VA, une philosophie avant tout

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VA, une philosophie avant tout
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Orphelin de Philippe Montanier, le VAFC semble avoir trouvé en Daniel Sanchez le successeur adéquat pour assurer la pérennité d'un style basé sur l'offensive. "On reste dans une certaine continuité, en termes de philosophie de jeu notamment", assure l'ancien entraîneur du Tours FC. Pas question pour autant de tirer des plans sur la comète. Le maintien restera le leitmotiv d'un club qui s'attend à quelques pertes d'ici à la fin de l'été.

Orphelin de Philippe Montanier, le VAFC semble avoir trouvé en Daniel Sanchez le successeur adéquat pour assurer la pérennité d'un style basé sur l'offensive. "On reste dans une certaine continuité, en termes de philosophie de jeu notamment", assure l'ancien entraîneur du Tours FC. Pas question pour autant de tirer des plans sur la comète. Le maintien restera le leitmotiv d'un club qui s'attend à quelques pertes d'ici à la fin de l'été. LA SAISON DERNIERE Au printemps dernier, le VAFC s'est arrêté à la 12e place, à trois longueurs seulement du 7e mais à quatre points également du premier relégué. Comme près de la moitié des clubs la saison passée, Valenciennes n'a acquis son maintien en L1 qu'en toute fin d'exercice, malgré quelques performances notables comme ces victoires à domicile contre l'OM (3-2) et l'OL (2-1) - succès confirmés par de précieux nuls obtenus à Gerland (1-1) et au Vélodrome (2-2). Rarement brillant ces dernières années en coupes, si ce n'est un quart de Coupe de la Ligue rallié en 2008, VA s'est de nouveau heurté aux portes des demies dans cette compétition (défaite 1-3 contre le PSG) mais a sombré dès son entrée en lice en Coupe de France (défaite 2-1 à Angers). L'équipe de Philippe Montanier se sera surtout révélée solide et difficile à appréhender. En témoignent les 18 matches nuls enregistrés dans le seul championnat. LE RECRUTEMENT L'objectif annoncé du président Decourrière était de conserver la plupart de ses forces vives durant la trêve. Ace jour, les visages du VAFC restent effectivement familiers. Grégory Pujol, Carlos Sanchez et Milan Bisevac, tous demeurent Valenciennois pour l'heure malgré l'intérêt qu'ils suscitent. Les deux derniers bénéficiant toutefois d'un bon de sortie, leur présence est encore loin d'être garantie à la reprise du championnat début août. Un départ du premier n'est en revanche pas d'actualité, ce qui n'empêche pas le club de chercher un renfort offensif, en plus du jeune Francis Massampu, passé pro cet été après une première saison probante essentiellement jouée avec la réserve. Sur ses arrières, VA pourra du reste compter sur le latéral droit Kenny Lala, arrivé pour quatre ans en provenance du Paris FC. Un joueur qui avait fait forte impression la saison passée en Coupe de France, face à Toulouse ou Sochaux notamment. LE JOUEUR A SUIVRE "Il n'y aura pas de départ inattendu", martelait Francis Decourrière le mois dernier, à l'évocation du dossier Pujol. En clair, VA entendait bien garder son meilleur artilleur cet été. Un Grégory Pujol auteur de 17 réalisations en 33 sorties la saison dernière. Jamais le Parisien de naissance, passé par Nantes, Anderlecht ou Sedan avant d'atterrir dans le Hainaut à l'intersaison 2007 n'avait été à pareille fête devant les buts adverses. "La question d'un départ ne s'est jamais posée le concernant, nous assure Daniel Sanchez, il a même prolongé." Comme les Gaël Danic, David Ducourtioux ou encore Benjamin Angoua, Grégory Pujol, 31 ans, s'est effectivement inscrit dans la durée avec Valenciennes, prolongeant son bail de deux ans pour se retrouver lié au club jusqu'en 2014. "J'espère que je prendrai autant de plaisir la saison prochaine. A vrai dire, je n'ai pas trop de doutes là-dessus. J'ai la confiance de mes partenaires et de mes dirigeants, confiait l'intéressé il y a quinze jours à l'annonce de sa nouvelle signature. J'espère personnellement revivre la même saison voire plus enrichissante encore. On peut peut-être viser plus haut..." L'ENTRAINEUR Des débuts précipités et éphémères avec Nice en 1996, en pleine crise azuréenne, et un exil prématuré au Japon, Daniel Sanchez a réellement fait ses preuves ces dernières années sur le banc du Tours FC. Sous sa houlette, le club tourangeau a connu la promotion du National à la Ligue 2, avant de jouer les premiers rôles dans l'antichambre de l'élite. En 2010, la belle année de l'autre TFC lui vaut d'être désigné meilleur entraîneur de L2. Et c'est au terme d'une saison finalement mal conclue que l'intéressé se décide à partir, cédant à l'appel d'un président valenciennois qui l'avait déjà approché deux ans plus tôt, lui préférant néanmoins Philippe Montanier à l'époque. "J'attaque cette saison avec la confiance nécessaire mais aussi le doute qu'il faut pour ne pas s'endormir et rester vigilant. Je l'attends sereinement, avec beaucoup de détermination et d'excitation. Le challenge me plaît", nous a-t-il confié, lui qui n'a qu'une vingtaine de matches à son actif en L1. L'OBJECTIF Passé tout près de la rechute lors de son retour parmi l'élite, en 2006-2007, VA s'est depuis installé en L1, terminant successivement 13e, 12e, 10e et de nouveau 12e cette saison, sans grande marge toutefois sur la zone rouge... "On ne se fixe pas de classement précis. Evidemment, l'objectif premier est le maintien, à obtenir le plus rapidement et le plus confortablement possible", estime aujourd'hui un Daniel Sanchez qui admet avoir besoin de temps encore pour cerner le potentiel de sa nouvelle équipe. "La plupart de nos cadres ont prolongé cet été. C'était notre principal objectif", rappelle-t-il cependant. Voilà qui incite à l'optimisme. LE PRONOSTIC DE LA REDAC Si le dernier exercice n'a pas été de tout repos, pour les nerfs notamment, Valenciennes n'en a pas moins démérité, proposant un jeu résolument offensif et audacieux. Un jeu qui sied à la méthode Sanchez. "Quelques détails vont changer bien sûr mais il n'est pas question de tout revoir. Je vais rester sur la même base que mon prédécesseur, en tâchant d'aller toujours de l'avant", souffle-t-il à quelques jours de la reprise. Le football offensif finissant toujours par payer, VA devrait être en mesure de tenir son objectif maintien. Même si les départs conjugués de Milan Bisevac et Carlos Sanchez pourraient plonger le club dans l'embarras.