguson à faire rapidement revenir au bercail l'enfant des quartiers sud de Manchester, au club depuis l'âge de 9 ans. "Danny a toujours eu un talent incroyable, mais on devait être patient avec lui, notamment au niveau physique, car il a grandi très vite et il était dégingandé, raconte Sir Alex. Mais aujourd'hui, c'est un gars puissant et costaud, qui a autant de talent que n'importe lequel des attaquants anglais." De là à remplacer son coéquipier en club et en sélection Wayne Rooney, suspendu pour les trois premiers matches de l'Euro en raison d'un vilain coup de pied assené au Monténégrin Miodrag Dzudovic, à la tête de l'attaque des Three Lions, il n'y a qu'un pas, que "Fergie" n'hésite pas franchir allégrement. "Je pense vraiment qu'il est prêt pour ça, poursuit-il. Il est presque certain d'avoir sa chance maintenant. Il est confiant, intelligent et a les capacités techniques. Il est très sûr de lui et je n'ai donc pas envie que Fabio Capello soit trop doux avec lui." Sans pour autant appliquer la technique du sèche-cheveux ou hair dryer treatment chère à l'illustre entraîneur mancunien et qui consiste à hurler sur son joueur à quelques millimètres de son visage, on ne doute pas que le technicien transalpin saura trouver les mots pour motiver son nouveau poulain, bien parti, en l'absence de Rooney, pour jouer samedi un match de prestige face à l'Espagne à Wembley. D'autant plus qu'avec Darren Bent, Daniel Sturridge ou encore Bobby Zamora comme concurrents directs, le "petit" Welbeck a une belle carte à jouer. Encore faut-il savoir la saisir.