Une autre médaille pour les Bleus ?

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Une autre médaille pour les Bleus ?
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Après la médaille de bronze de Renaud Lavillenie au saut à la perche, l'équipe de France pourrait bien décrocher une deuxième breloque, jeudi aux Mondiaux de Daegu. Trois Français disputent en effet la finale du 3000 m steeple jeudi à partir de 13h25: Mahiedine Mekhissi, Bouabdellah Tahri et Vincent Zouaoui-Dandrieux, avec de réelles chances de médaille pour les deux premiers, même si les Kenyans seront forcément encore au rendez-vous.

Après la médaille de bronze de Renaud Lavillenie au saut à la perche, l'équipe de France pourrait bien décrocher une deuxième breloque, jeudi aux Mondiaux de Daegu. Trois Français disputent en effet la finale du 3000 m steeple jeudi à partir de 13h25: Mahiedine Mekhissi, Bouabdellah Tahri et Vincent Zouaoui-Dandrieux, avec de réelles chances de médaille pour les deux premiers, même si les Kenyans seront forcément encore au rendez-vous. Au lendemain d'une journée relativement calme, marquée par le seul 20 km dames, l'ambiance dans le Stade de Daegu risque de monter de quelques degrés jeudi soir (13h25). Cette fois pas question d'Usain Bolt et de faux départ, mais place au demi-fond avec la grande finale du 3000 m steeple. Comme prévu, les Kényans sont au rendez-avec quatre représentants en finale. Le tenant du titre Ezekiel Kemboi, meilleur temps des séries (8'10"93), sera accompagné de son dauphin Richard Maatelong, ainsi que le champion du monde de 2007 et champion olympique de Pékin, Birmin Kipruto, qui a échoué à un petit centième du record du monde en juillet dernier à Monaco (7'53"64). Le quatrième, Abraham Chirchir, jouera quant à lui vraisemblablement le rôle de lièvre pour ses compatriotes. L'Ouganda tentera également de finir sur le podium avec ses deux représentants Jacop Araptany et Benjamin Kiplagat. Au sein de ce plateau particulièrement relevé, l'équipe de France peut elle aussi tirer son épingle du jeu avec ses trois représentants. Déjà médaillé d'argent aux JO de Pékin et titré à l'occasion des championnats d'Europe disputés à Barcelone l'été dernier, Mahiedine Mekhissi-Benabbad croit dur comme fer à une médaille mondiale: "On est cinq ou six coureurs pour le podium. Tout va se jouer sur la récupération. Je reste confiant pour la finale", a confié sur le site de la FFA, celui qui a terminé deuxième en 8'23"71 de sa série disputée lundi sous une chaleur écrasante. Première finale mondiale pour Zouaoui-Dandrieux Même motivation pour Bouabdellah Tahri, qui rêve de faire au moins aussi bien qu'en 2009 à Berlin, où il avait empoché le bronze derrière les deux Kényans, même s'il a connu une légère frayeur lundi en heurtant une barrière lors de sa série terminée en cinquième position, mais avec un temps canon (8'13"22): "J'ai été surpris par la densité d'athlètes qu'il restait avec nous à un tour de l'arrivée. Mais je n'ai pas paniqué. Je savais qu'on allait vite. Je suis rentré dans le dur à trois cents mètres de l'arrivée car j'ai tapé la barrière. J'ai manqué de lucidité. Je me qualifie. J'ai maintenant deux jours pour récupérer et j'ai confiance en moi". A ce duo, il faut ajouter un troisième tricolore, Vincent Zouaoui-Dandrieux, 30 ans, qui s'est qualifié pour sa première finale mondiale en terminant 6e de sa série en 8'23"79, et tentera de faire bonne figure: "Trois Français en finale, c'est tant mieux pour l'équipe de France. Comme je l'ai dit depuis le début, je suis venu ici pour essayer de rentrer dans les huit premiers". Mais il n'est pas le seul.