Valverde savoure son sacre

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Valverde savoure son sacre
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Alejandro Valverde a quasiment assuré sa victoire sur la Vuelta en terminant 7e du contre-la-montre de Tolède, l'avant-dernière étape de l'épreuve.

Pour la première fois de sa carrière, Alejandro Valverde va vraisemblablement remporter le Tour d'Espagne. Si l'Ecossais David Millar a remporté samedi le contre-la-montre de Tolède, avant-dernière étape de la Vuelta, l'Espagnol de la Caisse d'Epargne est parvenu à conserver le maillot or de leader de l'épreuve en terminant à une belle 7e place.Toujours placé, jamais vainqueur. Entre Alejandro Valverde et la Vuelta, c'est une longue histoire. Une histoire dans le désordre. Le coureur espagnol a attendu d'avoir vingt-neuf ans pour monter sur la plus haute marche du podium. Et il devrait, sauf improbable scénario dimanche lors de la dernière étape, voir son nom écrit en lettres capitales au palmarès. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé avant. Mais le destin en a décidé ainsi. Troisième en 2003, quatrième en 2004, deuxième en 2006, cinquième en 2008 et donc, premier en 2009. Ses efforts ont fini par payer. Il était temps.A vrai dire, le leader de l'équipe Caisse d'Epargne n'avait pas trop de souci à se faire, ce samedi, lors du contre-la-montre de moins de 28 kilomètres couru dans les rues de Tolède. Il avait bien consolidé son maillot or au classement général la veille, avec 1'26" d'avance sur Samuel Sanchez et 1'45" sur Ivan Basso. De quoi lui offrir une belle sécurité dans un exercice qu'affectionne Cadel Evans, quatrième à 1'59" avant le départ. Sa marge de manoeuvre: à peu près trois secondes au kilomètre. Autant dire qu'il aurait fallu une chute ou un pépin technique pour le priver du trône.Evans sur le podiumD'incident il n'y a pas eu. Parti aux environs de 17 heures, le Murcian, vainqueur cette année du Tour de Catalogne et du Dauphiné-Libéré, ne s'est pas imposé, il a assuré le minimum avec une septième place (36'29"). Sa première victoire dans un grand tour n'est désormais plus qu'une question d'heures. Une belle revanche pour lui qui, en février, avait été suspendu deux ans par le Comité olympique national italien (Coni) et interdit de compétition sur le sol transalpin pour son implication présumée dans l'affaire Puerto. Une sanction qui l'avait privé au mois de juillet du Tour de France, hébergé cette année de l'autre côté des Alpes lors de la seizième étape. Si suspense il y avait avant cet ultime chrono, c'était au niveau des deux places restantes sur le podium. Les trois poursuivants directs d'Alejandro Valverde avaient conscience qu'ils ne termineraient pas en or. A ce jeu de chaises musicales, c'est Ivan Basso qui est resté sur le carreau, éjecté par Cadel Evans, auteur du troisième temps (36'02") derrière David Millar, vainqueur de cette vingtième étape en 35'53". Mais l'Australien ne finira pas deuxième au général. Samuel Sanchez lui a grillé la politesse (35'58"). Ce qui n'est pas pour déplaire au public, qui voit deux de ses protégés truster les premiers rôles.