Vettel, l'extraterrestre

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Vettel, l'extraterrestre
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Et de trois pour Sebastian Vettel. Le champion du monde en titre s'est en effet imposé ce dimanche en Turquie. Ce succès lui permet d'accentuer davantage encore son avance au classement. C'est également le cas pour Red Bull puisque Webber a assuré le doublé en passant un Fernando Alonso (Ferrari) clairement de retour aux affaires à 7 tours de la fin. Hamilton, Button (McLaren) et Rosberg (Mercedes) échouent au pied du podium.

Et de trois pour Sebastian Vettel. Le champion du monde en titre s'est en effet imposé ce dimanche en Turquie. Ce succès lui permet d'accentuer davantage encore son avance au classement. C'est également le cas pour Red Bull puisque Webber a assuré le doublé en passant un Fernando Alonso (Ferrari) clairement de retour aux affaires à 7 tours de la fin. Hamilton, Button (McLaren) et Rosberg (Mercedes) échouent au pied du podium. Son cri de joie est connu. Mais toujours aussi sincère. Sebastian Vettel n'en est pourtant pas à son coup d'essai et avec un tel coup de volant combiné à une monoplace clairement au-dessus du lot, il n'y a vraiment aucune raison de ne pas en profiter. Parti de la pole position, le pilote allemand a su gérer sa course comme il sait si bien le faire, c'est-à-dire en creusant un premier écart en début de course en cravachant comme un fou avant de pouvoir gérer plus aisément pas la suite. Loin de la stratégie qui lui avait fait descendre d'un cran en Chine, cette fois, Red Bull a calqué ses arrêts au plus efficace, soit quatre passages au stand, ce qui a été le cas pour 7 des 8 premiers de la course. Ce succès lui permet évidemment de caracoler en tête puisqu'il compte trois succès en quatre courses et désormais 34 longueurs d'avance sur son second, Lewis Hamilton et 38 sur son coéqupier, Mark Webber, qui a assuré le doublé pour Red Bull en Turquie. On pourrait imaginer une leçon de la part de l'écurie autrichienne mais cela n'a pas vraiment été le cas. D'une part parce que Mark Webber s'est élancé de la 2e place, soit sur la partie sale de la piste et qu'il a logiquement cédé face aux assauts de Nico Rosberg au départ et s'il l'a passé en profitant à plein du DRS (activation de l'aileron arrière), c'est à Fernando Alonso qu'il a dû se mesurer tout au long de la course. Les deux hommes ont ravitaillé en même temps pour la première fois (10e tour) avant de rester relativement proches par la suite. Si proches que Fernando Alonso a passé l'Australien au 29e passage. Webber passe Alonso sur le tard L'Espagnol, seul pilote à tourner dans les mêmes chronos que les deux Red Bull, s'est accroché tout au long de la course mais il n'a jamais réussi à vraiment à larguer définitivement un Webber qui va profiter de son dernier ravitaillement pour enquiller les meilleurs tours en course (il termine avec la meilleure marque en 1'29"703), revenir sur les talons d'Alonso avant de le passer au 51e tour, soit à 8 boucles du terme, afin d'assurer le doublé pour Red Bull et son deuxième podium de rang. Malgré tout, cette troisième place résonne comme un vrai signe d'espoir pour Fernando Alonso et Ferrari. Les améliorations apportées ont porté leurs fruits durant la course, moins en qualifications. Néanmoins, le Taureau des Asturies a été en mesure de rivaliser avec les Red Bull tout au long de la course, s'intercalant pendant une longue partie du Grand Prix. Nul doute que cela va donner un moral de feu à toute la Scuderia Ferrari. Lotus-Renault reste groupé Derrière, la lutte a aussi été très chaude. Et si Lewis Hamilton a finalement mené sa McLaren à la 4e place, il a dû batailler ferme pour y parvenir, notamment face à son coéquipier, Jenson Button, ou encore face à un Nico Rosberg qui a beaucoup doublé et cravaché pour finalement doubler Button en fin de course pour la 5e place. Un Jenson Button qui aura été le seul à parier sur 3 arrêts. Un exploit seulement possible grâce à la finesse de son pilotage. Cette lutte rappelle que Mercedes travaille clairement dans le bon sens. Et ce, même si Michael Schumacher a été décevant en qualification (il termine à 1 seconde de Rosberg) puis en course avec notamment un accrochage en début de course avec Petrov qui lui aura coûté cher. Du côté de Lotus-Renault, la course a également été chaude, Petrov et Heidfeld se sont même frottés en course mais au final ce n'est pas si mal puisque l'Allemand termine 7e juste devant son coéquipier russe. Pour la petite histoire, les deux hommes sont ex-aequo au classement avec 21 points au compteur. Enfin, impossible de ne pas mettre en avant la performance de Kamui Kobayashi, contraint de s'élancer de la 24e position et qui termine à la 10e place pour arracher un point amplement mérité. Une nouvelle preuve que Sauber, avec la course d'un Perez obligé de changer son museau en début de course, peut lutter pour les points à la régulière.