Voeckler: "J'ai eu beaucoup de chance"

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Voeckler: "J'ai eu beaucoup de chance"
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Thomas Voeckler a vécu une fin d'étape bien difficile, mercredi entre Gap et Pinerolo. Le Français, qui a voulu faire la dernière descente en tête, a frôlé la catastrophe à deux reprises et finalement perdu 27 secondes sur les favoris du Tour de France. Conscient de s'en être bien tiré, le maillot jaune possède désormais une minute et 18 secondes d'avance sur Cadel Evans avant les deux grandes étapes des Alpes.

Thomas Voeckler a vécu une fin d'étape bien difficile, mercredi entre Gap et Pinerolo. Le Français, qui a voulu faire la dernière descente en tête, a frôlé la catastrophe à deux reprises et finalement perdu 27 secondes sur les favoris du Tour de France. Conscient de s'en être bien tiré, le maillot jaune possède désormais une minute et 18 secondes d'avance sur Cadel Evans avant les deux grandes étapes des Alpes. Thomas, avez-vous conscience que vous avez failli finir votre Tour de France lors de cette 17e étape ? Oui tout à fait. J'ai essayé d'attaquer dans la descente et au final j'ai perdu du temps. J'ai présumé de mes forces. Et j'ai eu beaucoup de chance. C'est bien pour ça que je ne suis pas déçu ce soir. Racontez-nous ce qu'il s'est passé. J'ai tenu absolument à aborder cette descente devant. Mais parfois on a de bonnes sensations et d'autres fois des moins bonnes. C'était le cas pour moi aujourd'hui. J'ai voulu aller trop vite alors que ce n'était pas possible. Quand on fait une première erreur en descente ensuite on n'est jamais bien. J'aurais dû rester cool après ma première frayeur. J'ai voulu suivre Contador et Sanchez alors qu'il aurait fallu que je me contente de suivre Evans. Je me suis mis en surrégime technique. Quand j'ai terminé dans la cour, j'ai eu une fraction de seconde pour sauter la marche et j'ai fermé les yeux. Quand j'ai vu que j'étais toujours sur mon vélo, j'ai fait demi-tour et je suis reparti. "Voir la descente à la vidéo n'a pas suffi" Et sur la première sortie de route. Je n'ai pas sorti la jambe mais c'était mal embarqué. J'étais à fond au niveau physique et quand c'est le cas on est souvent moins lucide. J'ai énormément ralenti et vu passer Contador et Sanchez. Plus généralement, votre performance cette année pourrait-elle changer votre façon de préparer le Tour de France en 2012 ? Je n'ai pas encore réfléchi à cela parce que je n'aurais jamais pensé pouvoir me retrouver à ce niveau-là en troisième semaine du Tour. C'est une réflexion que je dois avoir. Il est sûr que si j'avais reconnu cette descente, comme l'ont fait les favoris, je n'aurais sans doute pas frôlé la correctionnelle aujourd'hui. La voir à la vidéo n'a pas suffi, c'est une erreur. Mais j'ai beaucoup couru en début de saison et je ne le regrette pas. Je suis content d'avoir remporté des victoires, comme aux 4 Jours de Dunkerque ou sur le Tour du Trentin. Enfin, comment expliquez-vous que vous brillez avec le maillot jaune mais qu'il n'y a toujours pas eu de victoire d'étape française sur ce Tour ? Les gens ne sont jamais contents. L'an dernier on avait gagné six étapes et on n'avait personne au classement général. Il nous manque simplement de la réussite. Chez Europcar l'équipe défend le maillot jaune, dans les autres équipes on a vu beaucoup de coureurs à l'avant, comme Chavanel, Roy, Casar... Mais on a manqué de réussite.