Vaincre ou mourir

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Vaincre ou mourir
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Orphelin de Nicolas Batum, le Sluc n'est plus le même depuis que son maître à jouer est reparti aux Etats-Unis. Défait ce week-end en championnat, par Chalon, Nancy reste en outre sur deux revers en Euroligue, si bien que le Top 16 continental semble aujourd'hui grandement compromis pour les joueurs de Jean-Luc Monschau. Mercredi sur le parquet de Vitoria, les Couguars n'auront pas le choix: il faudra l'emporter.

Orphelin de Nicolas Batum, le Sluc n'est plus le même depuis que son maître à jouer est reparti aux Etats-Unis. Défait ce week-end en championnat, par Chalon, Nancy reste en outre sur deux revers en Euroligue, si bien que le Top 16 continental semble aujourd'hui grandement compromis pour les joueurs de Jean-Luc Monschau. Mercredi sur le parquet de Vitoria, les Couguars n'auront pas le choix: il faudra l'emporter. Trois succès à domicile et autant de défaites concédées les armes à la main en parquet hostile, Nancy était loin de faire de la figuration en Euroligue à l'issue de la 6e levée. Seulement depuis deux journées, le temps s'est gâté et la franchise lorraine a pris l'eau. A Bilbao d'abord (97-75), puis à Jean-Weille, où Fenerbahçe a fait comme chez lui, infligeant au Sluc un revers des plus cinglants (53-73). Il faut dire que les Couguars ont perdu gros il y a quinze jours, contraints de laisser s'envoler le Blazer un temps recueilli: Nicolas Batum. La dernière sortie en date des Lorrains, samedi à Chalon, en Pro A, venant confirmer que tout peut paraître dépeuplé quand un être unique vous manque. Jean-Luc Monschau l'avoue, dans les pages du Républicain Lorrain: "On a remplacé Batum numériquement mais pas sur le terrain." Kenny Gregory ne peut prétendre le contraire, lui qui s'est contenté de 5 points à 2 sur 9 au shoot et 2 rebonds devant l'Elan ce week-end. Ajoutez à cela les baisses de régime manifestes des Pape Amagou, John Linehan, Adrien Moerman ou Victor Samnick et la chute de tension du Sluc devient inévitable. "On est dans le dur mais en retrouvant la réussite qui nous fait défaut depuis deux matches, tout peut arriver", veut croire l'entraîneur nancéien. Face à Vitoria, quatrième actuel du championnat espagnol et grand d'Europe s'il en est, il faudra au moins ça. Sur le site officiel de la compétition, Akin Akingbala, l'un des rares Couguars à demeurer constant dans l'adversité, livre la recette d'une victoire potentielle à l'extérieur - ce qui serait une première pour le club en deux participations à l'Euroligue: "Il va falloir jouer dur, jouer propre et penser collectif. Si nous réunissons ces trois conditions, nous pourrons nous dire que nous avons tout donné sur le terrain." C'est précisément le credo qu'avait observé le Sluc le mois dernier pour signer la plus belle victoire de son histoire sur la scène européenne, aux dépens de Vitoria (90-85). Non sans un immense Batum... En cas de défaite mercredi soir, un succès de l'Olympiakos le lendemain contre Cantu et c'en sera fini des chances de Top 16 des Nancéiens. Les Espagnols pouvant eux décrocher leur sésame s'ils s'imposent et voient Fenerbahçe disposer de Bilbao jeudi. "C'est un match déterminant pour atteindre le Top 16 face à une équipe qui a démontré qu'elle pouvait nous battre, souligne Mirza Teletovic, l'une des pièces maîtresses de l'effectif ibérique. Je crois que c'est notre premier gros test de la saison. Ça passe ou ça casse." Seul Nancy pourtant reste à la merci du couperet avant ce match. "Après notre première défaite à la maison la semaine passée, nous avons un pied hors du Top 16, rappelle Jean-Luc Monschau. Nous savons de quoi est capable Vitoria, avec ses joueurs qui appartiennent à l'élite du basket européen. Donc nous savons à quoi nous attendre." Un exploit, voilà ce qu'exige l'Euroligue des Couguars désormais.