Vincent: "Pas à l'abri"

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Vincent: "Pas à l'abri"
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Même si l'équipe de France, championne d'Europe en titre, reste sur huit victoires en préparation et s'est renforcée avec les retours de Sandrine Gruda, Isabelle Yacoubou ou Edwige Lawson-Wade, Pierre Vincent ne s'emballe pas. A la veille de l'Euro 2011, que les Bleues débuteront face à la Croatie, le sélectionneur tricolore sait que le chemin est long. "On verra dans la tourmente", prévient-il.

Même si l'équipe de France, championne d'Europe en titre, reste sur huit victoires en préparation et s'est renforcée avec les retours de Sandrine Gruda, Isabelle Yacoubou ou Edwige Lawson-Wade, Pierre Vincent ne s'emballe pas. A la veille de l'Euro 2011, que les Bleues débuteront face à la Croatie, le sélectionneur tricolore sait que le chemin est long. "On verra dans la tourmente", prévient-il. Pierre, vous disposez d'une équipe au complet, qui reste sur huit victoires en huit matches de préparation. Ça ne pouvait pas être mieux avant l'Euro 2011... Pour le moment, on va dire que tout va bien. Mais ce n'étaient que des matches amicaux. Il n'y a pas d'excès de confiance. On a fait des tests, on a essayé des choses. La compétition, c'est autre chose. On verra comment ça va se passer. On n'est pas à l'abri de pépins, de difficultés. La préparation a été très courte. Quelles sont vos certitudes dans le jeu ? On a un secteur intérieur costaud, dans notre jeu c'est important. On a aussi de la qualité au poste de meneur de jeu avec Céline (Dumerc) et Edwige (Lawson-Wade). On est peut-être un peu plus en difficulté à l'extérieur. Mais on ne doit pas oublier qui on est. On est une équipe athlétique, dense qui doit être disciplinée et patiente. On n'est pas très adroit et les adversaires vont défendre près du cercle, nous laisser tirer extérieur. Si on ne contrôle pas les ballons, si on tire trop vite, on sera en difficulté contre n'importe qui. Si, en revanche, on est patient, on impose notre jeu et on marque physiquement nos adversaires, on sera dangereux. Quelle est la valeur de cette équipe par rapport à celle qui a été championne d'Europe en 2009 ? C'est difficile de comparer. On verra ça dans la tourmente. Pour l'instant, l'équipe est bien en place avec, certes, peu de temps de préparation mais elle fait ce qu'elle a à faire. Les résultats montrent qu'on est dans les "médaillables", tout du moins dans les candidats au titre. Maintenant, il faut confirmer. Le statut des Bleues a-t-il changé depuis ce titre européen ? Vous savez, on ne gagne pas de titres avec des statuts. On gagne avec du travail, du talent, de la combativité, de la cohésion. Ce qui a fait la force de notre équipe, c'est l'envie de jouer ensemble, de se dépasser. C'est là qu'il faudra aller chercher notre réussite ou notre échec. "L'objectif plancher, c'est la qualification olympique" Quel discours allez-vous tenir à vos joueuses ? L'objectif plancher, c'est la qualification olympique et pour ça, il faut finir dans les cinq premiers. Il faut d'abord qu'on sorte de notre groupe et le premier obstacle, ce sera la Croatie (samedi soir à Katowice, ndlr). Il ne faut pas se tromper de cible. Bien sûr, quand on aborde une compétition, on a l'ambition de la gagner. Mais cette ambition, ce n'est pas ce qui va nous permettre de réussir ce que l'on veut faire. Quel regard portez-vous sur les trois premiers adversaires des Bleues, la Croatie, la Lettonie et la Grèce ? La Croatie est une équipe très, très adroite qui va jouer les championnes d'Europe en titre et n'aura donc rien à perdre. Ce type de match, le premier, face à une équipe aussi dangereuse que ça, c'est toujours compliqué. C'est une équipe qui joue simple, de manière très épurée, et tire beaucoup à trois points. C'est toujours très périlleux. La Lettonie, c'est l'équipe qui avait nous éliminés en 2007 donc on ne reviendra pas dessus. Elle sera quasiment au complet, avec une jeune génération de joueuses. Et puis la Grèce, on sait qu'elle est difficile à manoeuvrer. Après, on croisera sûrement avec l'Espagne et ensuite, si on va en quarts de finale, ce seront des matches couperet et il y aura les grosses nations. J'espère qu'on sera là, ce sera bon signe. Par rapport au Mondial 2010, vous récupérez notamment Sandrine Gruda et Edwige Lawson-Wade. Que peuvent-elles vous apporter ? Sandrine, c'est notre leader offensif. Elle est très importante pour nous. Edwige, qui jouera en back-up de Céline (Dumerc) nous apporte aussi pas mal d'expérience même si elle n'a pas été très adroite lors de la préparation. Les choses se mettent en ordre, même s'il y a beaucoup d'informations à traiter. Je pense que l'équipe va se bonifier pendant la compétition.