Une étape-reine dantesque

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Une étape-reine dantesque
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Avant l'annonce du parcours de l'édition 2012 du Tour d'Italie, prévue le 16 octobre, la Gazzetta dello Sport a dévoilé le profil de l'étape-reine. A la veille de l'arrivée, le peloton devra négocier le terrible enchaînement Mortirolo-Stelvio, deux ascensions mythiques du Tour d'Italie. Ce tracé est le fruit d'un sondage proposé aux fans, une grande première pour un événement de ce genre.

Avant l'annonce du parcours de l'édition 2012 du Tour d'Italie, prévue le 16 octobre, la Gazzetta dello Sport a dévoilé le profil de l'étape-reine. A la veille de l'arrivée, le peloton devra négocier le terrible enchaînement Mortirolo-Stelvio, deux ascensions mythiques du Tour d'Italie. Ce tracé est le fruit d'un sondage proposé aux fans, une grande première pour un événement de ce genre. Le parcours de l'édition 2012 du Tour d'Italie sera dévoilé le 16 octobre, mais la Gazzetta dello Sport a révélé ce jeudi le profil de l'étape-reine. Et c'est une journée dantesque qui attend le peloton pour l'avant-dernière étape. Les organisateurs ont en effet proposé les ascensions successives du Mortirolo et du Stelvio, deux cols redoutables, qui devraient décider de l'identité du futur vainqueur. Un sondage, dans lequel les supporters étaient invités à désigner les montées "incontournables", a placé ces deux cols en tête des suffrages. "Jamais un événement mondial n'avait tenté ce genre d'initiative, ont réagi les organisateurs. Grâce à énorme effort d'organisation, ces deux montées légendaires prennent place dans la même étape qui devrait décider du vainqueur." Le Mortirolo et le Stelvio ne sont que le dessert de cette étape extrêmement exigeante. Avant, les coureurs devront grimper le Val di Sole, le Passo del Tonale et le col Aprica, soit un dénivelé total de 5 900 mètres. Pour rejoindre le sommet du Stelvio, posé à 2 758 mètres d'altitude (la plus haute arrivée du Giro), les coureurs attaqueront les 11,4 kilomètres d'ascension du Mortirolo, avec des passages à plus de 20%, avant la montée finale longue de 22,4 kilomètres à près de 7% de moyenne. C'est seulement la quatrième fois de son histoire que le Stelvio accueille une arrivée d'étape du Tour d'Italie, la dernière en 1975 et la victoire de l'Espagnol Francisco Galdos. La tracé de l'édition 2011, jugé trop difficile, avait coûté sa place de directeur de l'épreuve à Angelo Zomegnan, remplacé par Michele Acquarone. Le nouveau patron du Giro avait récemment recommandé un parcours plus équilibré. "Mon Giro idéal ressemblerait à la course de 2010: c'était un Giro difficile, comme un Grand Tour doit l'être, mais équilibré, avait-il expliqué dans les colonnes du magazine Tuttibici. La course de cette année ne l'était pas. C'était difficile dès le départ et les transferts étaient très compliqués. On pouvait sentir la tension au départ à Turin." En sera-t-il de même au Danemark le 5 mai prochain ? Rien n'est moins sûr...