Van Persie, dernier des Mohicans

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Van Persie, dernier des Mohicans
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Robin van Persie, comme depuis le début de la saison, portera encore tous les espoirs - ou presque - d'Arsenal sur ses épaules, lors du déplacement à Marseille. Auteur de 34 buts en 40 matches depuis le début de l'année 2011, le Néerlandais marche sur l'eau. Problème: il est bien le seul chez les Gunners, plus que jamais tributaires de leur attaquant. Surtout depuis les départs de Samir Nasri et Cesc Fabregas.

Robin van Persie, comme depuis le début de la saison, portera encore tous les espoirs - ou presque - d'Arsenal sur ses épaules, lors du déplacement à Marseille. Auteur de 34 buts en 40 matches depuis le début de l'année 2011, le Néerlandais marche sur l'eau. Problème: il est bien le seul chez les Gunners, plus que jamais tributaires de leur attaquant. Surtout depuis les départs de Samir Nasri et Cesc Fabregas. Au coeur de leur traversée du désert, les Gunners sont prêts à s'accrocher à la moindre branche. Mais Robin van Persie est plus qu'une branche. C'est l'oasis d'Arsenal, quand le sable ne cesse de brûler les pieds et que les contre-performances tarissent sérieusement la source de confiance des hommes d'Arsène Wenger. Ultime survivant d'une époque qui était encore à peu près dorée, le Néerlandais est le seul de l'effectif actuel à avoir remporté un titre avec l'entraîneur français. Surtout, Van Persie ne se contente pas de ce statut, de ce fait de gloire. Dès qu'il le peut, depuis le début de la saison, il tient l'équipe à bout de bras. Encore auteur samedi face à Sunderland (2-1) d'un doublé - dont un but après 39 secondes, nouveau record d'Arsenal en Premier League - l'attaquant en est à 34 buts en 40 matches depuis le début de l'année 2011. Ce qui donne une moyenne de 0,85 but par match, seulement battue en Europe, dans le même laps de temps, par Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Ça vous pose l'importance d'un joueur... "Il y a deux ans, je ne pouvais pas jouer deux fois 90 minutes sur une courte période, mais désormais je peux, indiquait Van Persie vendredi sur le site officiel de son club. J'arrive à récupérer pleinement, et c'est vraiment super." Wenger: "Le mieux, ce serait bien sûr qu'il prolonge" Pillé de toutes parts, avec le double départ de Nasri et Fabregas en point culminant de la saignée, Arsenal n'a plus qu'une idée en tête: prolonger Van Persie. "On est prêt à en parler avec lui, a indiqué Wenger lundi au Daily Star. Il est au courant. Ce qui compte, c'est qu'il s'implique à fond en ce moment. Le mieux, ce serait bien sûr qu'il prolonge, mais s'il ne veut pas, on devra faire avec." S'il ne voulait pas, les Gunners se planteraient peut-être la plus grosse des épines qu'ils se sont enfoncée dans le pied depuis le départ de Thierry Henry vers Barcelone. Les supporters de l'Emirates Stadium ont en effet reporté tout leur amour sur leur n°10. Ancien de l'époque glorieuse au moment de la French connection, Robert Pires résume simplement, mais justement, où en sont Arsenal et Van Persie en ce début de saison: "Il est la locomotive et l'homme fort de l'équipe, mais les autres joueurs ont du mal à suivre, explique l'ex-international français, dans des propos relayés lundi par le site de l'OM. Il est le seul à avoir autant élevé son niveau de jeu." Il y a deux semaines, face à Bolton, Van Persie est devenu le 17e joueur de l'histoire d'Arsenal à inscrire plus de 100 buts sous les couleurs des Gunners. Au Vélodrome, les Marseillais devront s'en méfier comme le lait sur le feu. Mais il ne pourra pas éternellement tout faire, tout seul. Surtout au plus haut niveau européen.