Une question d'heures ?

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Une question d'heures ?
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Le lock-out, qui paralyse la NBA depuis le 1er juillet, vit-il ses dernières heures ? Les négociations entre joueurs et propriétaires semblent en tout cas avoir bien avancé la nuit dernière. David Stern, le patron de la ligue, a même annoncé que ce serait un échec si aucun accord n'était trouvé dans les deux jours.

Le lock-out, qui paralyse la NBA depuis le 1er juillet, vit-il ses dernières heures ? Les négociations entre joueurs et propriétaires semblent en tout cas avoir bien avancé la nuit dernière. David Stern, le patron de la ligue, a même annoncé que ce serait un échec si aucun accord n'était trouvé dans les deux jours. Le lock-out avait duré plus de quatre mois en NFL. En NBA, il pourrait prendre fin un peu plus tôt. Peut-être même dès ce week-end. Ce n'était pourtant pas gagné la semaine passée lorsque le médiateur fédéral George Cohen avait, après un marathon de trois jours de discussions, décidé de jeter l'éponge. Mais jeudi, la donne a semble-t-il changé. "Un accord est à portée de main", a annoncé Billy Hunter, le directeur du syndicat des joueurs (NBPA). Et David Stern, le commissionnaire de la ligue, a même affiché un large sourire au moment de répondre à la presse. Sans en dire trop, non plus... A la question de savoir si ne pas trouver un terrain d'entente dans les deux prochains jours serait un échec, le patron de la NBA a répondu "oui". C'est peu mais, vu le climat des réunions précédentes, c'est déjà énorme. "Je ne peux pas dire qu'on ait réglé un problème en particulier mais il y a une certaine continuité et, je l'espère, une confiance qui peuvent nous permettre d'envisager la journée de demain (vendredi), où j'espère que nous ferons des progrès importants. Ou pas", a-t-il déclaré. C'est à ce moment-là que joueurs et propriétaires se pencheront sérieusement sur le partage des revenus (BRI). Le partage des revenus en priorité Derek Fisher, président du NBPA, a d'ailleurs eu raison de préciser que "c'est à la fin (des négociations) que les choses se compliquent". Car c'est principalement sur ce point-là, le BRI, que les deux parties ne s'entendent pas depuis le début du conflit, le 1er juillet dernier. Les propriétaires veulent un partage équitable mais les joueurs, qui se considèrent comme étant le produit, la vitrine de la NBA, ne veulent pas descendre sous les 52,5%. "Rien ne garantit que nous trouverons un accord demain, mais on va donner un sacré coup de collier", a assuré David Stern. Pour une fois, les joueurs ont l'air d'être dans le même état d'esprit. Les jours en France de Tony Parker, Nicolas Batum, Boris Diaw et les autres sont peut-être comptés. Certains se demandent même si la saison, dont les deux premières semaines ont été annulées alors qu'elle était censée débuter le 1er novembre, comptera bien 82 matches. Comme prévu. Selon The New York Times, la ligue nord-américaine aurait l'intention de prolonger la phase régulière jusqu'à la fin du mois d'avril 2012. NBA, where amazing happens, dit le slogan. Si le lock-out s'achève ce week-end, il ne pouvait pas être mieux trouvé.