Une revanche XXL !

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Une revanche XXL !
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Dix jours après avoir touché le fond à San Antonio avec une défaite de 30 points dans le Texas (125-95), Miami a pris une revanche éclatante sur les Spurs. Portés par un Big Three cette fois impeccable, le Heat a en effet étrillé les leaders de la Ligue, l'emportant à leur tour de... 30 points avec un succès 110-80. Dans l'autre choc de la nuit, les Lakers ont disposé du Magic 97-84. Les Celtics ont, eux, calé chez les Nets.

Dix jours après avoir touché le fond à San Antonio avec une défaite de 30 points dans le Texas (125-95), Miami a pris une revanche éclatante sur les Spurs. Portés par un Big Three cette fois impeccable, le Heat a en effet étrillé les leaders de la Ligue, l'emportant à leur tour de... 30 points avec un succès 110-80. Dans l'autre choc de la nuit, les Lakers ont disposé du Magic 97-84. Les Celtics ont, eux, calé chez les Nets. Le match de la nuit Le Heat n'avait évidemment pas oublié. Au coeur d'une série noire de cinq défaites achevée dans les larmes face aux Bulls, la leçon reçue chez les Spurs, il y a dix jours, était en effet alors symptomatique de l'incapacité chronique de Miami à rivaliser avec les autres cadors de la Ligue. Depuis le début de saison, il y avait bien eu quelques succès de prestige à l'image de cette victoire décrochée chez les Lakers le jour de Noël ou de ces deux derbies floridiens enlevés face aux voisins d'Orlando. Mais, pour le reste, les Heatles semblaient caler dès que la route s'élevait. Et à San Antonio, les hommes d'Erik Spoelstra n'avaient même pas attendu les dernières minutes pour se déliter... Un quart-temps avait ainsi suffi aux Spurs pour donner la leçon. Aussi le Heat était-il particulièrement motivé pour prendre sa revanche et confirmer un premier succès acquis, avant le week-end, sur les Lakers. «Cette défaite était évidemment dans nos mémoire et on avait à coeur de l'effacer. C'est chose faite et même s'il ne s'agit que d'un match, ça en dit également long sur notre niveau de jeu lorsqu'on joue en équipe de bout en bout.» ne manquait pas de rappeler Chris Bosh à l'issue de la rencontre. Et l'ancien Raptor pouvait être d'autant plus satisfait de la soirée qu'il a été le premier bourreau des Spurs Avec 30 points à 10 sur 16 aux tirs, un parfait 10 sur 10 aux lancers et 12 rebonds, Bosh a en effet rendu la plus belle copie de la soirée, se payant même le luxe de dominer l'attelage intérieur des Spurs Tim Duncan-Antonio McDyess, 24 points et 11 rebonds à eux deux. Le secteur intérieur a pourtant longtemps été l'une des rares satisfactions côté Spurs. Grâce au 9 sur 13 aux tirs affiché par les deux compères à la pause, San Antonio parvenait d'ailleurs à limiter les dégâts, pointant ainsi encore à dix longueurs (49-39) malgré la maladresse de ses artificiers, coupables d'un rédhibitoire 6 sur 25 à mi-parcours. Las, le passage aux vestiaires n'eut rien de salvateur pour les Texans et les Spurs lâchaient même prise dans le dernier quart pour encaisser leur défaite la plus lourde depuis près de quatre ans et un bouillon pris chez les Mavs 104-68. "On avait mis beaucoup de nos tirs à San Antonio et aujourd'hui ils ont mis beaucoup de tirs." pouvait analyser, perspicace, Gregg Popovich. Car l'entraîneur texan avait vu juste... En plus de dominer la bataille du rebond 47 prises à 33, le Heat s'est en effet offert un très réussi 53% d'adresse collective, Dwyane Wade et LeBron James épaulant leur compère du Big Three floridien avec respectivement 29 points et 9 rebonds et 21 points, 8 passes et 6 rebonds. A l'inverse, côté texan, si Tony Parker a tout de même rendu 18 points et 5 passes, les Texans ont terminé avec un piètre 38% de réussite, Garry