Vieira attaque Blanc

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Vieira attaque Blanc
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Ancien capitaine de l'équipe de France, Patrick Vieira s'est dit "choqué" par les propos "scandaleux" tenus par Laurent Blanc, dans l'affaire des quotas ethniques rendue publique par Mediapart. Dans un entretien accordé au Monde jeudi, l'ancien joueur d'Arsenal, outré, réclame des têtes.

Ancien capitaine de l'équipe de France, Patrick Vieira s'est dit "choqué" par les propos "scandaleux" tenus par Laurent Blanc, dans l'affaire des quotas ethniques rendue publique par Mediapart. Dans un entretien accordé au Monde jeudi, l'ancien joueur d'Arsenal, outré, réclame des têtes. Au fil des jours, France 98 se divise un peu plus sur l'affaire des quotas ethniques, dévoilée la semaine passée par Mediapart. Si Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu ont apporté leur soutien à Laurent Blanc, mis en cause pour des propos jugés discriminatoires, Patrick Vieira a lui trouvé scandaleuses les paroles de l'actuel sélectionneur des Bleus, tout en précisant qu'il ne le "croit pas raciste" et qu'il a "toujours eu de bonnes relations avec lui", dans un entretien accordé au Monde ce jeudi. Consterné par certaines idées reçues, notamment sur les capacités physiques et les gabarits des joueurs d'origine africaine, l'ancien capitaine tricolore, "choqué", s'est dit "surpris du degré des commentaires. Quand je lis qu'il a dit que « les Espagnols, ils disent: Nous, on n'a pas de problème. Des Blacks, on n'en a pas » ou « qu'est-ce qu'il y a comme grands, costauds, puissants ? Des Blacks », c'est scandaleux !" A l'instar de Lilian Thuram, monté au créneau, Patrick Vieira réclame des têtes, arguant qu'il "est difficile de suspendre une seule personne - en référence à François Blaquart, Directeur technique national, provisoirement destitué par la Fédération - alors que d'autres ont tenu le même genre de discours. Ce n'est pas moi qui doit dire qui doit partir, mais j'aurais du mal à comprendre comment ces dirigeants-là, qui étaient présents à la réunion, pourraient rester à leur poste". Et d'insister sur le rôle social du sport et le devoir d'exemplarité de la Fédération française: "Si ces personnes-là restent, c'est la porte ouverte à toutes les discriminations. Si le football veut vraiment lutter contre ce fléau, si la FFF veut montrer qu'elle possède les valeurs de la République, il y a des décisions sévères qui doivent être prises". Si Laurent Blanc, dont l'avenir semble incertain, a présenté à demi-mot ses excuses, avouant que "sortis de leur contexte, ses propos pouvaient prêter à équivoque et heurter certaines sensibilités", l'ex milieu de terrain de la Juventus, d'origine sénégalaise, réplique promptement que "personne n'a été piégé. On peut dire ce que l'on veut, mais on n'a forcé personne à tenir ces propos, et pourtant, ils les ont dit, c'est un fait". Des attaques répétées qui placent l'ex-entraîneur des Girondins de Bordeaux dans la tourmente.