Vettel: "Brillant de bout en bout"

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Vettel: "Brillant de bout en bout"
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Déjà sacré champion du monde 2011, Sebastien Vettel ne lâche rien. Le pilote allemand s'est offert, dimanche, son 10e Grand Prix de la saison en Corée du Sud. Un nouveau succès synonyme de titre constructeurs pour Red Bull Racing. L'intéressé savoure sa nouvelle performance et revient sur les temps forts du week-end, du dépassement d'Hamilton à son meilleur tour en course dans l'ultime boucle.

Déjà sacré champion du monde 2011, Sebastien Vettel ne lâche rien. Le pilote allemand s'est offert, dimanche, son 10e Grand Prix de la saison en Corée du Sud. Un nouveau succès synonyme de titre constructeurs pour Red Bull Racing. L'intéressé savoure sa nouvelle performance et revient sur les temps forts du week-end, du dépassement d'Hamilton à son meilleur tour en course dans l'ultime boucle. Après la fête la semaine dernière, comment vous êtes-vous replongé pour cette course ? Il est bon de voir que toute l'équipe continue de pousser. Au niveau de la préparation, ce n'était pas idéal, car je pense que la plupart d'entre nous étions un peu ivres, dimanche dernier après la course. Mais nous avons clairement mérité cette victoire. Après un vendredi et un samedi plus difficiles, la voiture a été formidable en course. C'était très agréable à conduire, la voiture était de plus en plus rapide. Lorsque la safety-car est intervenue, tout s'est stabilisé et j'ai été capable de creuser l'écart. Après le titre des pilotes la semaine derrière, le titre constructeurs est fantastique pour l'équipe. Je tiens vraiment à remercier Renault. Ils ont travaillé très dur. Le moteur fonctionne merveilleusement bien. Nous sommes très compétitifs sur les circuits avec de longues lignes droites comme à Monza ou ici. Les gars sont en train de profiter et je suis très, très heureux aujourd'hui. Pouvez-vous commenter votre premier tour ? Mon départ n'était pas parfait. Je pense que Lewis a quitté la ligne de départ plus rapidement que moi. Pourtant j'étais très bien parti pour le tour de chauffe mais ça ne m'a pas aidé. Malgré un début sans encombre, la McLaren avait créé un petit écart. Puis j'ai abordé une très longue ligne droite avec le vent de face et j'ai pu réduire l'écart. Je me suis décalé juste avant le virage quatre et j'ai freiné très tard. Lewis était juste et je suis passé devant. J'ai ensuite eu peur à mon tour d'être rattrapé à cause du vent, que quelqu'un utilise l'aileron arrière ou le DRS pour me doubler. Donc j'ai attaqué très fort pour creuser un écart. Avez-vous été surpris par la résistance des pneus ? Nous avons fini par changer de stratégie. Dans les premiers tours, la voiture était bonne et l'équilibre était correct. Pour tout le monde, c'était pareil: on s'attendait à beaucoup de dégradations mais ça ne venait pas, c'est finalement arrivé beaucoup plus tard. On pensait devoir faire plus d'arrêts et finalement la gomme tendre a bien tenu et c'est une satisfaction. Le titre des constructeurs: "Ce n'est pas seulement une personne ou un aspect, tout doit être réuni" Vous souhaitiez lutter pour le meilleur tour en course jusqu'à la fin du Grand Prix. Avez-vous obtenu l'autorisation de votre team dimanche ? Je pense qu'ils ont voulu me tuer ! A la radio, à l'arrivée, ils m'ont dit: "Tu n'as pas le meilleur tour en course". Puis ils sont revenus me dire: "Mais si tu l'as, idiot !" C'était un peu bête de ma part. Je pense que dans les autres courses, ça n'a pas vraiment d'importance mais là, j'avais un bon feeling et j'ai continué à attaquer. C'est un détail, c'est surtout pour mon ego car ça ne rapporte pas de point. C'était vraiment stupide de ma part mais je l'ai eu et j'en suis heureux ! Vous semblez encore plus heureux que la semaine dernière. Pourquoi ? Je suis très heureux de la façon dont la course s'est déroulée. J'ai eu le sentiment d'être passé par toutes les étapes avec la voiture. La semaine dernière a été une journée très, très spéciale mais il m'a fallu du temps pour réaliser, et puis nous étions troisièmes. J'avais le sentiment qu'on aurait pu mieux faire. J'étais content d'être champion mais déçu par la troisième place. Aujourd'hui, ce fut une course brillante, de bout en bout. Tout le monde parle du titre des pilotes, que représente celui des constructeurs à vos yeux ? Il faut bien comprendre qu'il y a beaucoup de gens en-dehors du circuit, surtout à Milton Keynes, dans l'usine, où ils travaillent chaque jour, chaque semaine, chaque mois, pour créer deux voitures extrêmement compétitives. Ce n'est pas seulement une personne ou un aspect, tout doit être réuni. Même le staff ou les cuisiniers, tout le monde travaille ensemble. Évidemment, pour nous les pilotes, le championnat individuel est important. Mais pour toute l'équipe, c'est l'inverse. Celui des constructeurs permet de voir où nous en sommes par rapport aux autres écuries. Et de constater que nous avons confirmé après la saison passée.