Une "farce" ces Bleus

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Une "farce" ces Bleus
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Tout au long de cette 7e Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le journal des Bleus. A J-3 du match face aux All Blacks, la polémique est lancée ce mercredi par la presse néo-zélandaise qui accuse Lièvremont de dévaluer par ses choix tactiques le choc face aux Blacks. Clerc est l'un des hommes de la semaine, le mime Marceau s'invite chez les Bleus et Nicolas Mas vise les quarts de finale.

Tout au long de cette 7e Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le journal des Bleus. A J-3 du match face aux All Blacks, la polémique est lancée ce mercredi par la presse néo-zélandaise qui accuse Lièvremont de dévaluer par ses choix tactiques le choc face aux Blacks. Clerc est l'un des hommes de la semaine, le mime Marceau s'invite chez les Bleus et Nicolas Mas vise les quarts de finale. La une du New Zealand Herald, qui s'étale ce mercredi matin sur huit colonnes, est sans équivoque et lance la polémique à trois jours du choc de la Poule A de la Coupe du monde entre les All Blacks et l'équipe de France. "World Cup's 460 French Farce" ("Une farce française à 280 euros au Mondial"), titre ainsi le quotidien, plus gros tirage du pays, qui explique que le spectateur de l'Eden Park, où l'on jouera pour la première fois à guichets fermés samedi devant 60 000 spectateurs, aura déboursé 230 $ néo-zélandais pour voir les Blacks affronter... une équipe de France B. Ce choc, considéré à la base comme le plus alléchant de la phase de poules, serait dévalué par les choix tactiques de Marc Lièvremont, coupable aux yeux des spécialistes, à l'image de la titularisation de Morgan Parra en n°10, de faire en fait l'impasse sur cette rencontre. "C'est une insulte aux 60 000 personnes qui ont acheté des places pensant qu'ils allaient voir un vrai duel entre deux équipes au summum de leur potentiel", écrit ainsi le correspondant... anglais, Peter Bills, pour lequel les absences dans le quinze de départ de Servat ou Harinordoquy sont des indices confondants. Une théorie du complot qui prête en fait aux Tricolores, malgré leurs dénégations, l'intention de finir deuxièmes de la poule pour s'inviter dans la partie du tableau final, rendue aux seules nations du Nord depuis que l'Irlande a créé l'exploit face à l'Australie, renvoyée quant à elle vers un choc face à l'Afrique du Sud. "Cela ne se fait pas... Mais on les battra là où ça compte le plus... en finale !", lâche l'un des nombreux supporters pris à témoin. "Depuis que la France a éliminé les All Blacks à Cardiff en 2007, les supporters néo-zélandais attendent de prendre leur revanche. Mais la rencontre de samedi a été déclassée au point où elle devient quasiment sans importance, suite au choix à dessein du sélectionneur français", peut-on encore lire sous la plume de l'éditorialiste, qui s'interroge sur l'attitude de l'IRB face à de telles pratiques: "L'IRB apparaît bien impuissante pour mettre fin à ce genre de manoeuvres, qui font d'une farce la Coupe du monde, et les officiels devraient se sentir concernés." La polémique ne fait que débuter et elle promet de faire monter d'un cran supplémentaire la pression d'ici samedi. Clerc, homme de la semaine Pas une semaine qui ne passe dans cette Coupe du monde sans que les Bleus ne soient mis à l'honneur dans la presse. Il y avait eu Pascal Papé et son essai de la semaine. Mardi, le New Zealand Herald, désignait Vincent Clerc, auteur d'un triplé face au Canada dimanche, comme l'un des trois hommes de la semaine au côté des Irlandais Paul O'Connel et Sean O'Brien. L'ailier tricolore figurait du même coup également dans le quinze de la semaine, là encore bien entouré par les joueurs du XV du Trèfle (5), les plus représentés après leur exploit face à l'Australie. Les Bleus font "mime" de rien Affluence des grandes occasions mardi matin, au point-presse de l'équipe de France, auquel avaient accouru de nombreux journalistes néo-zélandais venus sonder le camp tricolore à l'approche du choc de l'Eden Park samedi face aux All Blacks. Parmi la meute, un personnage incontournable: James McOnie, "Sports reporter" de son état, mais d'un genre particulier puisque le présentateur vedette du show The Cup goes wild, diffusé sur Sky TV, arborait pour l'occasion un visage grimé à la Mime Marceau et ne communiquait que par gestes, histoire de dépasser la barrière de la langue. Un mime à la rencontre des Bleus, à l'image de Luc Ducalcon ou de Maxime Médard qui, de bonne grâce, vont simuler une fausse vitre pour le premier et un tir à la corde pour le second. Un moment de bonne humeur conclu par McOnie donnant enfin de la voix en français dans le texte: "Allez les Bleus ! Les noirs, c'est mieux !" Nallet, la bonne coupe "Ah, vous avez remarqué !" Avec sa grande carcasse et sa voix caverneuse, Lionel Nallet, qui n'a plus la mèche rebelle, ferait presque son coquet devant les journalistes auxquels rien n'échappe, surtout pas sa coupe de cheveux toute fraîche. "Oui, oui, j'ai trouvé quelqu'un, un petit coiffeur à côté...", confirme le deuxième ligne, soucieux d'y voir clair samedi, à l'Eden Park, face aux All Blacks, mai aussi de répondre sans doute à son compère Sébastien Chabal qui, sur Twitter, s'inquiétait du look de son partenaire: "Je vais voir si Lionel a trouvé un toiletteur..." Quoi de neuf, Doc ? Soulagement au sein du XV de France au sujet de Nicolas Mas, dont l'échographie passée ce mardi, à Auckland, a confirmé une évolution positive de la déchirure aux ischio-jambiers, qui prive pour l'heure de terrain le pilier des Bleus. La perspective d'un nouveau forfait définitif après celui de David Skrela n'est plus à l'ordre du jour et Mas, au prix de huit jours de soins, devrait être en mesure de postuler pour les quarts de finale de la Coupe du monde. La désormais traditionnelle séance d'entraînement hebdomadaire en public du XV de France commence à trouver son rythme. Ils étaient ainsi pas loin de 500 supporters présents autour du terrain d'Oenawa Domain pour soutenir les Bleus avant le choc face aux All Blacks samedi, à l'Eden Park d'Auckland. Une séance à laquelle n'ont pas pris part quatre joueurs. Tandis que Nicolas Mas se rendait à Auckland y subir son IRM, William Servat (torsion cheville), Vincent Clerc (béquille cuisse) et Imanol Harinordoquy (dos) faisaient défaut. Toujours en phase de réathlétisation suite à sa déchirure du psoas, Alexis Palisson poursuit en marge du groupe son travail physique. Mardi: Doussain en terrain conquis