Week-end galère pour Hamilton

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Week-end galère pour Hamilton
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Une pénalité en qualifications, une neuvième place sur la grille, un arrêt au stand raté, deux accrochages et encore une pénalité en course: le Grand Prix de Monaco a été difficile pour Lewis Hamilton. Le champion du monde 2008 termine finalement sixième, malgré une nouvelle pénalité infligée après la course.

Une pénalité en qualifications, une neuvième place sur la grille, un arrêt au stand raté, deux accrochages et encore une pénalité en course: le Grand Prix de Monaco a été difficile pour Lewis Hamilton. Le champion du monde 2008 termine finalement sixième, malgré une nouvelle pénalité infligée après la course. Jusqu'aux qualifications, tout allait bien. Très rapide pendant les séances d'essais libres, Lewis Hamilton rêvait de jouer la pole position. Mais l'accident de Sergio Perez samedi après-midi est une malchance pour le pilote anglais, qui ne peut pas sortir au bon moment et doit se contenter du septième chrono. Pire, son meilleur temps lui est retiré pour avoir court-circuité une chicane, ce qui lui vaut d'être relégué sur la neuvième place de grille. McLaren voulait économiser un train de pneus, ça lui a coûté cher. Au départ de la course, la situation ne s'arrange pas. Hamilton se fait griller la politesse par Michael Schumacher. Il doit attendre le dixième tour pour trouver l'ouverture: son dépassement au freinage de Sainte-Dévote lui vaut les applaudissements du stand McLaren. Désormais neuvième, il ne tarde pas à rattraper le groupe Rosberg, Massa, Maldonado et Petrov, en lutte pour la cinquième place. Hamilton n'a pas le choix, il doit tenter de passer. Mais le Russe résiste. Plutôt que de rester bloqué, le champion du monde 2008 anticipe son premier arrêt et rentre aux stands au 22e passage. Les pneus pas prêts Là, surprise: son équipe ne l'attendait pas et n'est pas prête! L'immobilisation dure donc 9"7 (contre environ 4" normalement). Lorsque Hamilton retrouve la piste, il est treizième. Et une fois de plus, il lui faut lutter. Cette fois, c'est Felipe Massa qui est devant lui. L'Anglais se montre pressant dans les roues du Brésilien, qui résiste pendant huit tours. Ce n'est que dans la 34e boucle que le pilote McLaren peut porter une attaque. La MP4-26 tente de s'infiltrer par l'intérieur de l'épingle de la Gare. Les deux monoplaces se touchent, les débris volent. A la sortie du virage suivant, celui du Portier, Hamilton se porte à la hauteur de Massa à l'accélération. Relégué sur la trajectoire extérieure, le Brésilien tape le rail dans le tunnel et abandonne. L'affaire aurait pu en rester là si les commissaires sportifs n'avaient pas décidé une pénalité "drive trough" (traversée des stands à vitesse limitée sans s'arrêter), exécutée au 43e tour. Paul Di Resta avait été sanctionné pour le même genre d'incident (avec Alguersuari) seize boucles auparavant. Accrochage à cinq tours de l'arrivée Hamilton était sur une stratégie à deux arrêts (la pénalité est le troisième). Il effectue donc son second changement de pneus au 49e tour. Vingt boucles plus tard, après avoir mis (sans succès) la pression sur Maldonado, il réussit à dépasser Petrov avant le Bureau de tabac. Au virage suivant, à la Piscine, Sutil est en perdition avec ses pneus. Hamilton se fait endommager son aileron arrière dans le carambolage qui cause l'abandon du Russe et vaut l'interruption de la course au drapeau rouge, le temps que les secours s'occupent du pilote Lotus Renault, qui ne souffrirait de rien de grave. Lorsque la course redémarre finalement, il ne reste que cinq tours. A peine la voiture de sécurité rentrée aux stands, Hamilton tente de déborder Maldonado au freinage de Sainte-Dévote. Une attaque impossible. La Williams du Vénézuélien termine dans le rail. A l'arrivée, le pilote McLaren est sixième, ce qui lui vaut de conserver sa deuxième place au championnat, devant Mark Webber. Mais les commissaires sportifs ont annoncé une enquête et lui ont finalement infligé une nouvelle pénalité de 20 secondes qui ne change rien à son classement mais a eu le don de grandement l'irriter. Il estime en effet ne pas avoir été en tort ni dans un cas ni dans l'autre. C'est son avis...