Neal se montrant notamment le plus maladroit à 2 sur 13 aux tirs. Pas de quoi inquiéter outre-mesure les leaders de la Ligue à l'image d'un Manu Ginobili tout aussi sibyllin que son coach: "Ils avaient plus besoin de ce match que nous, ils étaient plus motivés que nous et on n'a pas joué face à une équipe de deuxième division asiatique. C'est quand même le Heat." C'étaient pourtant également les Spurs... Les Français de la nuit Outre Tony Parker, auteur dans le détail de 18 points à 7 sur 16 aux tirs, 5 passes et 1 rebond en 33 minutes à Miami, trois autres Français étaient sur le pont ce lundi. Et si Mickael Pietrus aura à coeur d'oublier sa soirée, les Suns voyant s'éloigner les playoffs après une troisième défaite consécutive, concédée cette fois chez les Rockets 95-93, et le Guadeloupéen n'ayant pas eu le loisir de briller avec 12 minutes de jeu pour 3 points à 1 sur 3 et 2 rebonds, Johan Petro et Kevin Seraphin ont de quoi être satisfait de leur soirée... Sur le plan collectif tout du moins pour l'intérieur des Nets. Fanny à 0 sur 2 aux tirs, Petro n'a certes guère pesé dans les débats face aux Celtics avec ses 3 rebonds, 1 passe et 1 interception en 11 minutes, mais nul doute que le Tricolore se satisfera du succès décroché face à Boston 88-79, les banlieusards new yorkais alignant ainsi un cinquième succès consécutif pour la première fois depuis plus de trois ans. Pour Kevin Seraphin, la satisfaction restera personnelle. Alors que les Wizards en ont été quittes pour une nouvelle défaite, le Thunder venant leur donner la leçon 116-89, le rookie tricolore a en effet profité de la soirée pour établir un nouveau record de points en (jeune) carrière. Fort de ses 22 minutes de jeu, Seraphin a en effet terminé avec 12 points à 5 sur 9, 3 rebonds et 3 interceptions au compteur, dépassant ainsi les 8 unités rendues face à Dallas il y a trois semaines. Les chiffres de la nuit 6. Pour la sixième fois de sa carrière, la deuxième cette saison, Tony Parker a été élu joueur de la semaine de la Conférence Ouest. Une semaine marquée par trois succès pour les Spurs et 23,7 points et 6,33 passes de moyenne sur les trois rencontres. Face aux Pistons, jeudi dernier, le meneur français avait notamment compilé 23 points, 7 passes et 4 contres face aux Pistons, se montrant décisif pour assurer la victoire des Texans. A l'Est, c'est Dwyane Wade qui a été honoré, la star du Heat recevant sa troisième récompense de la saison. 16. Alors qu'il avait "craint sa carrière terminée" sur le coup de la douleur après s'être donné une entorse à la cheville gauche, il y a deux jours contre les Mavs, Kobe Bryant était bien présent pour le remake des Finales 2009 face au Magic. Parfois gêné sur certains de ses déplacements et prises d'appui, la star des Lakers a dû se contenter de 16 points à 7 sur 19 aux tirs en 30 minutes, mais les champions en titre l'ont emporté 97-84, Pau Gasol et Andrew Bynum prenant le relais de Bryant avec respectivement 23 points et 10 points-18 rebonds. 1. Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas pour les Celtics. Au lendemain de leur démonstration défensive face aux Bucks, les champions 2008 ont en effet concédé un revers malvenu dans la course à la première place de la Conférence Est. Alors que le Big Three de Boston n'avait jamais perdu dans le New Jersey, c'est désormais chose faite, les Nets l'emportant 88-79 après avoir pourtant compté jusqu'à 10 points de débours à l'entame du deuxième quart. Ray Allen et Kevin Garnett ont pourtant signé 19 et 18 points, mais Paul Pierce et Rajon Rondo ont rivalisé de maladresse avec respectivement 1 sur 10 aux tirs pour 2 points et 2 sur 10 aux tirs pour 7 points. De quoi permettre aux Nets de signer un cinquième succès de rang, une première également depuis plus de trois ans.