Valence, jardin du Real

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Valence, jardin du Real
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Trois jours après y avoir conquis la Coupe du Roi, le Real Madrid a confirmé samedi ses bonnes dispositions à Mestalla en laminant Valence (6-3) en ouverture de la 33e journée de Liga. Titulaire dans une équipe fortement remaniée, Karim Benzema a mis les siens sur les bons rails, participant à un spectaculaire succès qui permet à la Maison Blanche de rester à 8 points du Barça, vainqueur sans éclat d'Osasuna (2-0).

Trois jours après y avoir conquis la Coupe du Roi, le Real Madrid a confirmé samedi ses bonnes dispositions à Mestalla en laminant Valence (6-3) en ouverture de la 33e journée de Liga. Titulaire dans une équipe fortement remaniée, Karim Benzema a mis les siens sur les bons rails, participant à un spectaculaire succès qui permet à la Maison Blanche de rester à 8 points du Barça, vainqueur sans éclat d'Osasuna (2-0). Mestalla donne des ailes au Real Madrid. L'antre du FC Valence, surchauffé mercredi lors du court succès glané par les Merengue en finale de la Coupe du Roi face au FC Barcelone (1-0 après prolongation), était beaucoup plus calme ce samedi. Non pas que l'affiche de cette 33e journée de Liga ne valait pas le déplacement, le club ché, troisième, accueillant le dauphin du Barça, mais les hommes de José Mourinho ont rapidement tué tout suspense dans une rencontre qui promettait une lutte âpre qui n'a finalement jamais eu lieu. La faute à la démonstration offerte par les visiteurs dans un premier acte parfaitement maîtrisé et clos avec un avantage de quatre buts. A mi-chemin, les Valencians avaient déjà la tête sous l'eau et le sort de ce match était déjà scellé. En cause, le festival offensif offert par les Madrilènes durant les quarante-cinq premières minutes. Dominateur dès le coup d'envoi, le Real met une vingtaine de minutes à trouver le chemin des filets. Après avoir vu la barre repousser son missile du pied droit (20e), Karim Benzema profite de la mauvaise intervention du portier Guaita sur une passe de Higuain pour ouvrir le score (0-1, 23e). En plus d'être efficaces dans le jeu, les Merengue sont aidés par les errements défensifs valencians, à l'image de Jérémy Mathieu qui offre le deuxième but à Higuain après avoir pourtant déposé l'Argentin (0-2, 31e). Très long pasillo... Dans les cordes, Valence finit le premier acte K.O. debout puisque Kaka participe à la fête en profitant d'un service de Higuain à la conclusion d'une action initiée par Benzema pour aggraver le score (0-3, 39e). Trois minutes plus tard, les Chauves-souris se font un peu plus couper les ailes lorsque le meneur de jeu brésilien rend la pareille à l'Argentin qui s'offre un doublé en prolongeant le centre du Ballon d'Or 2007 dans le but des locaux (0-4, 42e). Le trio gagnant du premier acte, Kaka-Benzema-Higuain, ne s'arrête pas en si bon chemin, et notamment les Sud-Américains qui poursuivent leur festival au retour des vestiaires, Higuain profitant d'un nouveau service du Brésilien pour signer un triplé (0-5, 53e) avant que l'Auriverde ne signe sa deuxième réalisation du jour, un enroulé du droit précédé d'un petit pont sur Stankevicius (1-6, 62e). Dans ces conditions, les buts inscrits par un ancien Madrilène, Soldado (1-5, 60e), Jonas (2-6, 80e) et Jordi Alba (3-6, 84e) sont plus qu'anecdotiques pour une formation de Valence aussi décevante que transparente ce samedi. Le club ché n'aura donc pas su exister face à un Real Madrid pourtant fortement remanié. Privé de Di Maria, Khedira, Adebayor (blessés), Arbeloa (suspendu) et Ramos (laissé au repos), José Mourinho alignait un 4-4-2 inhabituel avec les présences de joueurs comme Canales, Garay ou du jeune Nacho, laissant ainsi Cristiano Ronaldo, Özil, Xabi Alonso, Pepe ou encore Marcelo sur le banc au coup d'envoi de ce monologue. Et les mauvaises langues de dire que le pasillo - la haie d'honneur réalisée par les Valencians pour saluer la victoire madrilène en coupe - aura duré l'intégralité de la rencontre...