Une demie et les Jeux ?

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Une demie et les Jeux ?
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L'équipe de France s'apprête à disputer son premier quart de finale de Coupe du monde, samedi à Leverkusen, avec un appétit d'ogre. Le revers face aux championnes du monde allemandes rapidement digéré, les Tricolores se sont rapidement tournées vers ce duel face à une équipe d'Angleterre qu'elles connaissent bien. Au-delà d'une place dans le dernier carré, une victoire pourrait les rapprocher un peu plus des JO 2012.

L'équipe de France s'apprête à disputer son premier quart de finale de Coupe du monde, samedi à Leverkusen, avec un appétit d'ogre. Le revers face aux championnes du monde allemandes rapidement digéré, les Tricolores se sont rapidement tournées vers ce duel face à une équipe d'Angleterre qu'elles connaissent bien. Au-delà d'une place dans le dernier carré, une victoire pourrait les rapprocher un peu plus des JO 2012. Le Japon leur était promis, c'est finalement l'Angleterre qui sera au menu des quarts de finale de la Coupe du monde. Une étape nouvelle pour une équipe de France en pleine progression et qui aimerait ne pas toucher tout de suite à ses limites. "L'Angleterre, c'est une bonne équipe, finaliste de l'Euro, il y a photo entre la France et l'Angleterre, ce n'est plus le même profil que contre l'Allemagne, un coup c'est eux, un coup c'est nous", expliquait Bruno Bini juste après le revers concédé face à l'Allemagne (2-4) pour le dernier match de poule. Une défaite qui n'a finalement pas laissé trop de traces dans les esprits français, notamment en raison de la belle réaction de la deuxième période. Il faudra tout de même faire sans une Bérangère Sapowicz expulsée et qui sera remplacée par Céline Deville. Cet avertissement sans frais aura notamment eu le mérite de prouver aux Françaises que toutes les équipes sont désormais à leur portée. Même la meilleure. Cela peut avoir son importance avant de défier l'Angleterre. Et si Laura Georges promet "un bon match, il va y avoir de beaux duels", les Bleues ne sont finalement pas si mécontentes d'éviter l'inconnue Japon. Delie: "On peut rivaliser" "On a le même jeu, physiquement on sait qu'on peut rivaliser", explique en effet Marie-Laure Delie. La serial buteuse tricolore est en confiance, ce qui aura forcément une grosse importance face aux Britanniques. "Elles vont au combat, elles aiment le défi physique, ça joue aussi au ballon, il faut s'attendre à un gros match", prévient néanmoins Wendie Renard. Un nouveau défi physique attendu pour des Bleues qui ont bien su répondre de ce point de vue depuis le début de la compétition. Les trois matches ont été rugueux et cela explique la volonté de Bruno Bini de favoriser la récupération. Le sélectionneur n'était d'ailleurs pas malheureux de ne pas avoir à changer d'hôtel et effectuer 4h30 de train dès mercredi dernier... Quelques heures de repos bien méritées qui ne seront pas de trop avant d'affronter les Anglaises. "Je pense qu'elles montent en puissance, elles ont battu les Japonaises 2-0 alors que j'avais vu jouer le Japon les deux premiers matches et j'avais trouvé que c'était une très bonne équipe. Il faudra être à la hauteur", ajoute Sandrine Soubeyrand la capitaine. C'est d'autant plus le cas qu'outre une place en demi-finale déjà primordiale, il y aura une possible qualification pour les Jeux Olympiques en jeu. "On joue contre une équipe européenne contre laquelle on ne défend pas notre place pour les JO. J'aurai préféré jouer la Suède pour défendre directement notre peau", plaide Bruno Bini. De fait, si l'Angleterre tient déjà son billet pour Londres, seules les deux meilleures nations européennes l'accompagneront. Il reste l'Allemagne, la Suède et la France. En cas d'élimination de deux équipes au même stade de la compétition, un barrage direct est prévu. Mais tout ces paramètres, les Bleues n'en veulent pas en entendre parler...