Voeckler: "Rien à redire"

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Voeckler: "Rien à redire"
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Dépossédé de son titre de champion de France par Sylvain Chavanel, Thomas Voeckler a dû se contenter de la troisième place dimanche sur le circuit de Boulogne-sur-Mer. Un résultat frustrant pour le leader d'Europcar, qui regrette le marquage qu'il a subi, mais n'oublie pas de rendre hommage au vainqueur du jour, qui était bien le plus fort.

Dépossédé de son titre de champion de France par Sylvain Chavanel, Thomas Voeckler a dû se contenter de la troisième place dimanche sur le circuit de Boulogne-sur-Mer. Un résultat frustrant pour le leader d'Europcar, qui regrette le marquage qu'il a subi, mais n'oublie pas de rendre hommage au vainqueur du jour, qui était bien le plus fort. Quel est votre sentiment après cette troisième place ? Il n'y a que la première place qui compte. Avec Anthony (Roux, deuxième de l'épreuve) on a eu la même impression de revenir devant pour rien. Deuxième ou troisième ça ne veut rien dire. La seule chose qui pouvait être importante, c'était de finir le travail collectif. Dans ce sens-là, on a été présent, on est pas passé à côté. On ne courrait pas pour faire deuxième, mais si on finissait deuxième en ayant tout fait pour gagner, il n'y aurait pas de regrets. On a été battu par plus fort que nous. Comment s'est joué la victoire ? On était dans un groupe de poursuivants et ça ne s'entendait pas. J'étais marqué. J'ai même dit à Sylvain, alors qu'il y avait encore quatorze coureurs devant, « On essaye de sortir de là tous les deux et puis on verra bien ». C'est ce qu'il a fait, mais tout seul. Auriez-vous pu suivre Chavanel ? Je pense qu'il y avait moyen de le suivre quand il a attaqué. Mais honnêtement, si j'avais essayé de le suivre, ça aurait réagi derrière. En étant objectif, vu qu'il n'a pas trop couru ces derniers temps, il avait plus de fraîcheur. On a aussi plus parlé de moi, malgré sa deuxième place au Tour des Flandres. Mais il n'y a rien à redire. Je lui ai dit après l'arrivée que son coup de pédale me rappelait celui qu'il avait lorsqu'il a gagné l'an dernier sur le Tour à la station des Rousses. C'était vraiment le même Chavanel. Le gros braquet qui n'a pas trop de giclette, mais une fois qu'il est lancé, il ne faut pas louper la roue, sinon c'est terminé. "C'est lui la vedette, nous sommes les faire-valoir" Il était vraiment le plus fort ? Déjà sur le Tour de Suisse, il m'avait impressionné. Il a changé de statut. Ce qu'il a fait à l'entraînement, je n'aurais pas été capable de le faire. Je le dis honnêtement. Chacun sa méthode. Sa victoire ne souffre d'aucune contestation. Si ça avait été moi je n'aurais pas aimé que l'on dise: « Il a eu la chance de gagner parce qu'il y avait des circonstances favorables ». Ça n'était pas le cas. Il faut être beau joueur. Je pense que le public est content. Il y a eu une belle bagarre. C'est lui la vedette. Il faut le reconnaître. Nous sommes les faire-valoir. Malgré cette déception, le bilan est plutôt positif pour Europcar ? Oui, on fait un début de saison quasi-inespéré. On est battu par plus fort que nous aujourd'hui. Mais on a gagné le contre-la-montre (Christophe Kern, jeudi), on fait un Dauphiné magnifique, Paris-Nice aussi. Les courses Pro-Tour où on a été invité, on a été à la hauteur. C'est encourageant pour le Tour. Une rumeur fait état de contact entre Thor Hushovd et votre équipe. Qu'en est-il ? Il faut savoir qu'on a un état d'esprit dans l'équipe. J'en ai discuté avec Jean-René (Bernaudeau, le directeur sportif d'Europcar) et je lui ai dit que Thor, malgré son statut, était un coureur capable de s'intégrer dans notre collectif. Mais je reste à ma place. Contrairement à ce qu'on dit, Europcar ce n'est pas Jean-René et moi. Je ne prends pas part aux discussions pour la sélection du Tour par exemple. Mais pour répondre à la question, notre sponsor, c'est Europcar monde, donc on a vocation à être représenté au niveau international. Je serai ravi de travailler pour Thor, s'il venait chez nous.