Vettel: "Monza, c'est comme New York"

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Vettel: "Monza, c'est comme New York"
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Auteur de sa huitième victoire en treize Grands Prix cette saison, Sebastian Vettel semble intouchable en cet exercice 2011. Au point que le champion du monde en titre pourrait déjà fêter un nouveau sacre dans deux semaines à Singapour. En attendant, l'Allemand aura offert à Red Bull son premier succès à Monza. Une satisfaction personnelle, mais aussi collective, sur un des circuits les plus prisés du calendrier F1.

Auteur de sa huitième victoire en treize Grand Prix cette saison, Sebastian Vettel semble intouchable en cet exercice 2011. Au point que le champion du monde en titre pourrait déjà fêter un nouveau sacre dans deux semaines à Singapour. En attendant, l'Allemand aura offert la première victoire de Red Bull à Monza, Une satisfaction personnelle, mais aussi collective, sur un des circuits les plus prisés du calendrier F1. Sebastian, c'était la toute première victoire de Red Bull à Monza, la seconde pour vous après celle enregistrée en 2008 avec Toro Rosso. Quel est votre sentiment ? La première victoire à Monza est toujours quelque chose de spécial et celle-là gardera une place à part dans nos esprits. Notamment pour Red Bull et Renault qui travaillent tous les deux depuis longtemps sur ce tracé. Nous n'étions pas de taille ici ces deux dernières saisons, donc je pense qu'aujourd'hui nous avons rattrapé deux années difficiles. C'est difficile de trouver des points perfectibles dans votre course... Le départ peut-être ? C'est vrai, quand vous partez en pole, vous devez rester devant. Quand le quatrième s'arrange pour prendre la tête dès le premier virage, c'est clairement que vous devez encore progresser. Bien sûr, je n'étais pas content de ce départ, donc je vais analyser cette situation à froid pour éviter le même genre d'erreurs à l'avenir. Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé quand vous avez dépassé Alonso ? C'était vraiment serré. Deux de mes roues étaient quand même dans l'herbe ! Mais quand vous êtes dans la voiture, vous n'avez pas la même perspective. Le plus important, quand j'ai tenté de reprendre la première place, c'est que je suis ressorti du premier virage à pleine vitesse. Le tour précédent, j'avais déjà réalisé que j'étais capable de me servir de l'aspiration pour me rapprocher et je voulais utiliser ça à mon avantage. J'ai eu une légère hésitation quant à savoir si je devais passer par la gauche ou la droite. Mon raisonnement était que si je tentais de passer à droite, il serait resté à l'intérieur pour ressortir devant au virage, donc j'ai tenté de le dépasser par la gauche. Je pense qu'il ne m'a pas vu au début de mon attaque, ce qui fait que deux de mes pneus ont fini dans l'herbe, mais j'ai continué à accélérer. Au moment du freinage, nous étions déjà côte-à-côte. Et c'était mon ticket pour la première place. Les cinq premiers de la course sont des champions du monde, ça en dit long... C'est vrai, le niveau de la course était assez élevé à l'avant. On voit que les combats sont très disputés, sans coup bas la plupart du temps. Vous pouvez être sûr avec ce genre de pilotes qu'ils vont vous voir et qu'ils auront la bonne capacité de réaction. Les meilleurs pilotes se respectent entre eux. Pourquoi cette victoire à Monza fut beaucoup plus émouvante pour vous que les autres fois ? Tout simplement parce que c'est à Monza que j'ai remporté ma toute première victoire en F1, mais c'est aussi parce que nous avons finalement vaincu la malédiction de Monza. Monza, c'est un peu comme New York: une fois que vous l'avez fait là-bas, vous pouvez le faire partout. Au vu du classement, on peut penser que vous pourrez fêter votre titre dès Singapour ? Je ne vois pas les choses de cette manière. Si vous planifiez trop, vous êtes déçu et je préfère encore être surpris. Nous ferons de notre mieux à Singapour. L'année passée, c'est Fernando Alonso qui avait pris le dessus, donc j'espère que les choses se passeront différemment d'ici deux semaines. Je pars pour gagner ce Grand Prix de Singapour.