Une enquête sur la "mutinerie bleue"

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Une enquête sur la "mutinerie bleue"
@ Reuters
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Jean-Pierre Escalettes et la FFF ont ouvert une enquête sur les "évènements de Knysna".

Jean-Pierre Escalettes et la FFF ont ouvert une enquête sur les "évènements de Knysna". Le chapitre Knysna n'est pas encore refermé. Loin de là. A une semaine de la prise d'effet de sa démission, Jean-Pierre Escalettes a décidé d'ajouter quelques lignes de plus à ce "navet" sud-africain. Mais celles-ci sont légitimes. Un peu moins d'un mois après la grève des joueurs de l'équipe de France, qui ont refusé de s'entraîner à 48 heures du match décisif contre l'Afrique du Sud et se sont refugiés dans leur bus, le président de la Fédération française de football entend donner un nouvel éclairage, moins obscur que celui mis en lumière par les Bleus eux-mêmes, à ce sombre épisode de la Coupe du monde 2010. Un Mondial que les hommes de Raymond Domenech ont quitté dès le premier tour. Sans honneur. Jean-Pierre Escalettes veut savoir qui a fait quoi. "J'ai pris l'initiative de constituer une commission d'enquête chargée d'établir les faits et les responsabilités dans le déroulement des événements du dimanche 20 juin à Knysna, écrit-il dans un communiqué. Elle sera composée de trois personnalités indépendantes choisies respectivement par le président de la FFF, le président de la LFP et le président de la LFA. J'ai désigné M. Laurent Davenas, avocat général près la Cour de Cassation. Frédéric Thiriez a choisi M. Jacques Riolacci, ancien président de la Commission de discipline de la LFP et Fernand Duchaussoy a désigné M. Patrick Braouezec, président de la Fondation du football." Un trio qui va donc tenter de faire une place à la vérité dans l'épais paquet de noeuds tissé par les joueurs. Pas simple car ils ont tous, les uns après les autres, affirmé que le groupe était "uni" et "solidaire" au moment de sécher l'entraînement, manifestant ainsi leur mécontentement suite à l'exclusion de Nicolas Anelka pour les propos insultants qu'il aurait tenus à l'égard du sélectionneur à la mi-temps de France-Mexique (0-2). Comment vont-ils s'y prendre ? "Ces trois personnalités disposeront de toute latitude pour entendre, à leur initiative, ceux des membres de la délégation officielle, du staff et des joueurs de l'équipe de France dont le témoignage leur paraîtra indispensable", explique le futur ex-président de la "3F". Conclusions rendues dans la deuxième quinzaine d'août Sans doute croise-t-il déjà les doigts pour que la langue de certains membres de l'encadrement soient un peu mieux pendues que celle en bois de Thierry Henry, Eric Abidal ou Patrice Evra, capitaine tricolore en Afrique du Sud et, à ce titre, en première ligne pour recevoir d'éventuelles coups de règle sur les orteils. Difficile en effet d'imaginer qu'une telle commission soit mise en place sans que des sanctions soient prises ensuite. "La commission d'enquête remettra ses conclusions au Conseil fédéral. Je souhaite qu'elle puisse le faire dans la deuxième quinzaine d'août, avant le début du cycle des matches de qualification pour l'Euro 2012", précise Jean-Pierre Escalettes dans son communiqué. Fin août, les Bleus auront déjà disputé une rencontre, certes amicale, en Norvège le 11 du mois. Le nouveau sélectionneur Laurent Blanc, qui ne souhaite pas être le "Père Fouettard", aura donc livré sa première copie. Si aucune sanction n'est prononcée d'ici là, avec quels éléments s'envolera-t-il à Oslo ? Selon France Football, celui que l'on surnomme le "Président" aurait dans l'idée de ne convoquer aucun des joueurs présents à Knysna...