Van Gaal, une méthode en question

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Van Gaal, une méthode en question
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Secoué par l'adieu au titre acté par la défaite contre Dortmund (1-3), samedi, et fragilisé par l'élimination en Coupe d'Allemagne contre Schalke 04 (0-1), mercredi, Louis van Gaal, l'entraîneur du Bayern Munich, est sur la sellette. Une défaite à Hanovre, dimanche, lors de la 25e journée de Bundesliga, pourrait être fatale au technicien néerlandais, très contesté depuis le début de saison.

Secoué par l'adieu au titre acté par la défaite contre Dortmund (1-3), samedi, et fragilisé par l'élimination en Coupe d'Allemagne contre Schalke 04 (0-1), mercredi, Louis van Gaal, l'entraîneur du Bayern Munich, est sur la sellette. Une défaite à Hanovre, dimanche, lors de la 25e journée de Bundesliga, pourrait être fatale au technicien néerlandais, très contesté depuis le début de saison. "Ça va être dur de sauver la saison. Quand le Bayern n'est pas champion et ne gagne pas la coupe, ça n'est pas une bonne saison". Ces propos sans détour sont ceux du capitaine munichois, Philipp Lahm, à la ZDF, au terme de l'élimination subie à domicile face à Schalke (0-1), mercredi, en demi-finale de la Coupe d'Allemagne. Quatre jours seulement après un autre revers à l'Allianz-Arena, contre Dortmund (1-3), synonyme d'adieu au titre. Et le bouc-émissaire est tout désigné: Louis van Gaal. Depuis le début de l'exercice, le coach néerlandais est décrié par la presse locale. Pour son absence de résultat, ses choix tactiques mais aussi sa gestion du vestiaire. Depuis son arrivée en Bavière en 2009, l'ancien technicien de l'AZ Alkmaar s'est successivement brouillé avec Luca Toni, Martin Demichelis, Mark van Bommel et Franck Ribéry. Les trois premiers sont partis. Et rarement en bons termes. En témoigne le missile envoyé début février par l'attaquant italien, désormais à la Juventus Turin, dans Sport Bild. "Le coach a un jour voulu nous dire clairement qu'il pouvait décider de mettre sur le banc des remplaçants n'importe quel joueur, quel que soit son nom, car il avait des couilles. Pour nous le prouver, il a baissé son pantalon. Je n'ai jamais vu cela, c'était complètement fou !" Car Van Gaal ne ménage personne. Quelque soit son statut. Ribéry en sait quelque chose. En novembre dernier, son coach l'avait torpillé en conférence de presse: "Ce n'est pas pour moi que j'organise des matches amicaux. Mais la palme revient à Ribéry. Il n'a pas fait d'efforts et n'a fait preuve d'aucun engagement." Van Gaal: "Je fais mon boulot, et je le fais bien" Une méthode contestée en interne. En novembre dernier, Uli Hoeness, le président du Conseil de surveillance, avait déclaré sur Sky Sport qu'il était "difficile de parler avec Van Gaal" et qu'il "devrait accepter l'avis des autres". Si, jusqu'à aujourd'hui, le technicien batave a toujours remporté ses duels, fort d'une saison 2009-2010 irréprochable (champion, vainqueur de la Coupe d'Allemagne, finaliste de la Ligue des champions), la donne pourrait changer maintenant que les résultats ne suivent plus. Le Bayern n'a plus que la Ligue des champions pour sauver sa saison. Mais surtout, les Bavarois ont un impératif: participer à la prochaine C1. "Malgré la déception et les émotions, nous devons rester calme et l'emporter dimanche, rappelait le président, Karl-Heinz Rummenigge, sur le site du club. C'est un match très important. Il faut réagir, prendre des points pour rejoindre les places qualificatives pour la Ligue des champions." Mais Hanovre, 3e au classement avec deux longueurs d'avance sur Munich, réalise la meilleure saison de son histoire. Une défaite mettrait Louis van Gaal en grand danger, avant un mois de mars difficile face à Hambourg, l'Inter Milan et Fribourg au programme. De quoi inquiéter Van Gaal ? "C'est au club de décider, pas à moi. Je fais mon boulot, et je pense que je le fais bien."