Vannes, la dernière chance ?

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Vannes, la dernière chance ?
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Empêtré dans la zone de relégation depuis la 20e journée, Vannes affronte mardi à 20h, pour le compte de la 35e journée de Ligue 2, un concurrent direct pour le maintien: Nîmes. Les Bretons, actuellement 19e, n'ont plus le choix: ils doivent gagner s'ils veulent continuer à rêver de rester en Ligue 2. Mais la situation est mal embarquée du côté de la Rabine, et seul un miracle semble pouvoir sauver les Hommes de Stéphane Le Mignan.

Empêtré dans la zone de relégation depuis la 20e journée, Vannes affronte mardi à 20h, pour le compte de la 35e journée de Ligue 2, un concurrent direct pour le maintien: Nîmes. Les Bretons, actuellement 19e, n'ont plus le choix: ils doivent gagner s'ils veulent continuer à rêver de rester en Ligue 2. Mais la situation est mal embarquée du côté de la Rabine, et seul un miracle semble pouvoir sauver les Hommes de Stéphane Le Mignan. L'objectif du club fixé en début de saison était pourtant clair. Après une année 2009/2010 très compliquée, où Vannes s'était sauvé lors de la dernière journée de championnat, les dirigeants morbihannais souhaitaient ne pas revivre une nouvelle saison galère et assurer le maintien du club en Ligue 2 le plus vite possible. Las, trente-quatre journées plus tard, le VOC est en bien mauvaise posture. Après une bonne entame de championnat (deux victoires, une défaite), les coéquipiers de Guillaume Gauclin ont en effet plongé et ne sont sortis qu'une seule fois de la zone rouge depuis la 15e journée. Les "Vénètes" sont désormais à cinq points de Nîmes, premier non relégable, et possèdent une différence de buts quasiment rédhibitoire par rapport aux concurrents: -27 pour les Bretons, -2, -4 et -1 respectivement pour Metz, Nîmes et Nantes. Autant dire qu'à quatre journées de la fin, la situation semble désespérée pour l'équipe de Stéphane Le Mignan, plus mauvaise attaque et moins bonne défense du championnat (27 buts inscrits, 54 encaissés). L'entraîneur breton ne s'en cache d'ailleurs pas dans Ouest France: "Maintenant ça va être très compliqué de se maintenir. C'est une mission quasiment impossible". Le président Michel Jestin ne voit lui plus qu'un miracle pour que son club reste en Ligue 2: "On va essayer d'aller faire un aller-retour à Lourdes", lâche-t-il dans un entretien au Télégramme. Du côté des joueurs, la résignation semble également régner, David Martot ne voyant par exemple plus qu'une seule solution: "On va prier et on verra bien ce qui se passera". "On va se bagarrer" Seul motif d'espoir: les Vannetais affrontent Nîmes, un adversaire direct, dès mardi. Les Bretons n'auront donc pas le temps de gamberger après la claque reçue face à Angers (défaite 3-0) vendredi dernier, comme l'a confié Stéphane Le Mignan après la rencontre: "On n'aura pas le temps de cogiter puisqu'on reçoit Nîmes mardi avec l'objectif de revenir à deux points de cette équipe". L'entraîneur morbihannais refuse par ailleurs de baisser les bras: "On ne sait jamais ce qui peut arriver dans le football. On fera le bilan à la fin, mais il reste un mince espoir à entretenir". Même son de cloche chez son président: "On ira jusqu'au bout. On n'a pas le droit, par rapport à notre public, à notre environnement, de baisser les bras. Il faut que l'on batte Nîmes à tout prix mardi. On va se bagarrer, on va tout mettre en oeuvre pour les battre, déjà. Et puis, on verra la suite...". Reste que la tâche sera bien difficile pour les Bretons qui ne se sont imposés que huit fois cette saison en championnat. Car en face, Nîmes est sur une toute autre dynamique. Les Crocodiles, qui restent sur trois bons résultats (une victoire, deux nuls), sont sortis vendredi dernier de la zone de relégation. De quoi revigorer l'équipe de Thierry Froger, qui arrivera à la Rabine "avec les dents longues", annonce le milieu de terrain Mohamed Benyachou dans le Midi Libre. Et même si les Bretons, qui n'ont plus le droit à l'erreur, parvenaient à briser cette bonne série des Gardois, ils auront ensuite fort à faire avec deux déplacements au Havre et à Troyes et la réception entre temps d'un sérieux prétendant à la montée, Le Mans. Autant dire que si Vannes ne s'impose pas lors de la 35e journée, la messe sera vraisemblablement dite et l'aventure en Ligue 2 du finaliste de la Coupe de la Ligue 2009 s'arrêtera.