Voeckler, c'est pas de Bole

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Voeckler, c'est pas de Bole
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Pour sa deuxième course officielle depuis le Tour de France, Thomas Voeckler a raté la victoire de peu au Grand Prix de Plouay. Le coureur de l'équipe Europcar, sorti sous la flamme rouge, échoue à la 3e place derrière le Slovène Grega Bole et l'Australien Simon Gerrans. Déception également pour Philippe Gilbert, qui rate l'occasion de prendre la tête du classement World Tour.

Pour sa deuxième course officielle depuis le Tour de France, Thomas Voeckler a raté la victoire de peu au Grand Prix de Plouay. Le coureur de l'équipe Europcar, sorti sous la flamme rouge, échoue à la 3e place derrière le Slovène Grega Bole et l'Australien Simon Gerrans. Déception également pour Philippe Gilbert, qui rate l'occasion de prendre la tête du classement World Tour. "L'objectif était de déjouer les plans du peloton". Fidèle à son tempérament offensif, Thomas Voeckler ne s'est pas caché dans le final du Grand Prix de Plouay. Dans une forme incertaine, le héros du dernier Tour de France, qui disputait là sa deuxième course depuis la fin de la Grande Boucle (critériums exceptés) après le Tour du Poitou-Charentes, aurait bien fait son festin de cette classique estivale, qu'il a déjà remporté en 2007. La tâche n'était pas aisée, vu le riche plateau de sprinteurs (Rojas, Hushovd, Boasson Hagen) et de puncheurs (Gilbert, Gerrans, Cunego), mais "faire un coup" était bien possible. La preuve, Grega Bole y est parvenu. Voir le Slovène s'imposer à Plouay n'est en soi qu'une demi-surprise. Le prometteur coureur de la Lampre avait montré son talent en remportant notamment l'an passé la 1ère étape du Dauphiné. Mais on avait plutôt l'habitude de voir Bole surgir au milieu d'un petit groupe. Et non partir en solitaire à un peu plus de trois kilomètres. C'était pourtant la bonne tactique, car la côte de Ty Marrec, la principale difficulté du circuit, n'avais pas permis, malgré les banderilles placées par Gilbert, Gerrans ou Voeckler, de décanter la situation. Enfin pas totalement. Un groupe de cinq hommes a tout de même pu basculer en tête, avec à son bord Bole, le Français Jérémie Galland, mais aussi le champion d'Espagne, José Joaquin Rojas Gil. Fin tacticien, Bole a préféré filer tout seul, piégeant ainsi Rojas. Il fallait alors à Bole résister au retour du peloton... et à celui de Thomas Voeckler. Le double champion de France, sorti sous la flamme rouge, était proche de revenir sur Bole dans la dernière ligne droite, mais il a légèrement coincé. Un peu juste physiquement, Voeckler s'est rassis avant de se faire avaler sur la ligne d'arrivée par un peloton emmené par Gerrans (2e) et Hushovd (4e) et quelques Français (Gérard 6e, Simon 9e, Offredo 10e). "Ça n'a pas suffi, a regretté Voeckler, finalement 3e, devant les caméras de France 3. Je me suis relevé un peu avant la ligne, 3e ou 2e il n'y a pas une grosse différence. Bon, je ne suis pas à plaindre, c'est bon à prendre, mais je cours pour la victoire, alors je suis déçu." Un autre qui peut l'être, c'est Philippe Gilbert. Le champion de Belgique, qui visait une place dans les neuf premiers pour chiper la tête du classement World Tour à Cadel Evans, s'est manqué. Surtout, à quelques semaines des Mondiaux de Copenhague, il est apparu bien moins aérien que d'habitude.