Vettel: "C'était la bonne réponse"

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Vettel: "C'était la bonne réponse"
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Vainqueur du Grand Prix du Brésil dimanche, Sebastian Vettel était ravi de participer au premier titre constructeurs de Red Bull... mais se penche déjà sur Abu Dhabi où il n'a pas encore renoncé à ses chances de glaner le titre des pilotes. L'Allemand concède toutefois une possible stratégie d'équipe pour permettre à Red Bull d'assurer le titre à un de ses pilotes face à Fernando Alonso, toujours en avance au championnat avant cette ultime manche.

Vainqueur du Grand Prix du Brésil dimanche, Sebastian Vettel était ravi de participer au premier titre constructeurs de Red Bull... mais se penche déjà sur Abu Dhabi où il n'a pas encore renoncé à ses chances de glaner le titre des pilotes. L'Allemand concède toutefois une possible stratégie d'équipe pour permettre à Red Bull d'assurer le titre à un de ses pilotes face à Fernando Alonso, toujours en avance au championnat avant cette ultime manche. Sebastian, vous venez de gagner le titre des constructeurs et vous conservez une chance au championnat pilotes... Oui, c'était une journée incroyable. Ce n'était pas une course facile au début. Je savais que j'étais sur le côté sale mais je pense avoir pris un bon départ. J'ai vu que Nico (Hulkenberg) avait un peu trop de patinage et j'ai juste utilisé mon élan pour le presser. Il n'a pas donné beaucoup de place, mais juste assez. Le départ a été bon. Ça s'est passé comme selon le plan. Le grip était plus faible sur le côté sale, mais il ne semblait pas être trop mauvais. Je pense qu'il a pris un bon départ. J'en ai juste pris un meilleur et puis il a essayé de me presser à l'intérieur. Il y avait très peu d'espace à gauche. J'ai prié pour qu'il n'y ait pas de débris parce que ce n'était pas vraiment la ligne de course que j'ai eu à utiliser. Mais c'était évidemment la clé pour entrer dans le premier virage et ensuite creuser l'écart dans le premier relais. Mark était derrière, alors j'étais relativement sûr. J'ai toujours essayé de garder un écart de deux secondes et demies, ce qui a semblé fonctionner, avant de contrôler à partir de là. Ce n'est pas une saison facile, surtout avec la course que nous venons d'avoir en Corée. Je pense que c'était la bonne réponse pour tous les gens de revenir ici, de n'avoir jamais à l'esprit ce qui s'est passé en Corée, juste rester concentré et tirer dans le même sens, faire un et deux, pour obtenir le championnat constructeurs une course avant la fin. Vous serez à 15 points de Fernando Alonso à Abu Dhabi. Est-ce encore possible ? Je pense que oui. Si cela était 26, ce serait impossible, 15, c'est possible. Je ne veux pas voir quelque chose de mal lui arriver, mais je pense que nous nous ne plaindrons pas si nous voyons un peu de jolie fumée sortir de la Ferrari. Mais blagues à part, nous sommes tous en course, nous sommes tous à pousser à la limite. Je dois me concentrer sur moi-même, tout comme je l'ai fait ici, en essayant de tirer le meilleur parti comme je l'ai fait hier et aujourd'hui (dimanche), et nous essayons juste de le faire à nouveau et essayer de gagner la course, puis de voir s'il termine ou pas. Dans une semaine, nous saurons. "Quand Red Bull est entré en Formule Un, j'étais un petit garçon" Avez-vous un message à transmettre à l'équipe Red Bull qui a remporté le championnat des constructeurs. Une issue incroyable ? Félicitations. Comme je l'ai dit, c'était une saison extrêmement difficile pour nous avec beaucoup de gens qui ont parlé de nous à un moment. Parfois de manière droite, parfois non. C'est donc bon de leur montrer à une course de la fin ce que nous avons fait. Nous sommes ici pour nous battre. Cela ne fait pas longtemps que Red Bull est arrivé en F1. Si vous regardez par rapport à des équipes comme Ferrari et McLaren avec lesquelles nous nous battons, c'est un sentiment agréable de savoir que vous avez la meilleure voiture et que vous avez fait le meilleur travail au cours d'une saison. Gagner le championnat des constructeurs a été une mission. Quand Red Bull est entré en Formule Un, j'étais un petit garçon. C'était en 2005. A Milton Keynes, et si je compare l'endroit à l'époque à maintenant, il y a eu un progrès énorme. Quelqu'un m'a fait visiter et j'ai été fasciné. Des étincelles dans les yeux. Désormais faire partie de l'équipe et une partie de la paire de pilotes pour leur donner leur premier championnat est incroyable. Je ne sais pas vraiment comment le mettre en mots. Un grand merci aux gars à Milton Keynes, ici sur la piste et aussi en Autriche. Il n'est pas toujours juste d'investir de l'argent, c'est du temps, de la patience et beaucoup de passion. Si ce sont les mêmes trois premiers dans le dernier tour à Abu Dhabi, ferez-vous un geste honorable pour permettre à Mark de remporter le titre ? L'exploitation de ces voitures sera à la limite, vous n'êtes jamais sûr que rien ne se passe. La meilleure preuve est sans doute il y a deux semaines, à dix tours de la fin, tout allait bien et puis le moteur casse. Des choses peuvent être hors de contrôle. Il est évident que dans mon cas, c'est assez simple. La seule chose que je puisse faire est de tout obtenir de moi-même, idéalement répéter le résultat que nous avons réalisé aujourd'hui et il est évident que cela dépendra où sont ces deux gars-là. Je pense que chacun de nous sait comment agir. Nous avons eu des moments qui ne sont probablement pas représentatifs et dont nous ne sommes pas très fiers et que nous ne voulons pas répéter. Un point, c'est tout. Vous n'avez pas vraiment répondu à la question. Comme Fernando le disait, si vous gagnez la course, il ne doit être que quatrième pour remporter le championnat. Si Mark remporte la course, Fernando aurait alors besoin d'être deuxième, donc si vous êtes leader à l'entrée du dernier tour d'Abu Dhabi avec Mark deuxième et Fernando troisième ou quatrième, laisserez-vous passer Mark ? Je pense que vous verrez là bas. Je suis allé à l'école, évidemment, donc je sais ce que je dois répondre. Il y avait beaucoup de discussions avant cette course. En fin de compte, avec la façon dont la course s'est déroulée, tout cela était inutile. Pour moi, c'est assez simple. Je vais à Abu Dhabi pour essayer de faire de mon mieux, nous avons une bonne voiture, je peux compter sur cela et nous verrons ensuite. Que voulez-vous entendre? Je peux seulement vous dire que, dans ce scénario que vous décrivez, je ne peux que vous dire ce que vous pensez. Je pense que c'est clair...