Vettel s'est régalé

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Vettel s'est régalé
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Le champion du monde en titre a remporté, dimanche, le Grand Prix d'Australie. Parti de la pole position, le pilote Red Bull a maîtrisé les débats pour l'emporter devant Hamilton (McLaren) et le surprenant Vitaly Petrov (Lotus Renault) qui signe son premier podium en carrière au terme d'une course superbe. Du côté de Ferrari, Alonso est 4e, Massa 10e termine avec le meilleur tour en course. Maigre consolation.

Le champion du monde en titre a remporté, dimanche, le Grand Prix d'Australie. Parti de la pole position, le pilote Red Bull a maîtrisé les débats pour l'emporter devant Hamilton (McLaren) et le surprenant Vitaly Petrov (Lotus Renault) qui signe son premier podium en carrière au terme d'une course superbe. Du côté de Ferrari, Alonso est 4e Massa 10e termine avec le meilleur tour en course. Maigre consolation. En totale maîtrise ! Sebastian Vettel a réalisé une grosse performance pour étrenner dignement sa plaque de numéro 1... En tête dès les essais libres, le pilote allemand a pris les choses en mains en écrasant la séance de qualifications avant de maîtriser une course qui n'a pourtant pas manqué de piment... derrière lui. On savait Vettel le plus rapide mais il restait à confirmer sur la longueur d'une course avec notamment la gestion de pneumatiques qui ont causé quelques maux de tête à certains de ses collègues, le Kers ou encore l'utilisation de l'aileron arrière (qui ne représente pas une solution miracle). Mais Vettel a pleinement profité d'une RB7 ultra rapide pour maîtriser dans un premier temps puis gérer dans un deuxième temps devant un Lewis Hamilton qui a souffert en fin de course en raison notamment d'une petite sortie de piste aux grands effets puisqu'il a endommagé son fond plat et laissé filer Vettel qui comptait tout de même une petite dizaine de secondes d'avance. Toujours est-il que Red Bull et son champion du monde ont frappé un grand coup face à une concurrence davantage représentée par McLaren que par Ferrari. En effet, Lewis Hamilton, calé en première ligne a su faire échec à un Mark Webber décevant puisqu'il ne termine qu'à la 5e place à 38 secondes de son coéquipier. L'Australien a peut-être été victime d'un problème puisqu'il s'est arrêté sitôt la ligne franchie avec des freins encore rouge vifs et fumants... Historique pour Petrov Cette première course de la saison marque également la naissance d'un Vitaly Petrov capable de résister aux meilleurs ! La performance du pilote Lotus Renault, qui devient au passage le premier Russe à grimper sur un podium, confirme la bonne tenue de la R31. Particulièrement régulier tout au long de la course dans des temps de 1'30 à 1'31 au tour, Petrov a réalisé une course pleine. Sixième au départ, il a d'abord gagné 2 places dans le premier tour ce qui l'a idéalement placé pour la suite. Calé dans le sillage de Vettel, Hamilton ou encore Button, il a profité de sa stratégie à deux arrêts pour finalement prendre le meilleur sur Alonso ou encore Webber. Cela peut paraître simple sur le papier mais encore fallait-il résister en changeant de gommes une fois de moins... De fait, pour Fernando Alonso cette 4e place est loin des espoirs initiaux. Sa Ferrari devait pouvoir titiller les RB7. Ce fut le cas avec celle de... Webber mais aucunement avec celle de l'intouchable Vettel. Certes, Massa termine avec le meilleur tour en course (1'28"947) tandis que Fernando Alonso possède la deuxième meilleure marque (1'29"487) mais cela ne suffira pas à leur bonheur. La F150 va donc vite à vide et Fernando Alonso aurait sans doute également pu grimper sur le podium s'il n'avait pas manqué son départ (à l'extérieur il se fait tasser au premier tour et se retrouve 10e). Cela n'explique cependant pas tous les maux d'une équipe Ferrari qui ne manque pas de travail... Ce premier Grand Prix a également confirmé l'excellente tenue des Sauber puisque Sergio Perez termine à la 7e place pour son premier Grand Prix en carrière juste devant Kamui Kobayashi. Les deux pilotes ont joué aux avant-postes malgré des stratégies différentes puisque le Mexicain a été le seul pilote à ne s'arrêter qu'une fois, ce qui en dit long sur la finesse de son pilotage, tandis que Kobayashi a été à l'attaque tout du long sans commettre d'erreur. Pas mal...