Une copie à (ne pas) revoir

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Une copie à (ne pas) revoir
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L'équipe de France n'a guère convaincu, vendredi soir, en Biélorussie. Accrochés par une solide et talentueuse sélection (1-1), les Bleus de Laurent Blanc n'ont jamais donné le sentiment de pouvoir s'imposer à Minsk, malgré un schéma offensif prometteur sur le papier. Benzema, Malouda, Nasri, Ribéry, nul n'a véritablement pesé sur les débats. Exception faite du but du Guyanais.

L'équipe de France n'a guère convaincu, vendredi soir, en Biélorussie. Accrochés par une solide et talentueuse sélection (1-1), les Bleus de Laurent Blanc n'ont jamais donné le sentiment de pouvoir s'imposer à Minsk, malgré un schéma offensif prometteur sur le papier. Benzema, Malouda, Nasri, Ribéry, nul n'a véritablement pesé sur les débats. Exception faite du but du Guyanais. "On a manqué de percussion, on a manqué aussi de fraîcheur physique. Il y avait la place pour gagner mais je pense que l'on ne méritait pas de gagner ce soir." L'analyse de Laurent Blanc est lucide. Tenue en échec par la Biélorussie (1-1), vendredi soir, dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2012, l'équipe de France n'a pas su faire le nécessaire pour décrocher un cinquième succès de rang dans cette campagne de qualification débutée sur un couac, en septembre dernier, face à ces mêmes Biélorusses (défaite 0-1 au Stade de France). Pourtant cette sélection tricolore avait fière allure au coup d'envoi. Face à une nation amputée d'une dizaine de cadres, Laurent Blanc avait aligné à l'offensive ses meilleurs atouts présumés: les Franck Ribéry, Samir Nasri et Florent Malouda en soutien de Karim Benzema, avec Abou Diaby en relayeur. Une association prometteuse qui n'a guère porté ses fruits, les trois pistons chargés d'alimenter l'avant-centre du Real Madrid s'étant le plus souvent heurtés à la générosité et la rigueur adverses. En mal évident de rythme alors que la saison est terminée depuis plusieurs semaines outre-Rhin, Ribéry le Bavarois s'est révélé le plus décevant. Les crampons vissés sur son côté gauche fétiche, le Boulonnais n'a fait la différence que rarement, courant dans le vide et manquant d'imagination dans ses duels. Dans l'axe, Nasri le Gunner n'a pas été plus inspiré, péchant lui dans la percussion et la qualité de ses passes. A tel point que c'est Malouda le Blue qui s'en est le mieux tiré dans l'entrejeu français, en dépit de sa position d'ailier droit. Malouda: "Ce n'est pas assez" Transparent lors des deux précédentes sorties des Bleus, au Luxembourg et face à la Croatie, le gaucher contrarié de l'équipe de France n'a pas crevé l'écran, certes, mais a eu le mérite d'essayer, trouvant la faille sur une jolie frappe consécutive à une remise de Benzema peu après l'ouverture du score adverse. "Pour moi, c'était une première à droite et je dirais que je me suis adapté, déclarait l'intéressé à l'issue de la partie. Ça s'est bien passé dans le sens où je marque un but, mais je suis déçu par le résultat. On verra si c'est reconduit". Maillon incontournable de la chaine mise en place par Laurent Blanc, systématiquement titulaire depuis la punition norvégienne infligée aux mutins de Knysna, Florent Malouda, qui a inscrit à Minsk son sixième but - pour 66 capes - en sélection, n'en garde pas moins l'esprit critique. "On a fait un mauvais match. On a mal entamé la rencontre, et, même si on a eu une bonne réaction derrière, le résultat n'est pas à la hauteur de ce qu'on était venu chercher, admettait-il vendredi soir en coulisses. Sur le terrain, en début de match surtout, on a eu l'impression qu'on avait des difficultés à changer de rythme. Ils étaient dans un certain confort, ils ont réussi à avoir la maîtrise et à nous déstabiliser. Ça a été mieux en deuxième période, mais c'est clair que ce n'est pas assez." Contre l'Ukraine et la Pologne ces prochains jours en amical, Laurent Blanc devrait tester d'autres schémas offensifs, et peut-être faire de belles découvertes à travers les Yohan Cabaye, Marvin Martin, Charles N'Zogbia ou Kévin Gameiro. La charnière Adil Rami-Mamadou Sakho ne s'étant pas forcément montrée rassurante, le chantier de l'arrière-plan pourrait également être relancé. Mais c'est là un autre débat...