Voeckler, la prime à l'offensive

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Voeckler, la prime à l'offensive
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Après avoir tenté un coup dans le final la veille, Thomas Voeckler a été récompensé de ses efforts mercredi sur la route de Paris-Nice en remportant la 4e étape au sprint, devant ses trois compagnons d'échappée, Rémi Pauriol, Thomas De Gendt et Rémy Di Grégorio. Si le peloton est arrivé avec seulement quelques secondes de retard, De Gendt récupère tout de même le maillot de leader.

Après avoir tenté un coup dans le final la veille, Thomas Voeckler a été récompensé de ses efforts mercredi sur la route de Paris-Nice en remportant la 4e étape au sprint, devant ses trois compagnons d'échappée, Rémi Pauriol, Thomas De Gendt et Rémy Di Grégorio. Si le peloton est arrivé avec seulement quelques secondes de retard, De Gendt récupère tout de même le maillot de leader. Quel début de saison de Thomas Voeckler ! Alors qu'il était en passe de signer chez Cofidis à l'intersaison, à la suite du retrait de Bouygues Telecom, l'Alsacien avait finalement changé d'avis au dernier moment pour devenir le leader de la nouvelle formation Europcar, pour le plus grand bonheur de son mentor Jean-René Bernaudeau. Car l'Alsacien multiplie les succès depuis février. Après avoir déjà levé les bras à l'issue de la première étape du Tour Méditerranéen et sur le Tour du Haut-Var, le natif de Schilthigheim a remporté mercredi la quatrième étape de Paris-Nice, disputée entre Crêches-sur-Saône et Belleville sur 191 km, signant pour l'occasion sa première victoire sur la Course au soleil. Echappé avec quatre autres coureurs, Voeckler a fait parler son expérience pour s'imposer au sprint devant Pauriol, De Gendt et Di Grégorio, avec 13 secondes d'avance sur le peloton. Un succès mérité pour le champion de France en titre, qui a su faire preuve d'un tempérament offensif pour parvenir à ses fins. Après avoir tenté un coup dans le final la veille lors de l'ascension de la Côte de Bécoup, avant d'être repris à cinq kilomètres d'arrivée par le peloton, Voeckler s'échappait cette fois après seulement dix kilomètres, bientôt accompagné de quatre autres coureurs, le Belge Thomas De Gendt (Vacansoleil), dépossédé la veille du maillot de leader, son compatriote Francis De Greef (Omega Pharma-Lotto) et de deux autres Tricolores Rémy Di Grégorio (Astana) et Rémi Pauriol (FDJ). Sur un parcours vallonné dans les Coteaux du Beaujolais, avec sept difficultés au programme classées en 2e et 3e catégorie, les cinq hommes de tête ont su gérer leur avance, qui n'a jamais dépassé les cinq minutes, mais qui n'est aussi jamais descendu sous la minute, si ce n'est dans les tous derniers kilomètres. Seul De Greef a lâché prise au cours de la dernière ascension. De Gendt peut-il garder le maillot jaune ? Dépossédé du maillot jaune par le sprinteur de la HTC-Highroad Matthew Goss, vainqueur la veille mais qui a beaucoup souffert sur la fin, Thomas De Gendt a été l'un des grands animateurs de cette échappée. C'est lui qui, dans le final, a su résister au retour du peloton en dépensant son énergie sans compter. Forcément un peu émoussé, le Belge allait le payer dans la dernière ligne droite, où il était devancé par Voeckler et Pauriol. Mais l'essentiel n'était peut-être pas là pour le coureur de la formation Vacansoleil, qui, grâce au jeu des bonifications et à la courte avance maintenue sur le peloton en fin d'étape, est parvenu à reprendre la tête du classement général. Mais pour combien de temps ? Car dès jeudi la course se corse encore un peu plus avec une cinquième étape particulièrement exigeante sur les routes de l'Ardèche. Les cols de la Croix de Chabouret et de la Mûre, classés en première catégorie, pourraient en effet faire des dégâts à la veille du grand rendez-vous de la semaine, le contre-la-montre de 27 kilomètres près d'Aix-en-Provence, où les prétendants à la victoire finale seront obligés de se dévoiler. En attendant, Thomas Voeckler peut déjà savourer: "C'est ma troisième victoire cette année, a confié le champion de France à Reuters. Mais les deux premières fois, je n'avais pas pu lever les bras parce que c'était trop serré. Là, j'ai savouré et cela me fait oublier toutes mes désillusions dans Paris-Nice depuis 2003. C'est une délivrance pour moi et pour l'équipe !".