Vettel vole encore

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Vettel vole encore
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Qui coupera les ailes de Sebastian Vettel ? Intouchable depuis le début de la saison, le champion du monde en titre, déjà vainqueur des deux premières courses de l'année, s'élancera une nouvelle fois en pole position dimanche lors du Grand Prix de Chine. Button a le privilège de l'accompagner en première ligne, devant le duo Hamilton-Rosberg et le tandem Alonso-Massa. Schumacher, 14e, Webber, 18e, sont passés à côté.

Qui coupera les ailes de Sebastian Vettel ? Intouchable depuis le début de la saison, le champion du monde en titre, déjà vainqueur des deux premières courses de l'année, s'élancera une nouvelle fois en pole position dimanche lors du Grand Prix de Chine. Button a le privilège de l'accompagner en première ligne, devant le duo Hamilton-Rosberg et le tandem Alonso-Massa. Schumacher, 14e, Webber, 18e, sont passés à côté. Journée tout en contraste ce samedi à Shanghai chez Red Bull avec d'un côté Sebastian Vettel tout sourire et de l'autre Mark Webber grognon. Déjà moins bien loti que son coéquipier depuis le début de la saison, et pour cause l'impétueux Allemand a pris la fâcheuse habitude de ne pas partager signant victoire et pole en Australie comme en Malaisie lors des deux premières courses de l'année, l'Australien n'aura pas eu le loisir de se battre samedi pour la pole position du Grand Prix de Chine. Handicapé par son KERS (système de récupération de l'énergie cinétique) et par un mauvais choix de pneus, le grand Mark n'a pu défendre ses chances, au point d'être « coupé » dès la première phase de la séance de qualification avec le 18e chrono au compteur. Une position que sur la grille de départ qui plombe d'ores et déjà ses chances de contester l'hégémonie de son jeune coéquipier. Car le plus dur est peut-être là pour Webber qui, pendant qu'il rongeait son frein dans le paddock, voyait Vettel voler vers une nouvelle pole position, la troisième en trois courses, tellement au-dessus du lot qu'il pouvait couper son effort dans son dernier tour lancé et rentrer au stand pour préserver ses pneus. "J'ai eu quelques soucis lors de la Q2, mais on pu rapidement régler ce qui n'allait pas", pouvait apprécier le champion du monde en titre dont la marge de manoeuvre sur la concurrence est sans appel : plus de sept dixièmes d'avance sur les McLaren de Jenson Button et Lewis Hamilton. Rosberg-Schumacher, l'autre grand écart Si ces deux derniers, en avance sur Vettel au terme de la Q2, y ont cru, ils se sont vite rendus à l'évidence, le pilote Red Bull reste intouchable en Chine. "J'ai pourtant tout essayé, y compris de tenter deux sorties dans la Q3, mais cela n'est pas passé", concédant le champion du monde 2009, non sans oublier de glisser que "tout reste possible en course". Devant le festival réalisé par Vettel lors des deux premiers rendez-vous de l'année, on a peine à le croire. A moins que le KERS ne vienne gripper la monoplace de l'Allemand, lequel avoue rester sur ses gardes. Reléguées elles-mêmes à sept dixièmes des McLaren, et donc à près d'une seconde et demie de la Red Bull n°1, les Ferrari de Fernando Alonso et de Felipe Massa, classées dans cet ordre sur la troisième ligne de la grille de départ, auront du mal dimanche à venir troubler cette hiérarchie et s'installer sur le podium, comme l'espérait l'écurie de Maranello. Le podium n'est cependant pas connu d'avance, Nico Rosberg espérant bien tirer son épingle du jeu au volant d'une Mercedes qu'il a hissée au quatrième rang sur la grille de départ, quand son coéquipier, Michael Schumacher, se contentant du 14e chrono... Successivement à la fête en ce début de saison, Nick Heidfeld succédant sur le podium à Vitaly Petrov, les pilotes Lotus Renault auront du mal à rééditer ces performances. Déjà parti à la faute à deux reprises la veille lors des essais libres, l'Allemand n'a pas réussi à se qualifier pour le dernier round de la séance de qualification et s'élancera du 16e rang dimanche. Quatrième temps de la Q2, le Russe n'a lui pas pris le départ de la Q3, sa monoplace tombant en rade avant même de rentrer au stand en raison d'une boîte de vitesses bloquée, ce qui l'obligera à prendre le départ derrière les Toro Rosso de Sebastien Buemi et Jaime Alguersuari ainsi que la Force India de Paul Di Resta, belle surprise de ce début de saison. A moins qu'un éventuel changement de boîte ne le relègue cinq places plus loin au milieu de Schumacher, Heidfelf et Webber, les trois grands perdants du jour...