Vettel a de l'appétit

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Vettel a de l'appétit
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Vainqueur de deux des trois premières courses de la saison, Sebastian Vettel attend avec hâte le Grand Prix de Turquie prévu le week-end prochain. L'Allemand arrive en pleine confiance mais se méfie d'une concurrence capable d'apporter de nombreuses évolutions. Le souvenir de son accrochage avec Mark Webber l'an dernier, ne donne toutefois que plus d'ambitions au champion du monde en titre.

Vainqueur de deux des trois premières courses de la saison, Sebastian Vettel attend avec hâte le Grand Prix de Turquie prévu le week-end prochain. L'Allemand arrive en pleine confiance mais se méfie d'une concurrence capable d'apporter de nombreuses évolutions. Le souvenir de son accrochage avec Mark Webber l'an dernier, ne donne toutefois que plus d'ambitions au champion du monde en titre. La pause commence à être longue pour Sebastian Vettel. Alors que la saison marque une vraie coupure avec un nouveau week-end sans course, le leader du championnat est pleinement tourné vers Istanbul, théâtre de la quatrième et prochaine manche du championnat du monde. Battu pour la première fois de la saison par Lewis Hamilton en Chine, l'Allemand ne s'affole pas mais aspire à retrouver le chemin du succès en Turquie. Un tracé pour lequel "Baby Schumi" n'est pas insensible. "J'aime particulièrement cet endroit car c'est là que j'ai eu mon premier essai en F1", a précisé cette semaine l'Allemand sur le site officiel de Red Bull Racing. C'était en août 2006 au volant de la BMW Sauber. Pilote sous contrat avec BMW, Vettel profite alors du départ de Villeneuve à mi-saison et de la promotion de Kubica pour sauter dans le baquet de troisième pilote. Son premier rendez-vous est à Istanbul... Oublier le fiasco de l'an passé Cinq ans plus tard, l'Allemand a fait son trou et explosé tous les records de précocité. Mais le circuit turc conserve ses attraits, ses souvenirs plus douloureux aussi. L'an passé, la saison de F1 y a vécu sans doute un tournant avec l'un des épisodes les plus marquants de la rivalité Vettel-Webber. L'accrochage entre les deux pilotes avait entraîné l'abandon de l'Allemand et de nombreuses tensions au sein de l'écurie autrichienne. Depuis, Vettel a pris le pouvoir, glané le titre de champion et devenu le leader moral incontesté de l'équipe qui déclare sans convaincre personne que ses deux pilotes sont sur un pied d'égalité. Vettel arrivera donc en Turquie en patron, tant au sein de son écurie qu'au classement du championnat. Mais l'ancien coéquipier de Sébastien Bourdais chez Toro Rosso se veut prudent : "La Turquie est un circuit exigeant pour les pneumatiques et il fait généralement très chaud là-bas. Notre voiture devrait être forte, mais bien sûr nous devons respecter nos concurrents. On ne peut jamais rien prendre pour acquis. Les autres gars ont beaucoup travaillé, mais nous poussons aussi très forts pour maintenir nos forces." Les pneus Pirelli l'obsède... Les pneus seront en effet l'une des clés à Istanbul dont les virages et changements de rythme sollicitent énormément les gommes. "Il y a tous les types de virages, lents et rapides, comme le virage 8", souligne Vettel. "C'est un virage génial, nous essayons de le prendre à fond tous les ans. C'est rapide et extrêmement bosselé, de sorte que vous pouvez à peine voir où vous allez - vous validez et espérez le meilleur". Des stratégies audacieuses pourraient donc voir le jour en raison des spécificités de pneus Pirelli aux usures parfois prématurées. Or Vettel le sait, la victoire d'Hamilton à Shanghai est surtout le résultat d'erreurs de stratégie de ses ingénieurs... Une manière donc de maintenir la pression et se préserver de tout excès de confiance. Attention, l'ogre Vettel est loin d'être rassasié !