Une classe d'écart

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Une classe d'écart
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Le tour de qualification du Mondial 2011 a débuté par une lourde défaite pour l'équipe de France, vendredi à Kosice (0-4). Face à la Suède, troisième nation mondiale, les Bleus, bien que courageux, ont pris une leçon, décrochés dès le premier tiers-temps. Illusoires avant coup, les quarts de finale semblent désormais inaccessibles aux hommes de Dave Henderson.

Le tour de qualification du Mondial 2011 a débuté par une lourde défaite pour l'équipe de France, vendredi à Kosice (0-4). Face à la Suède, troisième nation mondiale, les Bleus, bien que courageux, ont pris une leçon, décrochés dès le premier tiers-temps. Illusoires avant coup, les quarts de finale semblent désormais inaccessibles aux hommes de Dave Henderson. "Pour nous, réussir à nous qualifier pour le tour principal où on va affronter de grosses équipes, c'est un peu comme si on avait déjà remporté notre médaille d'or." Cristobal Huet l'avouait avant coup: le maintien parmi l'élite mondiale assuré, les Bleus avaient déjà le sentiment du devoir accompli à l'heure d'attaquer le tour de qualification du Mondial 2011, en Slovaquie. Avec une volonté toutefois: faire mieux qu'en 2009 où les Tricolores avaient bu trois bouillons de suite une fois l'essentiel acquis. Il y a deux ans en Suisse, le tour de chauffe passé, les Français étaient brutalement revenus à la réalité en subissant la loi de la Lettonie (7-1), des Etats-Unis (6-2) et de la Suède (6-3). Une Suède qui ce vendredi n'a pas manqué une nouvelle fois d'imposer son sens de la hiérarchie aux Bleus. Malgré leur bonne volonté manifeste, les hommes de Dave Henderson ont payé au prix fort leurs approximations défensives, surpris trois fois dans le premier tiers-temps tandis que Huet gardait les cages. Nilsson, Ekman-Larsson - avec le concours du malheureux Besch - et Berglund ont eu tôt fait de renvoyer les Tricolores à leurs chères études. Une déferlante aux conséquences limitées ensuite par un Lhenry auteur d'une grosse prestation, battu par le seul Kronwall dans les deux actes suivants, pour un score final de 4-0 en faveur de la triple couronne. Sévère mais juste, même si les Français auraient mérité de sauver l'honneur dans un deuxième tiers-temps qui les a vu frapper 15 fois au but de l'intraitable Fasth. Samedi face aux Etats-Unis et lundi contre la Norvège, il faudra être plus réaliste et moins naïf pour prétendre à la gagne. Les quarts de finale du mondial slovaque sont au prix de deux succès désormais pour les Bleus. Que l'essentiel soit déjà acquis ou non...