Une finale 100% espagnole

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Une finale 100% espagnole
@ Reuters
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TENNIS - Vainqueur de Djokovic, Verdasco défiera Nadal en finale à Monte-Carlo.

TENNIS - Vainqueur de Djokovic, Verdasco défiera Nadal en finale à Monte-Carlo. Quoiqu'il arrive dimanche, le tournoi de Monte-Carlo restera dans l'escarcelle espagnole. C'est le cas depuis 2005 et le début du règne sans partage de Rafael Nadal sur la Principauté. Le Majorquin, vainqueur samedi de son trente-et-unième match d'affilée sur la terre battue monégasque, a gagné le droit de viser une exceptionnelle passe de six. Si le maître des lieux venait demain à en perdre les clés, elles échoueraient dans les mains d'un compatriote, Fernando Verdasco, qui a tordu le cou à la logique en dominant Novak Djokovic lors de la deuxième demi-finale. Le Madrilène, qui a toujours perdu contre Nadal en neuf précédents, n'a jamais été à pareille fête en Masters 1000. Sa qualification pour la finale ne souffre en tout cas d'aucune contestation. Alors que l'on était en droit d'attendre une finale Nadal-Djokovic pour un remake de l'édition passée, Verdasco s'est montré bien supérieur au Serbe qu'il a écarté en deux petits sets (6-2, 6-2). Si les rallyes du fond de court ont été très nombreux - le match a tout de même duré une heure et demie -, ils ont la plupart du temps été remportés par l'Espagnol. Jusque-là impressionnant sur l'ocre monégasque, Djokovic n'a jamais trouvé la solution face au gaucher et a multiplié les fautes grossières. Dans les deux manches, la tête de série n°1 a tenu jusqu'à 2-2 avant de s'écrouler. Alors que c'est Verdasco qui avait été poussé aux trois sets la veille face à Montanes, c'est du côté de «Nole» que l'impression d'un manque de fraîcheur transpirait. Verdasco: "Je vais jouer contre le roi de la terre battue" Et sur une énième faute directe, Djokovic envoyait son adversaire en finale. Un Verdasco aux anges. "C'est de loin mon meilleur match de la semaine, confiait-il aux micros de Canal+Sport. C'est juste incroyable pour moi." Pas le temps néanmoins de trop savourer sa première qualification pour une finale d'un Masters 1000 puisque Nadal l'attend déjà de pied ferme. "Je vais jouer contre le roi de la terre battue. Je m'attends donc à une partie très difficile. Je donnerai mon maximum et j'espère que cette fois il me laissera gagner (rires). Laissez-moi rêver, sans rêve on ne peut rien réaliser dans la vie." Allez dire cela à David Ferrer qui, un peu plus tôt dans l'après-midi, n'a pas eu le temps d'y croire contre un Nadal toujours aussi phénoménal. Pendant une heure et quart, le quintuple tenant du titre a rendu fou son partenaire de Coupe Davis dépassé dans tous les compartiments du jeu. Pas loin du niveau qu'il affichait avant Roland-Garros 2009, «Rafa» n'a abandonné que cinq jeux à son compatriote (6-2, 6-3) et semble plus proche que jamais de mettre fin à une disette longue de onze mois sans titre (depuis Rome en mai dernier, ndlr). Si les Espagnols brigueront encore la coupe à Monte-Carlo cette année, Verdasco devra être très fort pour empêcher qu'elle reste propriété du Majorquin.