Voeckler: "Le bon scénario"

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Voeckler: "Le bon scénario"
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Les Pyrénées sont passées et Thomas Voeckler n'a rien perdu sur les favoris du Tour de France. Arrivé au sommet du Plateau de Beille dans la roue des meilleurs, comme il l'avait fait à Luz-Ardiden 48 heures plus tôt, le Français conserve encore 1 minute et 49 secondes sur son premier poursuivant, Fränk Schleck. Mais le maillot jaune, exténué à l'arrivée, refuse de se projeter. Même s'il assure ne jamais avoir eu d'aussi bonnes jambes.

Les Pyrénées sont passées et Thomas Voeckler n'a rien perdu sur les favoris du Tour de France. Arrivé au sommet du Plateau de Beille dans la roue des meilleurs, comme il l'avait fait à Luz-Ardiden 48 heures plus tôt, le Français conserve encore 1 minute et 49 secondes sur son premier poursuivant, Fränk Schleck. Mais le maillot jaune, exténué à l'arrivée, refuse de se projeter. Même s'il assure ne jamais avoir eu d'aussi bonnes jambes. Thomas, vous avez semblé le plus facile avec Andy Schleck dans l'ascension du Plateau de Beille. Qu'en pensez-vous ? C'est toujours très difficile de se comparer. Ce que je peux dire, c'est que j'ai réussi à suivre les meilleurs au prix d'une énorme souffrance. Je me sentais capable de garder le maillot jaune aujourd'hui mais à coups de secondes seulement. Je ne pensais pas suivre encore les meilleurs comme cela. J'ai beaucoup souffert, mais je pense que c'était le cas pour tout le monde. Par rapport à 2004, année où vous aviez aussi porté le maillot jaune sur une longue période, est-ce vous qui avez progressé ou est-ce le niveau des meilleurs qui n'est plus le même ? Je ne sais pas, pour le savoir il faudrait connaître les chronos de la montée du Plateau de Beille, même si le vent joue là-dessus et qu'en 2004 l'étape avait été plus longue. Moi j'ai sans doute progressé. J'avais 25 ans, j'en ai aujourd'hui sept de plus... Et je suis actuellement au meilleur niveau de ma carrière, je n'ai jamais eu d'aussi bonnes jambes. Mais même avec ces jambes-là, je n'aurais pas pu suivre Armstrong et Basso en 2004. Avez-vous été inquiet lorsque vous avez vu les Leopard-Trek accélérer le tempo loin de l'arrivée ? Non pas du tout. Je pense qu'en ayant deux des favoris du Tour (Andy et Fränk Schleck, ndlr) ils se devaient de le faire. Il y avait quand même 24 coureurs devant dont le mieux classé, Sandy Casar, ne pointait qu'à huit minutes et quelque. Je ne voulais pas que l'on travaille en fonction de cette échappée. On devait garder nos forces pour la fin. "Je ne pensais pas pouvoir suivre les meilleurs dans le Plateau de Beille" Le peloton est sans doute plus propre que ce qu'il n'était il y a dix ans. Dans quelle mesure cela influe sur vous ? Je pense en effet que depuis que je suis passé professionnel, en 2001, les choses vont mieux dans le vélo. Mais j'ai aussi appris avec les années qu'il ne fallait pas perdre trop d'énergie à se préoccuper des autres. Je préfère faire du vélo comme j'aime. Les instances dirigeantes vont aussi dans le bon sens en travaillant davantage en commun. C'est bon signe. Le scénario de la dernière ascension du jour traduit-il ce mieux ? Je ne sais pas. C'est difficile à dire. Mais pour moi c'était le bon scénario. Avec du vent et des leaders qui se neutralisaient. Dès qu'il y avait une attaque j'étais en mesure d'y aller et d'y répondre. J'étais tout de même heureux qu'elles ne durent pas trop longtemps. Depuis quelques temps, chaque année vous réalisez votre meilleure saison. Jusqu'où pouvez-vous aller dans ce Tour ? C'est vrai qu'en 2009 je faisais ma meilleure saison, en 2010 aussi et là je suis parti pour faire pareil. Je suis dans mes meilleures années. Je ne peux pas vous donner d'explications à ce qui se passe actuellement parce que je n'ai pas de réponse. Je ne pensais pas pouvoir suivre les meilleurs dans le Plateau de Beille.