Webber veut sortir de l'ombre

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Webber veut sortir de l'ombre
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Mark Webber arrive avec ambition à Silverstone, un de es tracés préférés. L'Australien, qui souffre de la comparaison avec un coéquipier raflant tout, rêve de battre une nouvelle fois Vettel sur le circuit britannique, un an après une victoire sous tension. Un rebond lui permettrait de rendre davantage plausible un retour au championnat aujourd'hui bien illusoire.

Mark Webber arrive avec ambition à Silverstone, un de es tracés préférés. L'Australien, qui souffre de la comparaison avec un coéquipier raflant tout, rêve de battre une nouvelle fois Vettel sur le circuit britannique, un an après une victoire sous tension. Un rebond lui permettrait de rendre davantage plausible un retour au championnat aujourd'hui bien illusoire. Dur, dur d'être le coéquipier de Sebastian Vettel en cette saison 2011 ! La F1 est un monde cruel où vos performances sont automatiquement comparées à celles de votre partenaire d'écurie, le seul à avoir, en principe, la garantie de disposer du même matériel que vous. Forcément, quand votre "meilleur ennemi" peut afficher six victoires et sept pole positions en huit courses disputées, votre place n'est pas des plus agréables. C'est pourtant ce que vit sans broncher Mark Webber depuis l'entame à Melbourne en avril dernier. Silverstone, situé à quelques kilomètres de l'usine Red Bull de Milton Keynes, arrive donc au meilleur moment pour espérer reprendre l'ascendant en accrochant une première victoire cette saison après deux troisièmes places consécutives à Montréal puis Valence. D'autant que l'ancien pilote Williams, deuxième à 77 points, adore ce tracé. "Mark a d'excellentes références à Silverstone. Il y a toujours été très, très rapide. Il y a été rapide en F3, il y a gagné en Formule 3000 en 2000 et y a, bien sûr, remporté le Grand Prix l'an dernier. C'est un circuit qu'il aime et qui lui convient très bien", note le patron de Red Bull, Christian Horner. Un an après, il est l'indiscutable... numéro 2 ! Le team manager de Red Bull ne peut en effet oublier ce succès, paradoxalement l'un de ses souvenirs les plus douloureux au sein de l'équipe autrichienne. Arrivé avec un nouvel aileron avant, sans toutefois disposer de réserve en cas de sortie de piste. Vettel ayant cassé le sien en essais libres, l'Allemand avait récupéré celui destiné à Webber à la fureur de ce dernier qui avait pris ce geste comme un affront alors que le championnat était loin d'être joué. Agressif comme jamais, bouillant au départ, Webber s'était imposé le dimanche, non sans délivrer le message suivant à la radio une fois la ligne franchie (donc aux oreilles de tous les téléspectateurs) : "Pas mal pour un numéro 2". Un an plus tard, malgré ses efforts et espoirs déçus de titre en 2010, Webber est clairement devenu le numéro 2, comme l'indique le museau de sa RB7. Et l'intéressé a remisé au placard les petites phrases, contraint de jouer profil bas dans l'espoir d'une prolongation de son bail, le tout pour le dernier gros contrat de sa carrière, à 34 ans passés. Mais l'appétit demeure, ravivé par le challenge de découvrir un tout nouveau tracé. Après avoir modifié l'ancien secteur numéro 3 de son circuit, le British Racing Drivers Club, propriétaire et promoteur du British Grand Prix, a lancé de gigantesques travaux avec la construction d'un nouveau complexe de stands entre les virages Club et Abbey, à l'opposé de celui, traditionnel, comprenant son célèbre départ en légère courbe à droite. "Il y a eu un sacré travail de fait là-bas durant les dernières saisons, comprenant le nouveau complexe des stands qui est superbe, se satisfait Webber sur le site de Red Bull. Comme démontré ces dernières saisons, les caractéristiques du circuit nous conviennent plutôt bien. Les essais nous montreront si cela est encore le cas cette année". Sans le fameux diffuseur soufflé, atout de Red Bull désormais interdit, et avec une zone de DRS largement diminuée, le challenge s'annonce corsé, qui plus est face à des McLaren revanchardes. Comme si faire descendre l'ogre Vettel de son piédestal n'était déjà pas suffisamment compliqué !