Vettel: "Un sentiment incroyable"

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Vettel: "Un sentiment incroyable"
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Sebastian Vettel a donc imposé son point de vue lors de la saison 2011. Troisième du Grand Prix du Japon derrière Jenson Button et Fernando Alonso, le pilote allemand a en effet conservé dimanche sur le circuit de Suzuka son titre de champion du monde des pilotes. A 24 ans, il devient même le plus jeune double champion de l'histoire de la F1. Avec 9 victoires cette saison, il n'a pas fini de faire tomber les records.

Sebastian Vettel a donc imposé son point de vue lors de la saison 2011. Troisième du Grand Prix du Japon derrière Jenson Button et Fernando Alonso, le pilote allemand a en effet conservé dimanche sur le circuit de Suzuka son titre de champion du monde des pilotes. A 24 ans, il devient même le plus jeune double champion de l'histoire de la F1. Avec 9 victoires cette saison, il n'a pas fini de faire tomber les records. Sebastian, vous êtes devenu dimanche à Suzuka le plus jeune double champion du monde de F1. Vous devez être fier de cela ? Oui, je le suis. C'est vraiment difficile de décrire ce qu'il m'arrive. Jusque-là, c'est une saison parfaite, des premiers essais à l'usine aux résultats en course. Nous avons été récompensés de notre travail. C'est un sentiment incroyable. C'est même très spécial d'arriver à être champion du monde quatre courses avant la fin de la saison. Je vis un rêve. Probablement que les sensations ne sont pas les mêmes que l'année dernière. Je devrais aller demander à Michael (Schumacher) ce que cela fait de gagner des titres et si cela amène une certaine routine. La troisième place n'est pas votre position favorite sur le podium. Mais gagner le championnat doit largement compenser ce résultat ? J'ai commencé le Grand Prix en pole. Mais pour être honnête, la course n'a pas tourné comme nous le souhaitions. Les qualifications avaient déjà montré que la concurrence serait rude ce week-end. A la fin, il n'y avait plus que quatre ou cinq secondes d'écart entre le premier et le troisième. J'étais capable d'attaquer, mais je me suis dit que la priorité était de finir la course. C'est un peu difficile à accepter, mais quand j'ai compris ce que signifiait cette troisième place sur la ligne d'arrivée, j'ai pris du temps pour intérioriser ma joie. Cette saison a été un rêve pour toute l'équipe. Au début du Grand Prix, il y a eu de la tension avec Jenson Button. Pouvez-vous nous expliquer votre manoeuvre au départ ? Ce fut un bon départ, mais Jenson était le meilleur. J'ai voulu défendre ma position. Quand j'ai vu dans le rétroviseur qu'il n'était pas là, j'ai continué à me diriger sur la droite de la piste jusqu'à ce que je le vois et que je réalise que j'avais peut-être été trop loin. Je crois qu'il s'est retrouvé avec les deux roues dans l'herbe, mais cela arrive en F1. Pour moi, c'était important de rester en tête au premier virage et j'ai réussi sur les premiers tours à créer un écart de quatre ou cinq secondes. Mais à la fin de la course, avec les pneus tendres, nous étions beaucoup trop lents pour pouvoir rivaliser. Comment avez-vous fait pour penser avant tout à marquer des points plutôt qu'à prendre le risque de gagner la course ? J'ai attaqué à chaque tour avec pour objectif de dépasser Fernando Alonso, mais j'ai fini par perdre le contact. Pour dire la vérité, je n'ai pensé à aucun moment de la course que le titre de champion du monde était pour moi. C'était probablement la meilleure chose que je pouvais faire. Maintenant, plus rien ne va vous arrêter pour célébrer ce titre ? Je pense qu'il me faudra du temps pour l'apprécier. Durant le Grand Prix, mon premier souhait était de réaliser une belle course et de ne pas penser au double titre de champion du monde.