Vaultier: "Un niveau très homogène"

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Vaultier: "Un niveau très homogène"
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Le snowboardcross et ses manches à quatre sur la piste de Whistler avaient séduit aux derniers Jeux Olympiques, les premiers de la discipline. Le circuit Coupe du monde reprend cette semaine en Autriche, à Lech am Arlberg, dix mois après la médaille de bronze surprise du Français Tony Ramoin. Le vainqueur sortant de la Coupe du monde, Pierre Vaultier, a lui encore de l'appétit et de la motivation à revendre... pour montrer qu'il peut être aussi l'homme d'un jour.

Le snowboardcross et ses manches à quatre sur la piste de Whistler avaient séduit aux derniers Jeux Olympiques, les premiers de la discipline. Le circuit Coupe du monde reprend cette semaine en Autriche, à Lech am Arlberg, dix mois après la médaille de bronze surprise du Français Tony Ramoin. Le vainqueur sortant de la Coupe du monde, Pierre Vaultier, a lui encore de l'appétit et de la motivation à revendre... pour montrer qu'il peut être aussi l'homme d'un jour. Pierre, la saison 2011 débute mardi en Autriche. Comment percevez-vous ce nouveau défi, celui de conserver le globe de cristal acquis l'hiver dernier ? Le conserver ou plutôt en gagner un autre car on ne le remet pas en jeu et heureusement ! J'aimerais bien en avoir un troisième car j'ai déjà gagné celui de 2008, sans oublier les Championnats du monde situés en plein milieu de saison. L'an passé, vous avez gagné cinq des sept manches de la Coupe du monde, difficile tout de même de faire mieux... Numériquement, on peut ! Mais, honnêtement je ne sais pas. On verra physiquement ! Cela risque d'être compliqué, même si des nations relâchent un peu la pression lors d'une saison post-olympique. Nous, on en a remis un coup. Le niveau qui semblait en constante hausse avec la perspective des premiers Jeux Olympiques pour la discipline pourrait donc un peu baisser ? Ou est-ce juste ponctuel avant un nouveau gros coup de fouet pour Sotchi ? A mon avis, la discipline est en constante hausse et ça va continuer. La discipline est jeune, même les jeunes sont capables de faire monter ça de par leurs nouveautés, leur fraicheur, leurs nouvelles techniques. Peut-être ce qui se passe moins en ski où c'est plus verrouillé. Je suis arrivé en Coupe du monde à 18 ans avec une technique différente qu'il a fallu travailler. Et ça a payé. On n'est pas à l'abri qu'un petit jeune arrive avec une toute autre technique et qu'il nous mette tous à l'amende ! On est donc constamment face à une hausse de niveau. Mais ça, j'adore ! On a énormément besoin de crédibilité, quand on voit qu'en qualifications, les 32 meilleurs rentrent en une seconde et demie, ça nous la donne parce qu'on voit que c'est ultra serré. Le niveau est très homogène. "Je cours derrière une médaille d'or" Ressentez vous une différence depuis les Jeux qui ont séduit le grand public ? Comment décririez-vous votre discipline pour attirer les gens ? C'est un sport spectaculaire. On était en bas de l'échelle, bien qu'on s'en sorte grâce à Tony Ramoin et sa médaille, moi et mon globe, Mathieu Bozzetto sur le parallèle... C'est un sport visuellement intéressant, spectaculaire. Les runs ne sont jamais les mêmes, les parcours non plus. C'est prenant aussi. Ca ne plait pas à tout le monde, mais à beaucoup avec ces qualifications puis les luttes à quatre. Notre sport peut aussi évidemment tirer parti de la médiatisation qu'impliquent les JO. J'espère qu'ils ne vont pas le supprimer du programme, mais je ne pense pas. Ca a apporté de l'engouement, de la médiatisation. Cela permet il de digérer un peu plus facilement l'absence de podiums aux JO, LA course, celle qui ne vous a pas récompensé malgré votre régularité en Coupe du monde ? Je cours après une médaille d'or. J'irai à Sotchi en 2014 pour cela. Si je ne l'ai pas à Sotchi, j'irai plus loin ! Ça pourrait être Annecy, et ce serait sûrement la fin de ma carrière. Les Mondiaux à La Molina cette saison seraient justement l'occasion de montrer dès maintenant que vous pouvez aussi être l'homme d'un jour ? C'est mon objectif aussi sur les prochaines saisons. Montrer que je peux aussi m'exprimer pleinement sur des courses d'un jour, en montant pourquoi pas sur la plus haute marche. Rien n'est perdu, je cours vraiment après cela.