Une Pagis se tourne

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LIGUE 1 - Avec la retraite de Mickaël Pagis, le Championnat perd l'une de ses figures.

LIGUE 1 - Avec la retraite de Mickaël Pagis, le Championnat perd l'une de ses figures. Les p'tits gris-gris, parfois inutiles, les Madjer, souvent décisives, les enchaînements amortie poitrine - reprise de volée,... Pendant près d'une décennie, Mickaël Pagis a régalé la Ligue 1 en associant étonnante nonchalance, technique rare et caractère fort. Lundi, l'Angevin a annoncé qu'il mettait un terme à sa carrière après 17 années passées chez les pros. "Ce n'est pas un coup de tête, a-t-il expliqué, lundi, dans le Club Sports Europe 1. Ça a mûri petit à petit, j'arrive à un âge, 36 ans aussi (37 en août), c'est un ensemble, après 20 ans dans un milieu assez prenant, c'était le bon moment pour moi, l'année dernière, j'ai fait une saison blanche." La saison dernière, Pagis n'était en effet apparu qu'à trois reprises en Ligue 1 pour aucun but inscrit. Sa dernière grande saison, il l'a effectuée en 2008-09, avec notamment ce fameux match face à lyon, où il avait inscrit un triplé. Regardez le troisième but de Mickaël Pagis face à Lyon en octobre 2008 : "J'avais envie de stabilité et no de repartir sur un nouveau projet, et de profiter aussi un peu de ma famille. À un moment donné, il faut savoir dire stop." Pagis reconnaît être d'une autre génération que les footballeurs actuels. "Aujourd'hui, le footballeur est super bien préparé, moi, je n'étais pas dans ce style-là, plus en finesse. Dans le football actuel, rien n'est laissé au hasard, il faut faire toujours plus, avec beaucoup de matches, des entraînements, il faut toujours aller plus loin." Désireux de continuer à Rennes, "Pagistral" pourrait rebondir à un poste de formateur spécifique pour les attaquants. Et, cet été, il a tâté du sable au sein de l'équipe de France de beach soccer, dont le sélectionneur, un certain Eric Cantona, possédait le même profil que lui. Écoutez Mickaël Pagis donner les raisons de sa retraite au micro de Céline Géraud : Pagis, qui a connu deux clubs de Ligue 2 - Laval, Nîmes - et deux de National - Châtellerault, Gazélec Ajaccio - avant d'accéder à l'élite, reconnaît qu'il appartient à une époque où il fallait encore faire ses preuves. "Quand j'ai débuté, en D2, je n'ai pas explosé de suite, j'ai appris, à une époque où on laissait du temps au temps, il fallait faire une, deux ou trois saisons avant de pouvoir définir si on était un joueur de Ligue 1 ou de Ligue 2." Dans le discours de Pagis, qui a évolué à Strasbourg, Sochaux, Marseille et Rennes, revient également la notion d'"amour du maillot". "J'ai l'amour du club, du maillot, j'ai toujours essayé de m'adapter aux gens, à la ville, c'est une arme pour réussir." Oui, une page se tourne.