Valenciennes aime déjà son Hainaut

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Valenciennes aime déjà son Hainaut
@ Lo Presti / Valenciennes Métropole
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LIGUE 1 - VA inaugure mardi, contre Dortmund, le Stade du Hainaut, qui contient 25.000 places.

A Valenciennes, le départ, attendu et officialisé en fin de semaine dernière, de Milan Bisevac pour le Paris Saint-Germain n'a pas fait la Une de l'actualité. Loin de là. Car le club nordiste vit actuellement au rythme de l'inauguration du nouveau Stade du Hainaut, qui aura lieu mardi soir. Pour l'occasion, VA se frottera lors d'un match amical de gala au champion d'Allemagne en titre, le Borussia Dortmund, l'une des plus belles équipes d'Europe. Pour le VAFC, qui entamera en août sa sixième saison consécutive parmi l'élite, cette nouvelle enceinte marque clairement le début d'une nouvelle ère au niveau des infrastructures.

Le Stade du Hainaut (930x620)

© MAXPPP

Imaginé dès la remontée du club parmi l'élite, en 2006, le projet du Stade du Hainaut s'est concrétisé relativement rapidement. Pour VA, il était urgent d'agir. Le Stade Nungesser, cher au coeur des supporters et qui accueille les Rouge et Blanc depuis 1930, est devenu au fil des ans bien trop vétuste par rapport aux standards de la Ligue 1. Le Stade du Hainaut, construit à quelques mètres seulement, présente évidemment une structure bien différente, avec ses 8.000 écailles en inox qui en font une sorte d'ovni en plein quartier résidentiel. Il propose 25.000 places (contre un peu plus de 16.000 pour Nungesser), toutes assises bien évidemment, avec seize loges et plusieurs salons de réception.

"Le top" et "une grande fierté"

Les joueurs de VA, découvrant leur nouveau stade (930x620)

© Lo Presti / VAFC

"Ça va être un super stade de football, où tout le monde aura plaisir à venir et à supporter l'équipe", se félicite le président du club, Francis Decourrière. Les joueurs de VA (ici Gaël Danic, David Ducourtioux et Fabien Penneteau), qui se sont entraînés pour la première fois dans le stade vendredi, sont tout aussi enthousiastes. "C'est le top", résume Rudy Mater, au club depuis 2002 et qui vient de prolonger son contrat pour deux années supplémentaires, jusqu'en 2014.

Ce sont logiquement les plus anciens qui sont les plus émus à l'approche de cette nouvelle saison. José Saez, arrivé à VA lorsque le club était encore en National, en 2004, n'oublie pas "les galères" qui ont parsemé son chemin et celui du club jusqu'à ce mardi historique. "Ce stade, c'est une grande fierté. Je pense que ça sera la même ambiance qu'à Nungesser. C'est une récompense pour tout le monde", explique le milieu défensif valenciennois. Une récompense mais aussi un pari. Car avec seulement le 16e taux de remplissage de Ligue 1 l'an dernier (70,5% pour une moyenne de 11.664 spectateurs), le guichets fermés n'est pas garanti tous les week-ends...

Seuls de bons résultats permettront de faire briller le Hainaut, qui porte le nom du comté historique dans lequel est situé Valenciennes. "C'est une métropole qui s'est investie à fond dans ce projet structurant, le phare de la région du Hainaut", commente le président. "A nous de montrer qu'on est digne de ce joyaux et d'obtenir des résultats qui soient en concordance avec ce stade." La saison dernière, VA a terminé 12e, ce qui correspond peu ou prou à son classement moyen depuis son retour parmi l'élite. Après Antoine Kombouaré et Philippe Montanier, Daniel Sanchez aura la responsabilité de poursuivre le travail d'ancrage - voire mieux - de VA en Ligue 1, un club qui ne fait pas beaucoup de bruit mais qui peut se targuer, lui, d'avoir un stade flambant neuf.