Une ligue pas très Open

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Une ligue pas très Open
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Les volleyeuses font leur rentrée des classes ce week-end à Coubertin à l'occasion de la cinquième édition de l'Open Generali, qui regroupe les douze équipes engagées dans le championnat de France. Si Cannes reste le grandissime favori à sa propre succession, Mulhouse semble bien décidé à en finir avec cette hégémonie des Azuréennes sur la scène hexagonale.

Les volleyeuses font leur rentrée des classes ce week-end à Coubertin à l'occasion de la cinquième édition de l'Open Generali, qui regroupe les douze équipes engagées dans le championnat de France. Si Cannes reste le grandissime favori à sa propre succession, Mulhouse semble bien décidé à en finir avec cette hégémonie des Azuréennes sur la scène hexagonale. "Peut-être qu'une équipe viendra bouleverser la mainmise et la hiérarchie du RC Cannes". Le président de la Ligue nationale de volley-ball, Jean-Paul Aloro, ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire au moment de prédire un possible chambardement tout en haut de la Ligue féminine, tant le Racing club de Cannes, vainqueur des quatorze dernières éditions, reste le prétendant numéro un au sacre cette année encore. Insolentes de facilité, les Cannoises ont fait cavalier seul l'an passé et ne devraient pas avoir à se soucier de la concurrence outre-mesure cette saison. Car même s'il semble le mieux armé pour titiller le RC cannes, et malgré des objectifs revus à la hausse, Mulhouse, finaliste de la dernière édition, aura a priori bien du mal à contrarier les plans de l'ogre cannois. Interrogée sur le site de la Fédération française de volley-ball, Anna Rybaczewski estime néanmoins que sa formation s'est suffisamment renforcée pour "avoir son mot à dire". "Cette saison, les objectifs resteront très élevés. Nous avons pour ambition de faire aussi bien que la saison dernière et pourquoi pas mieux. Je pense que l'on peut faire de grandes choses. Mulhouse possède tous les atouts pour réussir une belle saison". Suffisant pour en finir avec cette spirale infernale du RC Cannes qui ne cesse d'alimenter son compteur à trophées année après année ? Rien n'est moins sûr, surtout si l'on se fie aux statistiques époustouflantes de Victoria Ravva et consorts qui restent sur neuf doublés Coupe-Championnat consécutifs et qui n'ont concédé que deux malheureux sets en 22 matches la saison passée. Un bilan comptable qui force l'admiration mais qui pose aussi et surtout la question de la crédibilité du Championnat en question, dans lequel Cannes ne cherche qu'à "perdre le moins de matches possibles", selon la pointue italienne, Nadia Centoni, présente au moment de la traditionnelle conférence de presse de rentrée de la LNV. "Notre seul adversaire, c'est nous-mêmes", enchaîne même l'entraîneur azuréen, Yan Fang, désireux d'étendre le domaine de compétences de ses protégées à l'échelon européen. Car si la suprématie du RC Cannes est incontestable et incontestée en France, les Azuréennes restent vierges de trophées européens depuis sept saisons, leur dernier sacre en Ligue des champions datant de l'exercice 2003. Une période de disette à laquelle le champion de France en titre espère mettre fin à court terme...