Une autre histoire à écrire

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Démunie au 1er tour face à l'Autriche, c'est au complet que l'équipe de France se présente à Stuttgart pour affronter l'Allemagne en quarts de finale de la Coupe Davis. Finalistes l'an passé, les Bleus sont armés pour aller loin, et partent favoris contre une nation qui leur réussit bien historiquement. Vendredi, avant Monfils-Kohlschreiber, Richard Gasquet affrontera Florian Mayer. Son premier simple dans la compétition depuis 2008.

Démunie au 1er tour face à l'Autriche, c'est au complet que l'équipe de France se présente à Stuttgart pour affronter l'Allemagne en quarts de finale de la Coupe Davis. Finalistes l'an passé, les Bleus sont armés pour aller loin, et partent favoris contre une nation qui leur réussit bien historiquement. Vendredi, avant Monfils-Kohlschreiber, Richard Gasquet affrontera Florian Mayer. Son premier simple dans la compétition depuis 2008. Capitaine de Coupe Davis est un job à se faire des cheveux gris, où chaque sélection est un casse-tête. Contre l'Autriche, au 1er tour, Guy Forget était confronté à de multiples blessures et s'était résolu à tenter le pari de lancer Jérémy Chardy en simple contre Jürgen Melzer. On sait ce qu'il en est advenu. Pour ce quart de finale en Allemagne, c'est cette fois à "des problèmes de riche" que le patron des Bleus a dû faire face. Avec une équipe de France au complet, Forget avait l'embarras du choix pour désigner ses titulaires, mais pas vraiment le choix de l'embarras. Puisque des trois postulants légitimes pour les simples du vendredi, Tsonga, Gasquet et Monfils, les deux derniers se détachaient d'une courte tête, non pas pour leur classement ATP, mais plutôt pour leur capacité à sauter plus aisément des gazons londoniens à la terre battue de Stuttgart. Tout demi-finaliste à Wimbledon qu'il est, c'est un Tsonga beau joueur qui a laissé sa place pour le début des hostilités. "Peu importe (s'il joue les premiers simples ou le double), je me tiens à la disposition du capitaine. Ce qui m'importe, c'est d'être décisif pour mon équipe si je joue", disait-il mercredi. Forget a choisi de faire appel au Manceau pour le double, aux côtés de l'indispensable Llodra, pour former une paire utilisée à une seule reprise en Coupe Davis. C'était en 2009, contre les Pays-Bas, et les Bleus l'avaient emporté pour virer en tête à 2-1. Une preuve parmi d'autres que Tsonga sait répondre présent quand on fait appel à lui. En Coupe Davis, le 14e joueur mondial affiche des stats royales: 7 victoires, pour une seule défaite, sur abandon, dans une rencontre sans enjeu. Si Forget a besoin de lui dimanche... Forget: "Richard a mûri" En attendant, c'est du banc que Tsonga encouragera ses partenaires. Premier à entrer dans l'arène, Richard Gasquet renouera le fil d'une histoire tumultueuse avec la Coupe Davis. "Ça m'a manqué", dit-il. On le pensait blacklisté depuis les évènements de Winston Salem en 2008 (voir encadré), mais le Biterrois nouveau a convaincu Forget de lui faire confiance. "C'est un garçon qui a mûri et cela fait plaisir de le voir comme ça. Sa sélection est amplement méritée", juge aujourd'hui le capitaine. Gasquet va donc défier le n°1 allemand, Florian Mayer. "Un joueur de talent", d'après le Français, "avec un bon revers, et intelligent", et qui a disputé trois de ses quatre finales sur l'ocre. Pas de quoi inquiéter Gasquet, mieux classé que son adversaire (11e contre 20e). "Je joue bien cette année sur terre battue", dit-il. Gaël Monfils, lui, enchaînera face à Philipp Kohlschreiber. Le Parisien est désormais un pilier de l'équipe de France, lui qui a participé à l'intégralité de la campagne 2010. Il possède des statistiques positives contre tous les Allemands, notamment Kohlschreiber (3-1), même si ce dernier lui a toujours pris un set, et l'a récemment battu sur le gazon de Halle. "Cela ne compte pas, tout était différent", balaye à ce sujet l'Allemand, qui ne préfère d'ailleurs pas s'attarder sur les statistiques. Il fait bien. Sinon il verrait que la France n'a plus perdu contre l'Allemagne depuis 1938, et que la hiérarchie ATP donne les Tricolores largement favoris. Mais en Coupe Davis, tout peut être chamboulé. "Nous n'aurons aucune pression, et le soutien de nos supporters", prévient Mayer. Il n'empêche, les Bleus auront certainement un oeil du côté d'Austin, où s'affrontent les Etats-Unis et l'Espagne, possibles adversaires de la France en demi-finale...