Une petite frayeur

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Une petite frayeur
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L'équipe de France, qui a compté jusqu'à 23 points d'avance dimanche face à la Serbie en clôture du tournoi de Londres, s'est fait peur en se faisant dépasser par son adversaire en fin de partie. Mais les Bleus, pleins d'expérience, ont finalement gagné de trois points (80-77) et remportent donc la compétition - amicale - avec un bilan impeccable: cinq victoires en cinq matches. Forcément de bon augure avant l'Euro 2011.

L'équipe de France, qui a compté jusqu'à 23 points d'avance dimanche face à la Serbie en clôture du tournoi de Londres, s'est fait peur en se faisant dépasser par son adversaire en fin de partie. Mais les Bleus, pleins d'expérience, ont finalement gagné de trois points (80-77) et remportent donc la compétition - amicale - avec un bilan impeccable: cinq victoires en cinq matches. Forcément de bon augure avant l'Euro 2011. Malheureusement, l'Euro ne se déroulait pas du 16 au 21 août. Sur cette période, c'était le tournoi de Londres, une compétition amicale dans un bien bel écrin, à savoir la salle qui accueillera le tournoi olympique l'année prochaine. En six jours, les Bleus ont remporté leurs cinq matches, en finissant dimanche par un succès face à la Serbie (80-77), qui semblait être le test le plus sérieux pour les hommes de Vincent Collet sur le papier. Avant le tournoi en tout cas, puisque depuis, les triples champions d'Europe (1995, 1997 et 2001) ont perdu contre la Croatie (71-83) et l'Australie (69-78). Et donc contre la France. Personne ne peut présager, bien sûr, de ce qu'il adviendra des Français en Lituanie pendant le championnat d'Europe. Mais au moins, les hommes de Vincent Collet se sont largement rassurés et ont poursuivi leur préparation de la meilleure des façons, en remportant ce tournoi amical face à des adversaires de calibre. La sélection tricolore a gagné sept de ses huit matches de préparation, et a parfaitement rebondi après sa claque encaissée en Espagne il y a dix jours (53-77). Vraiment, il n'est pas certain que ces Bleus-là subiraient le même affront s'ils rencontraient à nouveau les Ibériques. Même si tout ça n'est évidemment pas une science exacte... "TP" a répondu présent Avec un cinq de départ Parker-Diaw-Noah-Gelabale-Batum, l'équipe de France avait de l'allure dimanche. Ses individualités ont brillé, en tout cas en première période. Toutefois, les Bleus se sont fait peur et ont bien failli apprendre à leurs dépens qu'un match dure 40 minutes, et non 20. Avec un +17 à la pause (48-31) et un plus gros écart du match à +23 (64-41, 26e), l'occasion de frapper un grand coup psychologique était belle, avant de retrouver les Serbes en poules à l'Euro. Au final, un panier à deux points de Marianovic a permis aux Serbes de reprendre l'avantage à moins de deux minutes du terme (71-72, 38e). Mais l'expérience a fait la différence en fin de match, et Tony Parker a joué le guide. Le meneur des Spurs a été déterminant, en rentrant un flotteur dont il a le secret (78-75, 39e) avant d'intercepter sur une possession de victoire pour les Serbes à 20 secondes du terme, pour finir en décalant Batum sous le panier (80-77, 40e). Meilleur marqueur de la partie avec 24 points parfaitement répartis (12 en première période, 12 en seconde), "TP" a répondu présent. A 1/11 à trois points en première période, la Serbie s'est nettement reprise après le repos, avec notamment huit passes pour Teodosic et 14 points pour Perovic. Bien sûr, il aurait été préférable de conserver un écart important jusqu'au bout, mais les Bleus ont aussi su gérer une fin de match compliquée. Ce n'était qu'un tournoi amical, mais jusqu'au bout, il a pu livrer des enseignements qu'il ne faut pas jeter au panier.